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Enseignement du français dans les acad.
. High Schools à Québec et Montréal . 2, 470 20, 697... Municipalités pauvres ................ 4, 302 . Fonds École normale MeGill ....... 16, 866 149, 6411... Écoles normales. (2) 5,000
(1) Pour l’organisation des Écoles techniques, voir le statut 7 Edouard VII (1907), ch. 24 et 25.
(2) A l'avenir, cinq mille piastres seront ajoutées à cet item ; ce montant sera payé à même le fonds des écoles normales. Cette décision du gouverne-
ment remonte déjà à quelques mois, et nous tenons ce renseignement de sources officielles.
14, 177... Pour favoriser l'engagement des maîtres pour les écoles de garçons.
66, 500. Académies de garçons (construction) . .. 5,500 31. 600. .Sourds-Muets et Aveugles. ............ 3, 200
15, 018... Gratifications aux instituteurs et institua 5 2, 174 10, 633. Livres de rcompens es. 1. 367 RE tee 300 92, 696. . Sur le fonds des écoles élémentaires . . .… 9, 632 8, 865... Municipalités les plus méritantes. ... 1, 685 69, 260. Service de l'inspection des écoles. .. . 14, 735 7, 894... Conférences pédagogiques. ..... ... 815 6, 700... Journaux d'éducation. ................ 1, 800 . Association d'instituteurs 200
1, 468. Mon Premier Livre 2, 678... Conseil de l’Instruction publique 1, 648 . Supplément au Comité protestant. . .... 1, 500 3852, 706 8144, 578
D’après ce dervie: tableau, les protestants recevraient 14.46% Et si l'on considère les subventions aux Écoles tech aiques de Québec et de Montréal, comme part afférente aux catholiques le pourcentage des subventions accordées aux protestants serait réduit à 13.44. Mais comme les Écoles techniques de Québec et de Montréal sont ouvertes aux protestants comme aux catholiques, (1) il ne serait pas équitable de créditer aux catholiques seulement les $78,000 votées annuellement à ces deux institutions. En tenant compte de ce fait, il reste acquis que la part des protestants est d’au moins 14%
Écoles normales
La Législature vote annuellement $185,000. pour toutes les écoles normales de la province de Québec. Sur ce montant. les
(1) Voir le statut 7 Edouard VII. chapitres 24 et 25.
principal t 8500 annuellement.
Ce qui portera, pour la prochaine année, le total de la part des
protestants pour frais d'école normale à 827,366.57, soit
A noter que cette chaque année, sans eur part en entier.
de moins que ce qui leur est dû que durant quelques années seulement. Ce 2% sur un pensé par le 14 ou 15% reçu rdés pour l’enseignement primaire
dans le Bas-Canada : deux ur les protestants, chaque école „000. anauellement. De ce chef les protestants reçevaient donc un tiers, soit 33%. Pendant cinquante-un ans, de 1857 à 1908, les protestants ont reçu cet octroi de 813,000. à $16,000. sur 839,000. à 850,000. votées pour les écoles normales chaque année,
A ce propos, M. J.-C. Sutherland, s’est exprimé comme suit l’an dernie: à Ottawa: For 51 years they (les Catholiques) did not increase the number of the normal schools, until about four years ago. We (les Protestants) were receiving onethird of the grants for normal schools. The Government of that day, before Confederation, said. You Protestants Pay more attention to normal training than we do ; we are going to give You more”. The grant was 850,000. and the
mm
Protestant's share was 816,000. When we were only entitled to 86,000 or 87, 000. (1)
En 1908, l’École normale protestante fut transférée de l’Université McGill au Collège McDonald, à Ste-Anne de Bellevue. L'ancien octroi accordé à l’École normale McGill fut continué aux protestants pour servir aux fins de l'éducation protestante. Et, vu la multiplication des écoles normales catholiques de filles, le Gouvernement accorda aux protestants, comme compensation, une indemnité annuelle de 85,000, pour créer un fonds de bourses en faveur des élèves de l’École normale Mac- Donald. Cette indemnité est portée à 810, 000. depuis quelques mois. Nous tenons ce renseignement de sources officielles.
On voit que sur le terrain des écoles normales, la situation des protestants est très satisfaisante.
Il resterait à établir le bilan de certains octrois spéciaux aux institutions de charité, et aux écoles ménagères. Mais là encore, la même mesure de justice est observée. Et jamais aucune plainte ne s’est élevée du côté des protestants à ce sujet.
Nous pouvons donc affirmer sans aucune crainte de contradiction, sauf erreur de détail, que, dans la province de Québec, la minorité protestante reçoit sa large part des argents publics votés pour fins d' education; que sur aucun chef important cette minorité, que nous estimons et que nous respectons, n’a à souffrir d’inégalité notable dans le domaine des subventions scolaires.
CoNcLusIoNs
Les pages qui précèdent démontrent suffisamment, je crois, que le status scolaire de la minorité protestante, dans la province de Québec, est loin d’être aussi précaire, aussi injuste que l’a prétendu M. Nicholson devant la St. James Literary Society.
(1) L'Enseignement Primaire de septembre 1917 : DOMINION EDUCATIONAL ASSOCIATION — REMAREKS CONCERNING Quesec.
ne
L'analyse que nous avons faite du Code scolaire démontre à l’évidence que les protestants jouissent, dans la province de Québec, d’une liberté absolue en matière scolaire ; cette liberté la minorité protestante du Bas-Canada en jouit sans conteste ni heurt, depuis 1846.
Et l'exposé du mode de distribution des argents votés par la Législature, pour les fins de l'instruction publique, établit également - la minorité protestante reçoit sa part sitime, même sa part des deniers publics.
Depuis 1867, de toutes les provinces de la Confédération, seule Québec a su respecter le pacte fédéral au chapitre si important de l'éducation. A la dissolution de l’Union du Haut et du Bas-Canada, une minorité anglaise et protestante resta dans la province de Québec. Cette minorité fut laissée à la garde d’une Législature aux neuf-dixièmes française et catholique. Il y a de cela cinquante ans.
Au cours de ce demi-siècle, la majorité n’a jamais attenté une seule fois à la liberté scolaire garantie à la minorité en 1867. La meilleure entente n’a cessé de régner entre les deux éléments qui habitent la province de Québec. Par sa culture française et catholique, la majorité canadienne-française est naturellement portée à traiter avec dignité et générosité la minorité qui vit au milieu d'elle C'est pourquoi elle n’a jamais hésité à mettre dans ses lois tous les privilèges et garanties utiles à cette minorité protestante ; c’est pourquoi dans la distribution des fonds publics elle n’a jamais compté avec parcimonie; c’est pourquoi dans la minorité protestante, la majorité catholique a toujours vu un groupe de citoyens qui avait droit non seulement à la justice, mais encore à de bienveillants égards, précisément parce qu’ils étaient le petit nombre.
Et en dépit des affirmations injustes et intempestives de M. Nicholson, la province de Québec restera fidèle à ses traditions d'équité, en veillant avec un soin jaloux sur son système scolaire, le seul vraiment national, puisqu'il assure la liberté et la justice à tous les citoyens qu'elle protège de ses lois.