INTRODUCTION
Comme le montre le titre de notre thèse nous n'avons pas essayé d'entreprendre une étude générale de l’aboulie. Une telle étude nous paraît trop vaste en raison de la multiplicité des variétés cliniques, et trop compliquée en l’bsence d’une base anatomopathologique.
Nous voulons simplement rapporter d’une façon aussi complète que possible l'observation d’un malade qu’il nous a été donné d'examiner dans le service du professeur Ballet durant l’année d’externat si fructueuse pour nous que nous avons passée à ses côlés. Ce malade a d’ailleurs fait l’objet d’une communication par notre maitre en juin 1905 à la Société de Neurologie. C’est cette observation que nous reprenons ici, que nous voulons compléter en
en y ajoutant les faits que nous avons pu recueillir auprès du malade, depuis la date de sa sortie de l'hôpital jusqu'a ce jour.
Nous avons pensé, en raison de l'intérêt particulier que présente celte observation, pouvoir à son propos soumettre quelques réflexions cliniques et pathogéniques qui comporteraient une modeste contribution à l'étude encore si imprécise jusqu'ici de l’aboulie. je.
Notre maître, le professeur Ballet, a bien voulu, dans cette voie, nous encourager et nous guider, et dans ce travail que nous lui dédions, nous nous sommes continuellement inspiré de l’enseignement recueilli dans son service.
Qu'il nous soit donc permis de lui exprimer ici notre reconnaissance pour la bienveillance qu’il nous a toujours lémoignée et pour l'honneur qu’il nous a fait d'accepter la présidence de notre thèse.