‹ A propos d'un cas de Chondrome de la trachéeChapitre 10 sur 12 · TRAITEMENT · texte numérisé non relu

TRAITEMENT

:: Le chirurgien dispose de deux méthodes de traitement pour l’extirpation du chondrome trachéal — la voie endoscopique, — la voie externe. | ee F » Ce n’est qu'après un examen trachéoscopique soigneux que. le spécialiste préconise le moyen opératoire qu’il jugera le plus favorable.

1°) La méthode endoscopique. — Tout d’abord, elle est plus facilement acceptée par le malade ; elle semble logique. Elle est le seul moyen d’aborder une tumeur à insertion trachéale basse, la trachéoscopie à travers une trachéofissure préconisée par certains auteurs ne présentant aucun avantage, la tumeur restant à la même distance de l'œil.

Mais elle n’est pas chirurgicale, Elle exige un spécialiste rompu à la technique endoscopique, une instrumentation perfectionnée, un malade docile. En plus, elle suppose des conditions inhérentes à la tumeur elle-même. Il faut se trouver en présence d’une néoformation pas trop volumineuse, pour ne pas avoir à renouveler trop fréquemment les prises.

..Le malade sera préparé à l'intervention comme pour une trachéoscopie diagnostique. Les actes, diagnostic et extirpation, peuvent d’ailleurs se faire dans une même séance.

L’appareillage à éclairage distal semble préférable. Le spécialiste aura à sa disposition un puissant appareil à aspiration pour éviter que le sang ne pénètre dans les voies aériennes inférieures, des pinces appropriées pour pouvoir saisir les fragments tumoraux qui pourraient se détacher, des tubes pour pouvoir, le cas échéant, pratiquer une bronchoscopie profonde.

La tumeur sera attaquée avec une pince emporte-pièce de biopsie, robuste et tranchante. Les prises seront nettes et rapides. La destruction et l’hémostase de la base d'implantation se fera par la diathermo-coagulation à travers le tube endoscopique. Une fois l’exérèse terminée, il est bon de reviser trachée et à grosses bronches pour aspirer le sang et les débris de tumeur qui auraient pu échapper à un examen peu attentif et éviter le danger d'inflammation dans le territoire bronchial.

2°) Opération par voie externe cervicale. — Elle semble at le procédé de choix pour l’ablation des chondromes qui, en raison de leur large base d’implantation et de leur dureté, seraient difficiles à extirper radicalement par endoscopie. Leur. volume aussi constitue une indication pour cette méthode. Les trois cas de chondrome que nous avons relatés ont été abordés par cette voie. à

* La tumeur doit siéger dans le tiers supérieur de la trachée.:

La technique ne représente rien de particulier.

On pourra faire une trachéotomie préliminaire à la partie: basse de la trachée. Le chondrome s’enuclée facilement, son point d’implantation sera détruit par cautérisation ou mieux diatermicoagulation, ce qui réalisera une hémostase parfaite. :

La trachéofissure sera fermée par des points transpérichondaux. Le pronostic opératoire, en général, bon, est surtout fonction des complications pulmonaires.

3°) Méthode palliative. — On y aura recours le plus souvent en cas d'urgence. La trachéotomie suppose une tumeur localisée à la partie haute de la trachée. Si, pour des raisons liées à l’état : ou à la l’âge du malade, la trachéotomie paraissait une inter: vention risquée, on pourra soulager la dypsnée en essayant de passer au delà de la tumeur une canule trachéale de Kœnig.

Le traitement par agents physiques, notamment par les | radiations, n’a pas été envisagé. Ces tumeurs sont du reste \ très radio-résistantes. 4

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1°) Le chondrome vrai de la trachée est très rare. (trois ve cas dans la littérature).

I n’en présente pas moins un intérêt clinique, car il peut être HPARE qui a vu des chondromes du larynx, qui eux sont 5 moins rares, diagnostiqué par des moyens cliniques.

Il est caractérisé par son volume, sa dureté, sa large base d'implantation.

. 2°) C’est une des rares tumeurs de la trachée qui présente ‘une __opacité relative aux rayons « X », ce qui constitue un nouveau moyen de diagnostic.

3) On a longtemps classé, dans le même chapitre, chondromes et ostéo-chondromes multiples. La différence est aujourd’hui complètement établie. Le chondrome rentre dans le chapitre des tumeurs mésenchymateuses de la trachée, les ostéochondromes multiples, appelés par Ascnorr trachéopathie chondro-ostéoplastique, dans celui des malformations mésenchymales.

4°) D’un bon pronostic, le M oué de la trachée doit, en raison de sa grosseur, de sa dureté, de son implantation large, être abordé par voie externe cervicale.

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