‹ A Propos D'Un Cas De Coxa Vara Examen Clinique Et Essai De PathogénieChapitre 3 sur 8 · AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS

Notre vie d'étudiant se termine. Il nous est doux de nous lourner vers la roule suivie, quoiqu'elle nous sembla souvent longue et pénible. Longue et pénible, car ce n'est qu'après avoir achevé nos études de pharmacie que nous avons pu commencer notre scolarilé de médecine. Cinquante-deux mois de mobilisalion, dont vingt-deux en Orient, nous ont encore empéché d’alleindre rapidement , le but. Pourtanl nous avons de doux souvenirs à évoquer, el des sentiments de grande reconnaissance à distribuer.

Ils vont tout d'abord à nos maitres de l'Ecole de Marseille qui aplantrent la difficulté de nos débuts par leur patience bienveillante el leur enseignement limpide ; à nos anus, internes plus anciens, pour leur bonne camaraderie et leur ardent désir de faire profiter aux jeunes des enseignements déjà acquis.

Nos remerciements vont trouver aussi nos médecinschefs qui furent nos amis : MM. S.-1. de Jong, Pierre Ameuille, médecins des hôpilaux de Paris, M. le docteur Mathieu-Pierre Weill, chef de clinique, qui. surent nous donner le goût du laboraloire. Nous faisons aussi une place spéciale à M. le docteur Ronchèze qui voulut bien

nous donner la primeur de ses intéressants travaux sur la réaction de Bordel-W assermann.

Ils vont aussi à nos maitres de la Facullé de Montpellier où nous avons parachevé nos éludes, el nous sommes moralement obligé d'exprimer ict toute notre respeclueuse reconnaissance à M. le’ professeur Forque pour son enseignement dont nous avons profilé el pour la bienveillance avec laquelle il nous a confié le sujel de notre thèse.

Il est pourtant un sentiment qui nous hante, c'est le souvenir de nos amis morts pendant la querre. Malgré nous et plus que jamais nous pensons aujourd'hui à ceux qui ont donné ainsi leur vie : À Louis Martin, lué près de nous aux Dardanelles ; à Louis Méry, notre amifrère, tué à Verdun, et à tant d’autres, à lous les autres.

Nous nous refusons à croire que toules ces intelligences puissent étre perdues, que tous leurs effortsvers le mieux puissent étre vains, que leur entité morale puisse étre annihilée.

Aussi, en continuant à demander à nos maitres de nous continuer leur confiance el leur bienveillance, nous demandons à nos chers disparus, père, mère, amis, de vouloir nous aider à suivre le chemin du devoir et de la bonté.

COXA VARA

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