‹ A Propos D'Un Cas De Luxation Latérale Du Coude: Variété Interne IncomplèteChapitre 19 sur 29 · PATHOGÉNIE. ÉTUDE DU MÉCANISME · texte numérisé non relu

PATHOGÉNIE. ÉTUDE DU MÉCANISME

Qu'il nous soit permis de rappeler en tête de ce 4 chapitre, la physiologie qu’a donnée Denuce des

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deux ligaments latéraux de l’articulation du coude : le latéral interne empêche toute séparation directe entre la trochlée et la cavité sigmoïde.

20 [1 rend impossible tout glissement de la cavité sigmoïde en dehors. =

30 Il limite ce glissement en dedans « en sorte que ce ligament ne peut permettre que la cavité sigmoïde passe entièrement en dedans de la trochlée et vienne embrasser par sa concavité l’épitrochlée.»

40 Dans l’extention, il empêche l’apophyse coro- 1 noïde de quitter la trochlée. ie

50 En flexion, il empêche l’olécrâne de se séparer de la trochlée. | ;

Le latéral externe applique la tête radiale contre le condyle. î

20 Il s'oppose à tout glissement du radius et du. cubitus en dedans. à

30 Son faisceau coronoïdien se tend dans l’extension et son faisceau olécrânien dans la flexion.

Les ligaments antérieurs sont secondaires, ils ne font que complèter l’action des premiers.

Les théories pathogéniques sont multiples : PerTir et Boyer admettent la nécessité d’une double violence extérieure poussant latéralement le bras et l’avant bras en sens inverse.

Pour MALGaAIGNE, ce mécanisme de translation est inopérant.

Selon lui, 1l faut : 19 que le coude soit demi-fléchi. 20 que l'articulation reçoive un choc violent par son côté externe. Il se produit dans ces conditions une inflexion latérale externe. Les surfaces articulaires tendent à s’écarter en dedans. Le ligament latéral interne se brise. Si le ligament latéral externe résiste, on aura une luxation incomplète. S'il se rompt, la luxation est complète. Nsraron adopte cette théorie.

Denvcé pense qu’il faut une inflexion latérale externe forcée pour rompre le ligament latéral interne et ensuite, une impulsion latérale en dedans de l’avant-bras. Sur le cadavre, 1l aurait obtenu ce genre de luxation, avec facilité, par ce procédé.

Pour Triquer, un effort violent doit être appliqué à l’un des côtés de l’articulation et l’avant-bras doit

être porté brusquement en dedans. Triquer a fait

des expériences sur le cadavre : l’avant-bras étant:

en extension, et le bras solidement fixé, il frappe les parties latérales de l’article avec un marteau. Il broie les parties molles et les os, mais l’articulation résiste. Même résultat en flexion forcée. Dans une deuxième expérience, il coupe au scalpel les ligaments latéraux et les tendons du biceps, du triceps et du brachial antérieur, il frappe en dedans et en dehors, il produit de graves désordres des parties molles, mais n'obtient pas de luxation. Pour luxer le coude en dedans, il fait alors exécuter à l’avant-bras demifléchi une pronation forcée brusque.

__ Prneaup a refait ces expériences, et n’a jamais pu obtenir un résultat par ce procédé. Mais, un jour, il a réussi à produire, sur le cadavre, une luxation en dedans, en suivant les indications données par MaLrGaiGne, pour obtenir une luxation en arrière, par flexion latérale externe, combinée à une torsion en dedans, l’avant-bras étant demi-fléchi. L’extension de l’avant-bras a ensuite déterminé la luxation en dedans. « Il est à peine besoin de dire (écrit-il) que pour que les os viennent occuper la position que nous leur avons assignée, il faut de toute nécessité que les ligaments latéraux soient entièrement déchirés. Il pourrait sembler, à priori, que le ligament interne puisse être respecté en partie du moins ; on comprendra facilement qu’il n’en est rien quand on

PCA

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