CRE
tion du coude droit. La main droite derrière le dos, l’avant-bras étant légèrement fléchi, on fait un mou-
vement brusque de pronation, on appuie le coude
contre la paroi thoracique et on pratique, la pronation étant maintenue, une inflexion latérale interne assez violente, comparable si l’on veut au deuxième
temps du Kocher pour la luxationäge l'épaule ; mais ici on agit d’arrière en avant. On perçoit un craquement, le bras est alors déroulé en position antérieure
et on observe les signes suivants :
Abduction légère de l’avant-bras.
Saille de l’épicondyle.
Transport en dedans de l’extrémité supérieure du
cubitus qui masque l’épitrochlée.
Tête radiale perçue au milieu du ph du coude.
De profil : l’épicondyle et le bec olécrânien sont sur Ja même ligne et contenus dans le même plan frontal. À “+ |
Au milieu : la cavité olécranienne est vide. Nous
pensons alors avoir réalisé une-luxation latérale incompète en dedans. Le membre est désarticulé
à l'épaule et nous pouvons vérifier dé diagnostic
à l’écran qui nous permet de confirmer l’existence de ce type de luxation. On peut voir en effet qu’à la
Radiographie le déplacement osseux obtenu est. absolument comparable à celui de notre malade.
Nous avons disséqué ensuite l’articulation ainsi
luxée. Nous en décrirons les lésions au chapitre de.
l’Anatomie Pathologique.
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30 temps : Pronation forcée, adduction du bras
+ inflexion latérale interne de l’avant-bras.
Le même jour, nous faisons une nouvelle épreuve
sur le membre opposé : mmême attitude ; mêmes.
mouvements, à l’exclusion de la pronation. ! Le coude cède mais nous avons l’impression d’avoir produit une fracture de l’extrémité inférieure de
l’humérus. À notre examen, le membre supérieur
est en rectitude mais on peut très facilement porter lavant-bras en abduction, d’autre part les trois sallies du coude ont conservé leurs rapports nor-
maux. L'examen radioscopique nous démontre l’exis-
tence d’une fracture. épitrochléo-trochléenne.
Ces expériences, nous prouvent que si la luxation latérale interne incomplète du coude peut être obtenue par d’autres mécanismes à la base desquels s'inscrit l’inflexion latérale externe de l’avant-bras, elle peut aussi être réalisée par l’association d’un
mouvement de pronation et d’inflexion latérale
interne, le bras étant fixé et l'articulation fléchie. Nous devons ajouter que dans la 1tre expérience où nous avons obtenu le résultat escompté, nous n'avons Jamais, à aucun moment, observé un déplacement de l’avant-bras en arrière. Cette remarque s’oppose à l’opinion des Auteurs qui voulaient voir dans la luxation latérale en dedans une simple variété de la luxation postérieure, et nous ne faisons que corroborer à ce sujet les constatations de DENUCÉ qui faisait de la luxation latérale en dedans une entité
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