INTRODUCTION
Considérées jusqu’à ces dernières années comme des affections très rares, pour ne pas dire exceptionnelles, les pyélonéphrites méritent en réalité une place importante dans la pathologie infantile. On connaît la grande complexité de cette pathologie, que le clinicien est obligé d'explorer, la plupart du temps, sans le secours si précieux que fournissent les symptômes subjectifs. Ainsi s'explique en partie la facilité avec laquelle on a si souvent mis sur le compte d'accidents intestinaux ou dentaires, des affections passagères du nourrisson, qui, en réalité, n'étaient pas autre chose que des pyélonéphrites: Un simple examen d’urines aurait suffi à éviter de semblables erreurs de diagnostic.
Les auteurs sont d'accord, à l'heure actuelle, pour affirmer la fréquence des pyélonéphrites chez les enfants. Elles se rencontrent aussi bien dans la petite que dans la grande enfance, mais il faut reconnaître que c’est le nourrisson qui leur paie le plus lourd
tribut. Sur 4o cas observés par Still, 28 se rapportent à des enfants de un an à trente mois, et 12 seulement sont signalés au-dessus de cet âge. C’est aussi l'avis du Professeur Nobécourt, pour qui la première année de la vie constitue une période d'élection pour les manifestations de la pyélonéphrite.
Nous nous proposons d'envisager ici les caractères cliniques de cette affection dans la première et dans la deuxième enfance. Nous aborderons ensuite la question du microbisme varié des pyélonéphrites, et nous essaierons d’insister sur la place très restreinte que le gonocoque occupe dans leur étiologie.
A propos d’une observation de pyélonéphrite à gonocoques chez une filette de 15 ans, nous discuterons le problème pathogénique suivant : est-ce par voie ascendante ou par voie descendante que l’infection gonococcique se propage au bassinet ?
Nous terminerons notre étude par quelques considérations sur le traitement des pyélonéphrites à gonocoques. |
CHABITRE PREMIER