ML 1 EC ERA ES
7 ont
vent, en effet, des enfants de travailleurs étrangers, Italiens ou Polonais, qui s’en séparent très difficilement.
Pour ceux qui ont effectivement suivi un traitement, les résultats suivants ont été obtenus :
Observation II. — Paraplégie : guérison.
Observation IV.— Paraplégie accompagnée de paralysie du membre supérieur droit. Traitement incomplet. Il y a amélioration notable, mais la paraplégie persiste.
Observation VIII —— Paralysie du membre supé-
rieur gauche, parésie des membres inférieurs : gué-
rison.
Observation IX. — Paraplégie : guérison.
Observation X. —— Quadriplégie : guérison reste in-
complète surtout aux membres inférieurs.
Observation XI. — Paralysie du bras droit : guérison, mais atrophie persistante du deltoïde.
Observation XIII. — Quadriplégie : guérison presque complète.
Observation XIV. — Paralysie des membres supérieur et inférieur droit : guérison presque complète.
Observation XVI. — Paraplégie : traitement très tardif ; pas d’amélioration. ÿ
Observation XVII. — Quadriplégie, traitement tardif : amélioration, mais atrophie persistante d’une jambe et d’un bras.
Observation XXI. — Paraplégie : guérison.
Observation XXII — Paralysie du membre inférieur droit : guérison.
Observation XXIIL — Paraplégie : guérison.
Observation XXIV. — Paraplégie : guérison.
Observation XXV. — Paraplégie : guérison.
En somme, sur l’ensemble de ces 15 cas traités par la physiothérapie, on note seulement trois véritables . échecs avec persistance notable des paralysies et de l’'atrophie. Or il convient de remarquer que, pour ces 3 cas, le traitement a été soit incomplet, soit tres tardif.
Il convient d’observer, en outre, que parmi ces 15 malades, 6 ont reçu conjointement au traitement physiothérapique des injections de sérum de Pettit, ce qui n’est pas pour faciliter d’attribuer la part qui revient à chacun des déux traitements dans le résultat obteuu. Quoi qu’il en soit il paraît, à l’heure actuelle, indiqué d'employer simultanément sérothérapie et physiothérapie, afin d'obtenir un résultat parfois aussi parfait que celui qu’illustre l’observation XXVII, que nous relatons, quoique n’appartenant pas à l’épidémie de 1929.
Conclusions
I. —— Il nous a été donné d’observer, en Côte-d'Or, au cours des mois de juillet, août et septembre 1929, une épidémie de poliomyélite antérieure aiguë.
II. — Elle a revêtu les caractères généraux propres à toutes les épidémies constatées jusqu’alors en France : caractères d’épidémicité, maladie d’été, affectant surtout les enfants du sexe masculin, maladie polymorphe, de nature poliomyélitique certaine, caractérisée par la brusquerie d'apparition des paralysies avec régression incomplète et localisation élective aux grou-
pes musculaires de la racine des membres.
III. — Elle a présenté, d’autre part, des caractères qui lui ont donné une physionomie nettement particulière : |
a) Fréquence des symptômes méningés ; soit que le début de lPaffection soit constitué par des symptômes méningés prédominants, soit que les symptômes méningés constituent, à eux seuls, l’unique manifestation de l'infection poliomyélitique ;
b) Fréquence des formes méningo-myélitiques ;
c) Prédominance fréquente du symptôme douleur
et des formes algiques et algopolynévritiques ;