‹ À propos de l'épidémie de méningite cérébro-spinale de Rennes 1909Chapitre 3 sur 19 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

: ei nous à ee donné, pendant notre dernière année d'internat à PHôtel-Diex de Rennes, d'observer une | … épidémie de méningite cérébro-spinale à méningoco- Ée + +2 : ee

Nous avons pu, pour notre part, recueillir plusieurs

ae observations dans le service de M. le professeur Ber- 3

theux, dont nous donnerons plus loin une analyse for- cément succincte. É Fe = = Nous avons pu nous en procurer quelques autres, ce ; É qui porte à vingt-cinq le total de nos observations. ï = Nous ne nous attacherons pas à faire l'historique | de cette épidémie, pas plus que son étude étiologique. La méningite cérébro-spinale existe à peu près à l’état endémique à Rennes, tant dans la population civile que dans la population militaire. Nous avons pu retrouver : sur les registres hospitaliers la trace de méningites qui | n étaient point des manifestations tuberculeuses et qui mn . n’ont pas été dénommées. Nos maîtres qui les soignèrent hier n'hésitent pas aujour’dhui à les ranger dans cette catégorie de méningites à évolution et à empreinte méningococcique.

D'autre part, la garnison de Rennes a été plusieurs fois éprouvée; nous avons pu, grâce à ces CiFCOnNStances, bénéficier des bons et autorisés avis de M. le Médecinmajor Salebert, de l'hôpital militaire de Rennes.

Fe épidémies rs identifiées, mai dernière épidémie qui sévit à la fois dans tion civile et dans la population militaire que Jon rase pu appliquer le traitement sérique. EEE

Du point de vue étiologique nous ne retiendrons rien #

autre sinon une chose, c’est que sur tous les cas que

nous avons pu observer à l'Hôtel-Dieu, nous n'avons

pas remarqué un seul cas de contagion manifeste par le méningocoque. |

Nous avons bien deux observations de deux peti-

tes sœurs, prises À un ou deux jours d'intervalle;

mais nous ferons remarquer d’abord qu'il y a peutêtre simplement coïncidence, et, en outre, que dans

ces cas, il ne s'agit pas de méningocoque vrai mais as bien de pseudo-méningocoque. À = Nos malades, qui n’ont pu être isolés, ont été pen- ; dant toute leur maladie dans les salles communes, yoisinant avec les autres malades, soignés par le mé-

me personnel et pourtant nous n’avons pas observé de contagion.

Dès cette époque, nous avions déjà songé qu'il ne serait pas sans intérêt de montrer comment nous avons | pu poser le diagnostie de méningite cérébro-spinale chez ces malades et quels furent les résultats de nos. soins. | i

(est pourquoi nous avons pensé à faire l’étude du diagnostic clinique, du diagnostic différentiel et du diagnostic bactériologique de cette maladie et aussi à faire l'exposé du traitement que nous avons appliqué et des résultats que nous avons obtenus.

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