‹ A propos de quelques cas de fausses tuberculosés observés dans la pratique sanatorialeChapitre 41 sur 139 · IV. — AUTRES FORMES CLINIQUES · texte numérisé non relu

IV. — AUTRES FORMES CLINIQUES

On sait que le cancer pulmonaire peut également revêtir d’autres formes : médiastinales et pleurales. La forme médiastinale nous intéresse moins, car elle prête peu à confusion avec la tuberculose pulmonaire et on ne. l’observe guère en sanatorium.

1° FORME PLEURALE.

Par contre la forme pleurale est d’un diagnostic plus difficile. Il s’agit en général d’un épanchement pleural abondant donnant des signes fonctionnels importants et se reproduisant de plus en plus rapidement. Après ponction, l'examen radiologique montrera l’existence d’une condensation pulmonaire importante. La pneumoséreuse sera souvent utile au diagnostic en faisant voir la masse cancéreuse dessinant une saillie obscure, arrondie et bosselée sur le moignon collabé.

Le liquide pourra être séro-fibrineux, à formule

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lymphocytaire prédominante, peu caractéristique. Il peut également être hémorragique, ce qui doit faire penser au cancer, en faisant cependant le diagnostic avec la pleurésie tuberculeuse hémorragique. Ce sont surtout les circonstances d’apparition et les caractères de l’image pulmonaire après ponction ou pneumoséreuse qui permettront de résoudre le problème. D'autre part, la reproduction du liquide de pleurésie cancéreuse sera habituellement rapide et nécessitera des ponctions fréquentes et rapprochées. Le diagnostic pourra être aidé par la biopsie d’un fragment néoplasique au cours d’une pleuroscopie ou d’une ponction comme dans le cas de Mme T., quoique dans ce cas l’examen histologique n’ait pas pu donner une certitude. L’examen cytologique, par contre, ne donnera qu’exceptionnellement les renseignements classiques. La constatation de cellules néoplasiques pathognomoniques est en effet très rare.

2° FORME SUPPURÉE.

Dans un certain nombre de cas, le cancer pulmonaire donne de façon primitive ou secondaire le tableau d’une suppuration pulmonaire à type d'abcès ou de gangrène.

Le diagnostic est souvent difficile.

Il sera aidé par quelques signes : la persistance de la suppuration malgré tous les traitements, la coexistence possible d’autres symptômes tels que douleurs

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thoraciques intenses ou altération extrême de l’état général. L'image radiologique pourra être une de celles habituelles au cancer ou au contraire une image cavitaire au sein de la tumeur par nécrose.

Les méthodes complémentaires : lipiodol et surtout bronchoscopie avec biopsie pourront amener la certitude.

Mais souvent le diagnostic ne pourra être posé qu'après une longue période d’observation et parfois même il sera presque impossible.

En conclusion le diagnostic du cancer et de la tuberculose pulmonaire est le plus souvent difficile.

La confusion est fréquente surtout à la période de début. Ce n’est le plus souvent que par l’étude attentive de tous les renseignements fournis par un examen clinique complet, et surtout par l’observation de l’évolution de la maladie que l’on arrivera au diagnostic. Celui-ci sera aidé puissamment par les méthodes complémentaires qu’il faudra mettre en œu-vre dans tout cas suspect, et qui avec la biopsie pourront permettre la certitude.

Le problème est encore compliqué par l’existence de cas d’association de la tuberculose au cancer pulmonaire. Nous allons maintenant les envisager.

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