‹ A propos de quelques cas de fausses tuberculosés observés dans la pratique sanatorialeChapitre 57 sur 139 · RON, SE · texte numérisé non relu

RON, SE

accidents et des signes qui ont été indiqués plus haut, la coexistence possible des autres localisations syphilitiques ou tuberculeuses, le traitement d’épreuve antisyphilitique pourront aider au diagnostic.

Cependant, dans bien des cas, on ne peut arriver à une certitude.

Ainsi ia malade de l’observation I présentait des signes cliniques manifestes d’hérédo-syphilis, la réaction de Hecht était positive, le traitement spécifique amena une diminution importante de l’expectoration. Tous les examens de crachats ont élé négatifs au Sana, mais une bacilloscopie avait été positive avant l’entrée, et on a constaté une adénite cervicale dont l’origine tuberculeuse est possible. Aussi le diagnostic précis de ce cas est difficile à porter. Peut-être ne s’agit-il que de l’association d’une tuberculose d’évolution bénigne sur un terrain spécifique.

Dans un cas que nous avons observé au Sanatorium de « La Savoie » il s’agissait d’une malade ne présentant qu’une très légère sclérose apexienne unilatérale, sans aucun signe d’évolutivité ni expectoration. On relevait dans les antécédents, une syphilis ancienne avec réactions humorales positives, traitée pendant plusieurs années. Pendant son séjour en sanatorium on ne put jamais trouver de bacilles de Koch et la réaction de Wassermann était négative. Le diagnostic précis de ce cas est donc extrêmement difficile, aucun signe ne permettant d'éliminer ou d'affirmer la syphilis ou la tuberculose pulmonaire.

Page 1