VI. — MOYENS GÉNÉRAUX DE DIAGNOSTIC 1° RÈGLES GÉNÉRALES
On vient de voir la diversité des tableaux pouvant être produits par les mycoses pulmonaires; aussi on se rend compte de la grande difficulté de leur diagnostic et des erreurs presque fatales qui doivent en résulter. En particulier on comprendra que ces syndromes pulmonaires subaigus, traînants, ou à rechute,
soient souvent pris pour de la tuberculose malgré les particularités du tableau clinique et l’absence de B. K. à des examens répétés.
— Il faudra donc comme le recommande Sergent, penser à la mycose pulmonaire de parti-pris en présence de toute affection pulmonaire qui ne fait pas sa preuve avec certitude, et rechercher les champignons dans l’expectoration par l’examen direct et la culture.
— Une fois le parasite trouvé 1l faut ensuite établir son rôle pathogène, car le champignon peut être saprophyte dans l’expectoration ou peut masquer une autre affection pulmonaire.
Nous allons voir maintenant les signes qui permettront d’abord dans certains cas de penser à la mycose, puis ensuite d’en faire la preuve.