‹ A propos de quelques cas de fausses tuberculosés observés dans la pratique sanatorialeChapitre 86 sur 139 · EXAMEN DES CRACHATS · texte numérisé non relu

EXAMEN DES CRACHATS

Dans tous les cas, aucune des investigations précédentes ne permettra d’affirmer le diagnostic, seul l’examen de l’expectoration pourra le faire :

a) l’aspect macroscopique de l’expectoration sera variable et peu caractéristique : muqueux, muco-purulent, hémoptoïque;

b) un caractère important et assez fréquent est la. fétidité de l’expectoration (il se retrouvait dans notre observation). Cette fétidité doit faire penser à la mycose après élimination d’autres étiologies plus fréquentes;

c) c’est l'examen microscopique de l’expectoration qui permettra habituellement le diagnostic en mon-

trant le parasite soit sous forme filamenteuse, soit sous forme de levure.

d) cependant l'identification précise du champignon en cause ne sera pas, en général, possible par cet examen; il faudra pour cela la culture. Les milieux usuels pourront, la plupart du temps être employés, le milieu de Sabourand sera cependant souvent utile. Parfois d’autres milieux plus particuliers devront être utilisés : le milieu de Raulin ou, pour certaines oosporoses, des milieux anaérobies; |

e) dans quelques cas, l’examen direct peut ne rien montrer, et si l’on soupçonne fortement la mycose, il faudra savoir recourir à la culture.

f) enfin certaines inoculations (lapin, pigeon, etc.) seront parfois nécessaires pour compléter l’identification du germe.

5° MYCOSE PRIMITIVE OU MYCOSE SECONDAIRE ?

Il faudra, alors, par une étude attentive de l’histoire de la maladie, de l’ensemble des signes fournis par l’examen et de certaines recherches complémentaires, s’assurer que la mycose pulmonaire est primitive. On sait, en effet, qu’elle se greffe souvent sur des lésions pulmonaires préexistantes (ainsi l’aspergillose secondaire est plus fréquente que l’aspergillose primitive) ou bien le champignon trouvé dans les crachats peut n'être qu’un simple saprophyte. On recherchera donc si une autre affection n’est pas capable d’expliquer les symptômes présentés. En premier lieu, on pensera à la tuberculose pulmonaire et on pratiquera des bacilloscopies répétées : examens directs et homogénéisa-

nd

tions et mieux, si possible, inoculation au cobaye. Il peut s’agir également de dilatation des bronches, de broncho-pneumonie, de noyaux néoplasiques secondaires.

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