‹ A Propos De Quelques Cas De Pathologies De La Cavité De RetziusChapitre 3 sur 21 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

C’est au moment où, nos études terminées, nous cherchions,non sans une certaine indécision, quel serait le sujet de notre thèse, que nous eûmes l’heureuse occasion d'observer un cas pathologique que nous n’avions Jamais rencontré jusqu’alors. C’était un phlegmon de la cavité de Retzius ; le malade qui en était porteur, rentra dans le service de M. le D’ Lapointe, à l’hôpital Lariboisière, ou nous pûmes l’examiner à fond et longuement.

Cette affection n’est peut-être pas très rare en ellemême, mais dans ce cas particulier elle présentait une modalité tout à fait spéciale quant à sa cause et quant à sa terminaison. Sa cause, peu banale, était une plaie par empalement ; sa terminaison fut la mort au cours d’une hémorragie provoquée par la chute d’une escharre artérielle. s

Nous avions eu l’heureuse occasion de voir arriver le malade, nous pûmes le suivre durant toute une semaine

et,intéressé par ce cas, nous avons eu l’idée de collec-

Mo

tionner les observations de ce genre. Celles-ci sont encore, à l'heure actuelle peu nombreuses, quoique la notion des abcès ou phlegmons de la cavité de Retzius soit chose peu nouvelle. Nous verrons, en effet, au cours de notre historique que la question est connue depuis quelque quatre-vingts ans; c’est à peine, toutefois, Si tous les ans deux observations en sont publiées.

Nous n’avons trouvé nulle part ni dans la littérature médicale française, ni dans la littérature médicale étrangère de cas de plaie périnéale par empalement, s’accompagnant, sans fracture du bassin, sans lésion rectale, sans rupture uréthrale, vésicale ou prostatique, d’hématome de la cavité de Retzius. C’est pour cela que, malgré le petit nombre d'observations nouvelles que nous apportons, nous n’avons pas hésité à choisir ce sujet de thèse. Ne pouvant avoir la prétention d’élucider des problèmes pathogéniques qui échappent à notre compétence, nous nous bornons maintenant à commenter les cas cliniques que nous présentons en essayant de mettre en valeur les points qui nous ont paru mériter de fixer l’attenlion.

Après un rapide historique de la question.et deux mots d’anatomie nécessaires à la parfaite compréhension!du syndrome clinique des affections de la cavité de Retzius, nous essayerons une classification pathogénique et insisterons davantage sur la symptomatologie clinique, l'évolution et le pronostic. Nous terminerons, enfin, par un court chapitre d'indications thérapeutiques.

Avant de commencer ce travail nous tenons à remer-

cier tous nos maîtres de la Faculté de Toulouse et de

celle de Paris pour l’enseignement éclairé que nous en avons reçu, ainsi que tous ceux qui furent nos guides dévoués et bienveillants dans les hôpitaux de Toulouse, de Paris, de Saint-Maurice et d'Orléans.

Nous assurons de toute notre reconnaissance M. le D: Lapointe, chirurgien des hôpitaux, qui, pendant son intérim daps le service de M. le D' Reynier, à l'hôpital Lariboisière, nous a permis de prendre notre observation la plus typique.

Enfin, nous ne saurions assez dire à M. le professeur Segond combien nous avons été touché de l’accueil que nous en avons reçu et du grand honneur qu’il nous fait, en acceptant de présider notre thèse.

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