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IL préfère cette méthode à celle qu'avait déjà préeonisée Aran qui, lui, faisait passer un long trocart courbe dans le cul-de-sac postérieur vaginal pour le ramener au-dessus du pubis risquant ainsi de blesser des organes sains ».
On a appliqué les méthodes en usage depuis quelques années déjà pour les abcès pelviens et en particulier pour les abcès appendiculaires (communication de Reynier, de Cloquet à la Société de Chirurgie).
Plusieurs voies s'offrent pour atteindre la cavité.
Nous ne parlerons pas de la voie para-sacrée absolument exceptionnelle.
Il est rare également qu'un phlegmon prévésical bombe suffisamment dans les culs-de-sac vaginaux pour autoriser une colpotomie.
Il est encore plus rare que l’abcès passant par le canal inguinal vienne sourdre vers les bourses comme l’a vu Nicaise, qui fitune contre-ouverture dans ce diverticule de la poche purulente.
En 1890 les Anglais utilisèrent pour des collections appendiculaire la voie rectale, puis, sous l’influence de Jabouley, les Lyonnais les imitèrent en 1897. En 1894 MM. Reynier et Chaput défendirent ce procédé à la Société de Chirurgie. Dans des cas d’abcès de la cavité de Retzius bombant nettement en arrière, refoulant la paroi antérieure du rectum, mais encore assez élévés on poarrait utiliser cette voie. Toutefois l’on reste anxieux à la pensée de la septicité redoutable du rectum et il semble meilleur de préférer la voie péritonéale.
La voie péritonéale fut préconisée par Maueclaire, à
ERQAE la Société anatomique de Paris en 1897,pour ouvrir les abcès appendiculaires. Elle a la faveur des chirurgiens, surtout, depuis qu’elle possède une technique spéciale grâce aux travaux récents sur les voies d'accès de la prostate et du cul-de-sac recto-vésical de Douglas.
Delanglade et Sutton ont communiqués en 1900 à la Société de Chirurgie les beaux résultats que cette méthode leur a donnés. ;
C’est ce procédé que Robert Picqué a employé avec succès chez un de ses malades. Tout récemment un médecin militaire, M. Ruotte vient de faire paraître un article dans les archives de médecine et de pharmacie militaires (5 mai 1909) où il préconise presque systématiquement l'incision périnéale dans les phlegmons aigus périvésicaux.
Enfin ce drainage périnéal fut utilisé par M. le D:' Lapointe, chez le malade sujet de notre observation, puisque au drain abdominal il avait ajouté un second drain passant par la solution de continuité initiale.
Quant au traitement causalil doit varier suivant cha-
que cas.