‹ A propos de quelques cas de Typho-Anémie observés dans une clientèle du Département de la MoselleChapitre 20 sur 27 · LA FORME CHRONIQUE · texte numérisé non relu

LA FORME CHRONIQUE

On la rencontre surtout dans les étables infectées de longue durée. Certains chevaux maigrissent continuellement malgré les bons soins et malgré un appétit assez bon. Ils peinent au travail, transpirent facilement, en plus de cela le poil est hérissé et la respiration est du type abdominal. Des coliques viennent de temps à autre aggraver l’état du malade. Ces symptômes sont souvent accompagnés d’une diarrhée fétide parfois striée de sang. Ils deviennent encore plus marquants si les malades sont soumis à un travail pénible, ou après des accouchements, ou même par suite d’influences thermiques.

La température peut se maintenir élevée pendant quelques jours, et même contre toute attente, elle pourra être plus élevée le matin que le soir.

Les muqueuses sont toujours infltrées, elles revêtent un teint safrané ou lie-de-vin, parfois laiteux et blanc de porcelaine. Après un mouvement au trot sur une distance réduite (100 mètres), le pouls monte à 150 par minute, pour revenir, après quelques instants de repos, à la normale. Après un mouvement plus prolongé, les battements du cœur sont violents et tumultueux, même perceptibles. La respiration est sensiblement accélérée.

Après les poussées fébriles, l’appétit redevient normal. L’urine peut même rester albumineuse à l’état apyrétique.

Le sang est rouge vif, aqueux ; le nombre des hématies est diminué (de 7 à 2 millions). Après chaque poussée, cette tendance est plus prononcée. La gamme d’oscillations des valeurs de l’hémoglobine devient variable (teneur en hémoglobine, nombre des hématies).

Bientôt il se forme des œdèmes des tissus conjonctifs du thorax, du ventre, des extrémités postérieures et de la face. |

Si linfection fait son apparition dans des écuries d'élevage (forme chronique), les cas d’avortements et de pertes de poulains deviennent plus fréquents. Dans ce dernier cas, les infections secondaires peuvent jouer un rôle important.

La forme chronique peut passer à l’état latent. La capacité de travail peut redevenir normale. Néanmoins, les chevaux aux apparences saines sont un danger permanent par le fait qu'ils restent porteurs de germes.

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