LES CAUSES DE DÉRÈGLEMENT DU NEUROSTAT THYROÏDIEN
Les origines lésionnelles du dérèglement du neurostat thyroïdien sont rares, bien qu’on ait rencontré des causes :
— infectieuses (encéphalites) ; — toxiques (oxyde de carbone) ;
— tumorales (en particulier les kystes sellaires) (LANGERON).
Mais tout dérèglement nerveux suppose :
— une prédisposition (constitutionnelle ou acquise) ;
— une surcharge nerveuse qui soumet le centre nerveux à un effort dépassant sa capacité de réceptivité.
L'importance du terrain ne fait plus de doute : le terrain semble caractérisé ici par une hyperexcitabilité psychoaffective, une grande instabilité. Les sujets répondent, somme toute, au type Î de PAVLOV, « fort mais excitable ».
La surcharge nerveuse est parfois moins nette et peut être décrite selon deux types :
— Un premier type où les facteurs déclenchants sont d'origine exogène, tels les facteurs physiques, sensoriels ou émotionnels (L10Z), et sont susceptibles d’accroître les besoins métaboliques de l’organisme.
— Un deuxième type, constitué par des facteurs d’origine interne : défaut de saturation des récepteurs tissulaires. Ce défaut de saturation peut provenir de la thyroïde. Un déficit brutal en hormone thyroïdienne peut entraîner la réaction d'un neurostat instable. Une consommation exagérée de thyroxine, lors d’une maladie infectieuse par exemple, peut entraîner la même réaction. Enfin, une carence de la glande thyroïde (par prescription inopportune