CHAPITRE CINQUIÈME
MILIEUX SYNTHETIQUES.
Comme base de départ de nos milieux synthétiques, nous nous sommes adressé d’abord au milieu de LanpY et DickEx (20) de composition suivante:
Acélalendersodiunmi ist 7r.. 6,0% gr.
CHCDS CR RER nd nr el 10,0 ANS DORA DIN On Mn LVST vases 0,25 PANDIG DAME en Enrun e 0,10 DOUCE nn TT 0,10 CAS TTNSE LR RE ES 0,10 SOLDLIO NN ANS ET RER LUE art 50 cc.
SUOMI EL Le ONE ONE CC:
CAIN EE Me en 0,005 gr.
NOIR ne. à 0,005 NADINE ee en ant en ne eue 0,005 TAC Te En me ab eu 0,005 PAUL IS IIGEN PE AA up 500,0 cc Solution A: Solution B:
REPOS CE CEA: 5,0 gr MgSO:.7H20 ..... 10,0 gr I CHPO NE 5,0 NAGINE=S ues 0,5 Eau distillée ....... 25 0'cc FeSONM Le ke, 0,5 MNnSOS2ELO 0,337 Eau distillée ...... 125,0 cc
Nous avons fait subir quelques modifications à cette formule :
a) DESCOURAUX, au cours de ses recherches sur les Dermatophytes, a démontré la nocivité du sodium pour les cultures des Teignes.
Nous, basant sur les données de cet auteur, nous avons remplacé l’Acétate de sodium par lAcétate de potassium.
b) Nous avons introduit la double quantité de glucose (20,0)
dans notre milieu. Cette dose correspond à celle employée dans le milieu d’épreuve de SABOURAUD.
Nous espérions ainsi pouvoir améliorer la croissance. En définitive, nous avons employé le milieu suivant:
AGétäterdetpotasser Penn F0 GDS GI COS CRE rh une re SOA re 20,0 ASDAE AIME ni Re COUR 0,25 HEVDIOpDhane sr ere 0,10 CyStUme remet 0,10 SOlUHON A TE M RE ET D'OPACC SOLULION EP ST RE OR At ES OCE:
GUANITE SET RAREMENT 0,005 gr.
A TRI MT TU LE 0,005 XANTHINE ANR RP PSN Ee 0,005 LACS ARR AM ARE ER ER 0,005 Faucsullée SERRE REC 500,0 cc.
Nous avons fabriqué simultanément le même milieu, mais solide, en ajoutant 10,0 gr. de gélose à cette formule = Milieu C.
D'autre part, nous avons employé un autre milieu de culture dans cette série: le milieu à la tyrosine de DEscou- RAUX, dont voici la formule:
Phosphate monopotassique 1,0 Chloruresde Calcium er er 00e 0,10 Sulfate de magnésie ........... 0,50 Silcates de polasse nr 2 7 0,30 Eau dis {lé RER REEere 1000,0 GIUCOSe DUT RP RER 40,0 ÉNTOSITES VA RNA PERRRE 5,0 Solution de KOH N/10 ........ 3) A DAT ATALI DES CN TERRE à 1,8
L'emploi de ce milieu nous permet de vérifier les résultats obtenus par DESCOURAUX et de comparer les cultures obtenues sur le milieu de LANDY et DICKEN.
Avant de définir ces substrats, il faut faire quelques remarques en ce qui concerne la Tyrosine dans le Milieu D.
DESCOURAUX ayant établi cette formule, note que le pourcentage de Tyrosine a été pris à dessein inférieur à celui de peptone utilisé habituellement et qu’on se trouve d’ailleurs presque à la limite de sa solubilité. En nous reportant au tableau du chapitre troisième de la partie théorique (1-tyrosine 1 : 2491 à 17°) on peut constater que la limite de solucu . déjà dépassée. La Tyrosine est en effet plus soluble à chaud.
— Al —
Nous avons effectué l’essai suivant: En chauffant le milieu à ébullition, toute la Tyrosine se dissout, tandis qu’en laissant refroidir, le liquide se trouble de plus en plus et la Tyrosine se recristallise.
Nous chauffons le même milieu une seconde fois et nous ajoutons la gélose au liquide clair. Le tout est alors porté à l’autoclave pendant dix minutes à 115-—120°, ce qui permet de faire fondre la gélose. On retire ensuite de l’autoclave, ramène au pH expérimental et met en tubes que l’on stérilise. Les milieux solidifiés ne se troublent plus ou se montrent tout au plus opalescents.
À la suite de ces résultats, nous nous sommes demandé, pourquoi la présence de gélose est capable d’inhiber le trouble du milieu, c’est-à-dire la recristallisation de Ia Tyrosine. Nous croyons pouvoir expliquer ce fait par la fonction protectrice de la gélose. Elle est donc un Colloïdoprotecteur.
‘Il serait intéressant de faire des recherches pour établir, s’il existe une différence dans la croissance entre les cultures ensemencées sur des milieux de composition moléculaire et celles ensemencées sur des milieux de composition colloïdale.
Nous nous contentons cependant de ces remarques.
La réaction du milieu.
C’est une question très importante. Il y a des bactéries qui ne poussent que dans une zone ionique assez étroite. Il faut donc chercher le pH optimum pour chaque germe envisagé.
SABOURAUD a eu recours, pour apprécier la réaction des milieux, aux indications données par le tournesol. Ces indications sont en somme assez rudimentaires, étant donné que l’on se borne à chercher à peu près la neutralité, et que le tournesol ne fournit que des approximations.
DESCOURAUX a serré davantage cette question. Il a mesuré la réaction de ses milieux au moyen. de la notation en pH, et il a recherché comment il convenait de les ajuster pour trouver les meilleures conditions au point de vue du pH pour les cultures des Dermatophytes. À la suite de ses résultats il conclut que, pour les cultures des Dermatophytes, le pH optimum des milieux est compris entre 6,5 et 6,9, c’està-dire légèrement acide. Nous nous basons sur les données de cet auteur.
L'ajustement des milieux.
L’ajustement se fait au moyen du papier LYPHAN * qui nous permet d’ajuster le pH avec une précision de 0,3. La
* Lyphan: Medicina S. A. Vaduz: Liechstenstein (Suisse).
AO ee
bande est imprégnée d’un indicateur et de couleurs comparatives. On plonge la bande brièvement dans la solution, de sorte que toutes les couleurs soient bien couvertes, et on compare ensuite l’indicateur, de face et à contre-jour et détermine le pH en consultant l’échelle imprimée. Les valeurs intermédiaires sont estimées.
Nous employons comme solutions d’ajustement: KOH N/10 et KOH N suivant le degré d’acidité. |
Tous nos milieux synthétiques sont dorénavant ajustés au pH 6,6—6,8.
Mode opératoire,
1° Préparer la solution minérale à laquelle on ajoute le glucose, les acides aminés convenants et les corps puriques.
2° Chauffer vite à l’ébullition et ajouter au milieu clair la gélose. Le tout est porté à l’autoclave pendant 10 minues à 115—120°.
3° Retirée de l’autoclave, la solution est ramenée au pH 6,6—6,8.
4° On filtre rapidement sur coton hydrophile mouillé; on met en tubes que l’on stérilise pendant 20 minutes à 120°.
S'il faut ajouter des vitamines, on laisse refroidir les tubes stérilisés jusqu’à 6070", et on ajoute aseptiquement les facteurs de croissance comme nous l’avons déjà fait dans le chapitre antérieur.
Nous garderons cette technique pour toutes nos préparations de milieux.
ad. 4°: DESCOURAUX n’a stérilisé les milieux que pendant 5 à 10 minutes, sans dépasser 110°. Mais nous avons souvent constaté que ces milieux n'étaient pas stériles pour l’ensemble d’un lot de tubes préparés. Nous les avons donc stérilisé comme indiqué cidessus.
Résultats.
Les cultures ont commencé à se manifester dans les Milieux B et C au bout de quinze jours. Après un mois, les cultures avaient un peu progressé, mais les résultats sont en somme médiocres. Les colonies sont très chétives. Au bout de deux mois on ne peut constater aucun progrès.
Le Milieu D donne des résultats semblables à ceux obtenus par DESCOURAUX. Ces cultures commencent à pousser au bout de 13 jours et se développent au cours d’un mois. Agées d'un mois, elles montrent l’aspect décrit par DESCOURAUX.