SIGNES
WEISENBURG donne comme signes cliniques d’une
tumeur du IIT° ventricule :
1°) Paralysie des mouvements associés des globes
oculaires, surtout pour la convergence vers le haut; :
2°) Ataxie cérébelleuse, surtout aux membres inférieurs ;
3°) Signes d’atteinte du faisceau pyramidal;
LL) Torpeur, apathie et somnolence.
FuLTON et BAILEY, au contraire, dans un article sur
les tumeurs dans cette région, passent en revue tout ce
qui a été dit sur cette question et concluent en insis-
tant qu’il n’existe pas de syndrome du IT[° ventricule:
en soi, mais que les tumeurs de cette région donnent naissance à toute une série de symptômes bien caractérisés et que ces symptômes sont dûs à la pression sur les noyaux et les voies nerveuses adjacentes.
D’après BÉRIEL et ARNAUD ces tumeurs donnent
lieu au syndrome infundibulaire, associé à la stase
SE Mae
papillaire et à l’hypertension intra-crânienne. De plus,
elles compfiment souvent une portion du chiasma.
Hopces et JOHNSON, dans une étude sur les statistiques de 190 cas de tumeurs cérébrales contrôlées soit au cours d’une opération soit à l’autopsie trouvent que la localisation de la tumeur par l’examen clinique avait été possible dans 51,6% des cas seulement. Mais dans leur collection ils ne citent qu’un seul cas de tumeur du IIF ventricule, et dans ce cas la clinique à elle seule n’a pas suffit à faire le diagnostic. La ventriculographie, au contraire, dans ce même cas a eu
100% de succès dans le diagnostic de localisation.
En étudiant attentivement la symptomatologie des 6 cas présentés dans ce travail nous avons pu voir que :
1°) Les signes décrits par WEISENBURG peuvent exister séparément, mais qu’on ne les trouve pas toujours réunis chez un même malade ;
2°) Le plus souvent on fait le diagnostic de tumeur cérébrale, mais on se trompe dans le diagnostic de sa localisation; (Obs. 2, 3, 6).
3°) On trouve un syndrome d’hypertension cräânienne sans signes de localisation (Obs. 1, 4).
4°) L'examen neurologique peut-être complètement négatif (Obs. 5).
5°) Des troubles oculaires existent toujours (Obs.
ET, “here
1, 2, 3, 4, 5, 6,) mais les signes varient tellement qu’on ne peut pas décrire un syndrome oculaire d’une tumeur du IIT° ventricule. Ainsi, bien que dans les 6 cas décrits il existât une baisse de la vue, on n’a trouvé
une diplopie que 2 fois seulement (Obs. 1, 6).