‹ A propos du Diagnostic et du Traitement des Angiomes des os longs des membresChapitre 28 sur 29 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

1° Les angiomes des os longs des membres sont des ‘tumeurs extrêmement rares, puisque nous en avons relevé seulement douze cas dans la littérature. Seuls, jusqu’à maintenant, sont bien connus les angiomes localisés aux

vertèbres et aux os du crâne.

2° Leur diagnostic, en pratique, est très difficile et dans la plupart des cas a été une surprise opératoire qui a été confirmée par l'examen anatomo-pathologique.

3° L'artériographie nous a permis de faire un diagnostic pré-opératoire d’angiome de la diaphyse humérale, dont les signes caractéristiques sont : gros vaisseaux Intra-osseux, communication directe et à plein canal entre artères et veines, pas de fin chevelu des capillaires néo-forméss comme dans les tumeurs malignes, bref, tous les signes vasculaires de l’angiome caverneux des parties molles.

4 L'artériographie nous paraît être un examen indispensable dans le diagnostic des tumeurs osseuses de nature douteuse et qui peut apporter autant et même plus de renseignements que la biopsie, sans en comporter les dangers.

50 [] n’y a pas de traitement codifié pour les angiomes des os longs des membres, car le diagnostic pré-opératoire n'a pratiquement Jamais été porté. La plupart ont été traités par des ÉUTEIASES osseux, parfois suivis de greffe, le traitement a même consisté dans plusieurs cas en une amputation du membre.

Dans notre cas. le diagnostic étant fait, la base du traitement a consisté dans la radiothérapie et l'intervention au cours de laquelle on a lié tous les vaisseaux avant leur

pen

pénétration dans l'os, n’a été que le complément de la radiothérapie.

Ce traitement a amené une disparition complète des signes fonctionnels et des signes généraux. Grâce à l’artériographie de contrôle que nous avons pratiquée sept mois après l'intervention, nous avons pu noter également une très grosse amélioration des signes radiologiques : disparition des néovaisseaux du pôle supérieur de l’humérus, diminution de calibre des gros vaisseaux intra-médullaires. Il reste encore une zone angiomateuse occupant le quart inférieur de la diaphyse humérale et qui paraîtrait justiciable d’un nouveau traitement radiothérapique.

Malgré cette petite ombre au résultat final, le diagnostic et le traitement ont largement bénéficié de l'exploration artériographique : la bénignité de cet examen, sa facilité technique en des mains expérimentées, doit encore en. élargir ses indications : d'ici quelques années, devenue plus simple encore, elle sera un rouage utile dans le méca-. nisme du diagnostic médical.

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