ACTE I, SCÈ.NE IV
Frêles comme un roseau, blondes comme les blés;
Prêtes à tressaillir comme deux sensitives,
Au toucher de la main. — Tous mes sens sont troublés.
Je n'ai pu leur parler, — j'agissais dans la fièvre;
Mon âme à chaque mot arrivait sur ma lèvre.
Mais elles, quel bon goût! quelle simplicité!
Hélas ! je sors d'hier de l'université.
Biitrenl Laëite et Irus uq cigare à la bouche. LAERTE.
Eh bien ! notre convive, où ces dames sont-elles?
IRUS
Quoi! vous sortez de table, et vous ne fumez pas ?
SILVIO, embrassant Lacrle.
0 mon père ! ô mon duc ! Je ne puis faire un pas. Tout mon être est biisé.
Ninon et iNinetle paraisscnl.
IRUS
Voilà ces demoiselles.
Ninon, ma barbe est fraîche, et je vais t'embraser.
Ninon se sauve. — Irus court après elle. LAERTE.
Ne sauriez-vous. Irus, dîner sans vous griser?
Ils sortent en se pronii/nanl.