‹ A quoi servent les missionnairesChapitre 23 sur 27 · CAPUCINS · texte numérisé non relu

CAPUCINS

P. JOSEPH, le bras droit du grand Richelieu, était un capucin. C'est lui qui créa les Missions Françaises d'Orient. Depuis celleépoque, grâce au.\ missionnaires qui répandirent notre langue, l'influence française est devenue prépondérante et fut une cause de développement commercial.

P. Augustin d'AIRE, Capucin, Missionnaire en Abyssinie, a reçu de l'empereur Ménélik la décoration de chevalier de l'Ordre de l'Etoile d'Ethiopie (en 1908).

La Mission des Capucins en Orient a reçu une Médaille d'argent du Gouvernement pour avoir sauvé, au péril de leur vie, plus de 10.000 Arméniens au moment du massacre par les Turcs, en les abritant à la Mission.

P. Marie d'AUXONNE, Capucin, Missionnaire au Congo au XVIII« siècle. — Dressa, bien avant l'explorateur Stanley^ une carte du Centre Africain qui se voit encore à Dijon.

P. Marie BERNARD, Capucin, missionnaire en Abyssinie. — A fondé la célèbre Léproserie de Hazar et introduit la première imprimerie en ce pays. Très estimé par le Négus Ménélik, il fut chargé deux fois par lui d'une ambassade auprès du Pape. Ce sont les Capucins de cette mission qui signalèrent au gouvernement, en i883, l'importance de la Baie qui est devenue depuis la colonie de Djibouti.

PP. PACIFIQUE de Provins, RAPHAËL du Mans et JEAN-BAPTISTE de Saint- Aignan, furent des Capucins qui au XVII* siècle firent les premières et les plus exactes descriptions sur la Perse et la Turquie.

Les Capucins accompagnèrent en 161 1 le célèbre Razilly dans son entreprise pour coloniser le Brésil. L'un d'eux fit la description de ces pays. En présentant ce livre

au roi, Razilly lui dit : « Sirc, lisez et voyez de quelle belle colonie la polititpic vous a privé. »

Roger BACON, capucin, le grand génie du Moyen Age. — Ecrivit son Opns mnjus au XIII' siècle. Dans ce livre il a décrit les invctilions les plus modernes et d'autre.-* enc<Tre qu'on n'a pas encore réalisées. Voici un passage où il parle de la vapeur et de l'aviation : « On peut consm truire, dit-il, pour les besoins de la navigation : i° Les « machines telles que les plus grands vaisseaux dirigés par <( mi seul homme parcourront les fleuves et les mers avec u plus rapidité ; a ' des chars qui sans attelages courront « avec une incommensurable vitesse (automobile); 3" un « appareil au milieu duquel un homme assis, en faisant « mouvoir des ailes artificielles, voguerait comme un « oiseau dans l'air; 4° un instrument long de 3 doigts et « large d'autant sufTîrait pour soulever d'énormes far- « deaux. > Il déclare les avoir vus fonctionner.

Extrait de France, christianisme et civilisation, par(j. Bonnet-Maury, 11)07. Ilacht^lte.

Page 7 : « Ce furent des Franciscains, sous la conduite du Fr. Laurent du Portugal ; des Dominicains, sous la direction du Fr. Ascelin. qui se chargèrent au XIIF" siècle de remplir la mission périlleuse que leur donnaient un pape et un roi de France. Les défenseurs de la chrétienté d'Occident, préoccupés de refouler les Turcs Seldjoucides, cette nouvelle marée montante de barbares qui mcriaraient de submerger l'Europe, imaginèrent de leur suscil"r des adversaires en .\sie môme, et ils jetèrent les yeux sur les Mongols, dont la renommée si terrible était parvenue jusqu'à eux. Or, qui pouvait-on envoyer comme négociateurs dan-i ('(•> régions lointaines et enveloppées de mystères? Qui serait a-xv hardi pour entrer en rapport avec ces Khans qui après chaque bataille ne faisaient point de quartier auv vaincus et élevaient en mémoire de leur victoire une pyramide de tètes humaines? Des moines seuls avaient assez il'ahnégation pour risquer leur vie à pareille entreprise. - Deux religieux de cette Mission : du PLAN GARPIN et Guillaume RUBRUIQUIS, ont écrit de curieuses relations de leur voyage à la résidence du Grand Khan, «mire les années la^ô et i:i54. (V. Bergerac, Relations di's voyaiies en Tartarie. par Rubruiquis. — Du Plan Carpin. Paris, i634, p. 120.)

P. SAPETO. Franciscain, explora le pays des Boges et du llabab tp. i3.)

P. Léon des AVANGHERS, Franciscain, explora

de i85o à 1867 le pays de Gallas, dos Somalis cl des Scychclles (p. i3.)

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