HARPES EOLIENNES
Sur les sombres sapins, océan de verdure, La lune verse à flots ses mouvantes clartés ; Un immense sommeil plane sur la nature, Tous les bruits se sont arrêtés.
Seule, aux baisers du vent, la harpe éolienne Dans la nuit qui se tait jette son long soupir: On dirait les accents de quelque voix humaine Qui se réveille pour gémir.