‹ À tire-d'aileChapitre 30 sur 43 · LES TOURTEREAUX · texte numérisé non relu

LES TOURTEREAUX

[Soi une aquarelle de Georges Vibert.)

Le soleil d'Orient, effleurant le platane, Sur les murs du sérail ruisselle en traits de feu : Abandonnant son corps aux baisers du flot bleu Dans le bain parfumé s'étire la sultane.

Le printemps nouveau-né rit dans l'air diaphane ; Aux lèvres des houris monte plus d'un aveu : Sur les champs, sous les bois, près du fleuve, en tout lieu, Par la nature entière un immense amour plane.

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