LES TOURTEREAUX
[Soi une aquarelle de Georges Vibert.)
Le soleil d'Orient, effleurant le platane, Sur les murs du sérail ruisselle en traits de feu : Abandonnant son corps aux baisers du flot bleu Dans le bain parfumé s'étire la sultane.
Le printemps nouveau-né rit dans l'air diaphane ; Aux lèvres des houris monte plus d'un aveu : Sur les champs, sous les bois, près du fleuve, en tout lieu, Par la nature entière un immense amour plane.