‹ À tire-d'aileChapitre 38 sur 43 · AVEU · texte numérisé non relu

AVEU

Je veux lui dire à ma belle trop sage, Qu'en un moment elle a su conquérir Par ses doux yeux, le cœur d'un pauvre page Qui pour jamais jure de la servir.

Je veux lui dire à quel point de désir En est venu ce cœur jadis volage, Puisqu'il souhaite, en si cher vasselage, Toujours souffrir.

}Iais quand je vois son chaste et clair visage,

on front poli qu'un baiser peut ternir, Voici soudain que s'en va mon courage : Je n'ose plus ma peine découvrir.

A ses genoux, à force de languir.

Je tombe alors, sans voix et sans langage, Et je voudrais, en lui rendant hommage. Ainsi mourir.

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