AVEU
Je veux lui dire à ma belle trop sage, Qu'en un moment elle a su conquérir Par ses doux yeux, le cœur d'un pauvre page Qui pour jamais jure de la servir.
Je veux lui dire à quel point de désir En est venu ce cœur jadis volage, Puisqu'il souhaite, en si cher vasselage, Toujours souffrir.
}Iais quand je vois son chaste et clair visage,
on front poli qu'un baiser peut ternir, Voici soudain que s'en va mon courage : Je n'ose plus ma peine découvrir.
A ses genoux, à force de languir.
Je tombe alors, sans voix et sans langage, Et je voudrais, en lui rendant hommage. Ainsi mourir.