‹ À tire-d'aileChapitre 40 sur 43 · CHANSON · texte numérisé non relu

CHANSON

Maintenant que je ne veux plus

L'aimer, — hélas ! soins superflus ! —

Celle-là qui me prit la vie,

Ma chère tristesse est partie,

Et mes beaux malheurs sont perdus

Depuis que je ne l'aime plus.

Ah ! combien valait mieux souffrir !

Souffrir nuit et jour, et gémir !

Combien mieux valait la souffrance Que cette froide indifférence Qui ne fait pas même mourir :

Ah ! combien valait mieux souffrir !

Reviens-moi donc, belle douleur.

Tendre chagrin, heureux malheur.

Tristesse qui faisais ma joie :

Qu'un seul moment je la revoie, Dût cent fois se briser mon cœur...

Reviens-moi donc, belle douleur !

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