PEREGRINI DA CESENA
Orfèvre et nielliste de l’école de Bologne, on ignore la date de sa naissance et de sa mort, on suppose qu’il était élève de Francia, tant sa manière rappelle souvent celle de ce maître.
Le Triomphe de Mars et de Vénus (Duchesne 220). — Sur un char se dirigeant vers la gauche et conduit par deux lions que guide
1 Voir Essai sur les nielles, gravures des orfèvres florentins du XV' siècle, par Duchesne aîné,
Paris. 1826.
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un homme nu, Vénus demi-nue est assise, tournée à droite, sur les genoux de Mars autour du cou duquel elle a amoureusement passé son bras gauche. Sur ce même char, devant le couple, l’Amour les yeux bandés, le carquois sur l’épaule, l’arc dans la main droite, est montée sur un globe où l’on distingue la lettre P. Deux personnages derrière ce char soutiennent les chaînes qui lient le Dieu et la Déesse, tandis que deux autres tout à fait devant à gauche précèdent le cortège.
Ce nielle en travers qui mesure 95 mm sur 62 mm est de la dernière rareté. Il y a deux états; dans le 1er ia figure qui est dessinée debout sur le bouclier de Mars est indécise et la lettre P est mal formée ; dans le 2e, cette figure est précisée et le P bien indiqué.
Il se trouve un fe>- état chez Dutuit et au Département des Estampes mais l’épreuve qui se trouve dans notre dépôt national est de couleur bleuâtre ; le état que nous possédons également est en noir. — Cette pièce existe aussi à la Bibliothèque Impériale de Vienne et au British Muséum.
Un exemplaire passa à la vente Lipliart et y fut adjugé 1187 francs.
POLLAJUOLO (Antoine)
Primitif de Florence, né en 1433 et mort à Rome en 1498, orfèvre et graveur très distingué dont les œuvres fort peu nombreuses — 3 à 4 pièces — sont devenues pour ainsi dire introuvables. Leur conservation laisse aussi généralement beaucoup à désirer, presque toujours elles sont restaurées ou doublées.
Les Gladiateurs (Bartsch 2). — Composition de dix figures représentant des hommes complètement nus se combattant avec des haches et des glaives recourbés ; deux sont déjà tombés à droite et à gauche de l’estampe et en train d’être achevés par leur adversaire. Derrière l’homme de l’extrême gauche qui décoche une flèche avec son arc, on distingue une tablette suspendue à un des arbustes qui forment le fond de l’estampe et sur laquelle on lit, inscrits sur quatre lignes, ces mots : Opus Antonii. Pollaioli Florentini. Des boucliers et des fourreaux sont épars sur le sol.
Pièce d’une finesse de tailles admirable, à laquelle cependant on pourrait reprocher la cernurc un peu trop accusée des contours. — Cette estampe de toute rareté est suivant nous la pièce capitale de l’artiste.
1 Qui possède ci la Réserve. 28 nielles de cet artiste, plus 13 douteux qui ne lui sont qu'attribués.
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Ventes : Howard, 400 — E. Galichon, 310 — Liphart, 81, en mauvais état — L. Galichon, 300 — Defer Dumesnil, doublée et restaurée, 145.
A citer encore : Hercule combattant tes géants (B 3), dont une épreuve existe non terminée au British Muséum. Sur le fourreau de l’épée du dieu, une inscription est gravée.
PORTO (Giovani-Battista del)
Dit aussi le Maître à l’Oiseau, parce qu’il avait coutume de mettre un oiseau devant les lettres I. B. 1 dont il signait ses pièces. 11 florissait au tout commencement du xvie siècle et son œuvre se compose d’une vingtaine de cuivres et d’une dizaine de bois très finement gravés. Il appartenait à l’école de Modène.
Léda et ses enfants (Bartsch 3 — Galichon 7). — Léda est représentée assise avec ses quatre enfants et allaitant Hélène. Clytemnestre, le pied sur le dos d’un cygne, montre un papillon qu’elle vient de prendre. Castor et Pollux luttent avec l’oiseau qui les culbute, et saisit la main de l’un d’eux dans son bec. Au fond, un temple et une rivière où se baignent des cygnes. A gauche sur une tablette à fond noir, le monogramme de l’artiste en blanc.
Ventes : E. Galichon, 400 — Didot, 490 — Schloesser, 437.
Le Crucifiement.
Une épreuve de ce bois absolument inconnu à Bartsch, Passavant ou Galichon passa à la vente Fisher où elle fut adjugée 775 francs; on la considère comme le seul exemplaire existant.
Saint Sébastien attaché à un arbre. — Sur le bord d’une rivière à laquelle il tourne le dos, le saint demi-nu le corps de face penché à gauche et regardant à droite, est attaché à un gros arbre. La main gauche est fixée par une corde au-dessus de sa tête auréolée, la droite est passée derrière son dos. Un rayon lumineux filtre adroite à travers l’arbre. Sur la rivière on aperçoit deux barques avec des rameurs. Au pied du saint un carquois et un arc, et à droite au-dessus du trait carré le monogramme de l’artiste dans l’intérieur de l’estampe.
i Ne pas le confondre avec un maître allemand peu connu qui signait aussi de ces mêmes initiales.
ECOLE ITALIENNE
Ce clair-obscur n’est point décrit, et il est tellement rare qu’on peut le considérer comme probablement unique. — En avril 1894, H. -G. Gutekunst en vendait un superbe exemplaire qui fut adjugé 1131 francs; il mesurait H. 182 nam — L. 122 mm.
RAIMONDI (Marc-Antoine)
Né à Bologne vers 1488 et mort dans cette ville aux environs de 1530. Nous parlerons très brièvement de cet artiste qui, à un moment donné, a été considéré comme l’étoile de première grandeur, l’astre radieux et rayonnant de l’école italienne. On est revenu et on en revient tous les jours 1 2 — on n’a mis que quatre cents ans à s’en apercevoir ! ! Nous nous demandons comment même pareille réputation a pu être usurpée à ce point. Son œuvre tout entier, à part quelques rares pièces, est d’une monotonie désespérante, c’est veule, incolore et poncif. Ce n’est point un graveur original, mais un reproducteur servile des dessins de Raphaël * et c’est à ce seul fait d’avoir été comme le pâle reflet du Maître, qu’il doit d’avoir jouit d’une renommée imméritée dont n’est pas digne à coup sûr un simple ouvrier, un pur interprète. On est même surpris de voir Bartsch — qui intitule son catalogue Le Peintre-Graveur — mentionner un artiste qui n’est pas un peintre-graveur. Le célèbre iconographe a cédé au mouvement d’admiration de commande de son époque, ce qui nous attriste en nous étonnant. Nous sommes heureux et fier de nous rencontrer du reste avec la plus haute personnification de l’autorité, en matière de gravures — sir Seymour Haden — qui lui aussi confesse n’avoir jamais éprouvé pour Marc-Antoine qu’une admiration très relative.
Quoiqu’il en soit l’artiste a fait école, il a eu des disciples, quelques-uns même valurent mieux que lui, les Ghisi par exemple ; les autres furent pour ne citer que les principaux : Eneas Vico, Marc de Ravenne, le Maître au Dé, Bonasone, Martin Rota, Cartaro, les Carrache et Tempesta, etc... — Consulter le consciencieux travail que lui a consacré le vicomte Henri Delaborde 3, Paris, Librairie de l’Art, 1887.
Nous allons donc signaler ici sans les décrire — nous ne nous en sentons pas le courage — les pièces généralement recherchées en les faisant suivre de quelques notes, remarques ou réflexions qui pourront intéresser les
1 Notons cependant qu’il existe encore quelques envoûtés irréductibles qui s’obstinent à le pousser dans les ventes, mais hfttons-nous d’ajouter qu’ils sont heureusement fort rares, ceci dit en passant pour le bon goût de la corporation des collectionneurs.
2 On raconte même que c’était Raphaël qui, de sa propre main, traçait sur le cuivre les contours de ses dessins pour plus de justesse. Que restait-il alors à l’actif du malheureux Marc-Antoine, si on lui livrait la besogne à ce point mâchée, qu’il n’avait plus qu’à la sabrer de ses tailles horribles et brutales.
3 Chose curieuse à noter, ce catalogue, où une somme énorme d'érudition et de travail a été dépensée, ne contient aucune description des estampes qui y sont mentionnées; c’est là une lacune regrettable qu’on ne saurait s’expliquer.
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amateurs de plus en plus clairsemés du Maître1. Disons aussi que Marc- Antoine a copié certaines pièces de Dürer, telles que : La Vierge au Papillon — Les Offres d’ Amour — La Dame à cheval et l’Ecuyer — Seigneur et Dame à la promenade — La Vierge au Singe, en contre-partie — Le Retour de l’Enfant prodigue, également en contre-partie — et que toutes ces estampes sont d’une telle rareté qu’elles manquent même au Département des Estampes.
Parmi les grands écrivains admirateurs de l’artiste il faut citer : MM. de Laborde, Vitet et Alvin, ce dernier classe l’œuvre de Raimondi en quatre manières et les analyse ainsi :
« La première : avant 1506, dure, roide et maigre ; exemple : Pyrame et Thisbé. — - La deuxième : 1506-1510, plus souple et plus pure ; on sent l’influence allemande et flamande : Mars et Vénus ; Les Grimpeurs. — La troisième : 1510-1520, la période Raphaëlienne, correction et grâce du dessin : Lucrèce ; Le Massacre des Innocents . — La quatrième : après la mort de Raphaël, il conserve les qualités acquises : Le Martyr de saint Laurent ». Ajoutons qu’après cette mort, il travailla pour Jules Romain et Baccio Bandinelli.
Quant à la fameuse histoire des Postures ou Amours des Dieux et Déesses, en Italien I Modi, prétendue suite de 20 pièces érotiques, d’après les dessins de Jules Romain et sonnets de l’Arétin, c’est un peu comme Madame Benoiton, on en parle toujours mais on ne les voit jamais. On raconte cependant que l’Arétin les dédia à Baptiste Zatti dans sa lettre du 11 décembre 1537, et que ces dessins furent gravés à l’insu de Romain. On dit aussi, qu’un marchand d’estampes, nommé Jollain de la rue Saint-Jacques à Paris, ayant cru trouver les cuivres originaux, les acheta 100 écus pour les détruire, mais qu’il fut trompé n’ayant affaire qu’à des copies. On dit encore qu’à la vente de Pierre-Jean Mariette en 1775, l’œuvre du graveur composé de 724 pièces contenu dans trois volumes fut adjugé 4600 livres et que les 20 postures * s’jr trouvaient. On dit enfin — car il faut que nous abrégions tous ces racontars — qu’à la fin du règne de Louis XVI, alors que M. Joly était conservateur du Cabinet du Roi, on vint les lui offrir pour 80 louis d’or, et que pendant qu’il allait consulter le Roi, le duc de Cumberland de passage à Paris en ayant eu vent les lui souleva, et qu’à l’heure présente 9 de ces estampes se trouvent au British Muséum, mais ce ne sont que de simples fragments, montrant seulement les têtes ou les parties supérieures du corps, qui ont été indubitablement coupées dans la suite originale du Maître. Nous tenons ces derniers détails de l’obligeance du savant et distingué conservateur adjoint du British Muséum, M. Freeman O’Donoghue, que nous remercions respectueusement ici. — Baviera était l’imprimeur du Maître, et Antonio Salamanca son éditeur.
t Car nous n'osons imaginer qu'aujourd’hui — battit-on la caisse à la faire crever — on vendrait, comme en 1843 à la vente Debois, 150 pièces en détail, la somme énorme de 41700 francs 1 1
5 Elles y sont réellement cataloguées sous le n“ 38, page 225, ainsi que dix autres petites pièces du même genre, le tout en épreuves de la plus grande beauté et presque toutes avant le nom de Salam (lisez Salamca). Passavant dit qu’en 1804 il en a été fait une copie sous la rubrique : Collection de 21 groupes libres.
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Adam et Eve 1 (Bartsh 1).
On considère cette rare gravure qui est sans signature, comme une des premières faites à Rome. On a fait judicieusement remarquer combien il était grotesque d’avoir placé des maisons dans le paradis terrestre.
Ventes : Didot, 1900 — Fisher, 1er état sur papier à la sirène, 750.
Le Massacre des Innocents (B 18).
Pièce dite au chicot, c’est-à-dire avec la tête du sapin dominant un groupe d’arbres tout à fait à droite de l’estampe, au-dessus de la femme qui tient son enfant sur son bras gauche et qu’un homme frappe au sein d’un coup de poignard — Passavant nie qu’elle soit du maître, il l’attribue à Pencz, trouvant qu’elle ressemble comme métier à ses Triomphes du Pétrarque — On compte trois états : 1° avant l’inscription du nom de Raphaël sur le piédestal à gauche et avant le monogramme ; 2« avec ces inscriptions ; 3e la planche reprise et retouchée ; elle est actuellement dans la collection Malaspina à Milan. — En 1820, on en a fait tirer des épreuves dont un exemplaire existe au Département des Estampes, la planche est complètement usée, il n’j' a plus que le trait, les ombres n'existent plus. — Le dessin original de Raphaël est au British Muséum.
Ventes : E. Galichon, 415 — Liphart, 505 — Didot, 1er état, 400 — Griffiths, 1250 — Fisher, 250 — Holford, 4750, de la collection Lely — L. Galichon, l’exemplaire de chez Didot, 320.
Le Massacre des Innocents (B 20).
Sans le chicot, mais aussi rare que la précédente. Il y a eu et il y aura des discussions sans fin relativement à ces deux pièces ; on n’a pu et on ne pourra jamais se mettre d’accord sur leur véritable paternité. Nous ne rééditerons point ici les théories plus ou moins oiseuses qui ont été mises en avant et qui ont fait cruellement mentir le proverbe : De la discussion jaillit la lumière. Pour notre part, nous dirons simplement qu’elles sont aussi mauvaises l’une que l’autre ; généralement, cependant, on préfère celle avec le chicot. L’état à rechercher est celui avant l’adresse de Salamanca et avant les tailles sur les ombres des maisons.
Ventes : E. Galichon, 1050 — Liphart, 587 — Didot, 300 — Knowles, 175 — Griffiths, 1037, de chez Debois, Verstolk et Hawkins — Haden, 500 — Fisher, 525 — Angiolini, 375 — Sallet, 194 — Defer Dumesnil, 135.
La Cène (B 26).
Cette estampe est dite La pièce des Pieds parce qu’ils paraissent tous sous la table. Une répétition de cette gravure a été faite par Marc de Ravenne, qui y a mis son monogramme à droite.
Ventes : E. Galichon, 1150 — Didot, 500 — Schloesser, 200 — Angiolini, 469.
i Sauf indication contraire, les gravures que nous allons mentionner sont d’après Raphaël.
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La Descente de Croix (B 32).
Vente : E. Galichon, 2000.
Saint Paul prêchant à Athènes (B 44).
Ventes : E. Galichon, 3005 — Didot, 180 — Fisher, 1150 — Waldburg Wolfegg, 1137.
Notre-Dame à l’Escalier (B 45).
Ventes : E. Galichon, 4705, avec marge — Didot, 370 — Schloesser, 187 — Fisher, 37, copie non décrite où les maisons ont un étage de plus que dans l’original ou dans les autres copies signalées par Bartsch — Angiolini, 106.
La Vierge allaitant l’Enfant Jésus (B 60).
Ventes : Liphart, 575 — Knowles, état non décrit dans lequel on distingue le petit doigt de la main gauche de la Vierge qui retient l’Enfant Jésus sur ses genoux, cette main est plus grosse que dans le 2e état, 2500, de la collection Brentano.
La Vierge au Palmier (B 62).
Ventes : E. Galichon, 3500 — Didot, 500 — Fisher, de chez Hawkins ? — Holford, 1025.
Le Martyr de saint Laurent (B 104).
Estampe gravée d’après Baccio Bandinelli, une des dernières productions de l’artiste et la plus grande comme format, qu’il faut avoir avec les deux fourches dans la main du bourreau qui étend le saint sur le gril, elle est extrêmement rare dans cet état et fut adjugée 1000 francs à la vente Didot en 1852 ; à celle de Benjamin Delessert, elle lit 2110 francs.
Jésus bénissant (B 113).
Pièce dite sans aucune espèce de raison Les cinq Saints, puisqu’il n’y a que le Père Eternel, deux saints et deux saintes. — Elle a été aussi gravée par Henriquel Dupont.
Ventes : E. Galichon, 1300 — Fisher, 450 — Angiolini, 281.
Sainte Cécile (B 116).
Il faut l’avoir dans l’état dit au Collier, c’est-à-dire avec l’ombre portée sur le cou.
Ventes : E. Galichon, 2950, de chez His de la Salle — Liphart, 2031 — Didot, 200 — Schloesser, 2000, sur papier très mince à l’ancre — Fisher, 412 — Par H. -G. Gutekunst en 1894 à Stuttgart, 1375 — Bouillon, 445 — Par H. -G. Gutekunst en 1900 à Stuttgart, 780.
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Le Jugement de Pâris1 (B 245).
C’est une des meilleures pièces du Maître ; celle qui est aux Estampes fut donnée par M. Simon, elle provenait du cabinet Debois où elle avait été acquise moyennant 3350 francs plus les 5 %, elle avait passé précédemment par les cabinets Pierre Lély, van Puten et Revil où en 1838 elle fut payée 1399 francs.
Ventes : E. Galichon, avec les traces de pierre ponce sur le terrain, 6705, de la collection Rattier — Didot, 800 — Schloesser, sur papier mince filigrané aux ciseaux, une des plus belles connues, provenait d’un échange avec le Département des Estampes de Paris, 3626 — Griffiths, 762 — Fisher, 362 — Angiolini, 756 — Par H.-G. Gutekunst en 1900 à Stuttgart, 975.
Satyre surprenant une Nymphe (B 319).
Ou La Nymphe du Printemps et le Satyre, d’après un maître inconnu, adjugé à la vente E. Galichon, 2410 francs, avant la retouche.
La Poésie (B 382).
Ventes : E. Galichon, 1er état, avant l’inscription dans la tablette, 2500 ; on n’en connaît que 3 épreuves, celle-ci et celles de Dutuit et du British Muséum — Didot, 300 — Schloesser, 1000, avec l’ombre large sur la joue de la poésie, sur papier mince au cor de chasse dans un cercle — Fisher, 575 — Holford, 525.
Le Serpent parlant à un jeune homme (B 396).
De toute rareté, adjugé vente E. Galichon, 4000 francs.
La Peste (B 417).
C’est suivant nous une des meilleures de l’œuvre et une de celle qui se vend cependant le moins cher.
Ventes : Liphart, 150 — Didot, 605 — Holford, avant les inscriptions sur le rayon de lumière à gauche et sur le piédestal, 950.
Les Chanteurs (B 468).
Pièce douteuse, d’après peut-être le dessin du Maître lui-même ; maigre cette incertitude elle fut payée ù cause de sa rareté sans doute, 7005 francs à la vente Galichon.
Les Grimpeurs (B 487).
D’après un carton de Michel Ange pour la guerre de Pise ; chose curieuse ù constater, le paysage du fond est le même que celui de Lucas de Leyde
' A ln vente Johnson (l'Oxford, en 1860, il fut adjugé 10000 francs !
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dans l’estampe Sergius tué par Mahomet, il y avait deux ans que cette pièce était gravée.
Ventes : E. Galichon, 3600 — Didot, 400 — Schloesser, 2500 — Fisher, 1275 — Holford, 800, du cabinet Mariette.
Pierre Arétin (B 513).
Ce portrait finement buriné est considéré généralement comme la maîtresse pièce de l’œuvre, il est d’une excessive rareté. M. Delaborde en donne deux états. On suppose que cette estampe a été gravée d’après Le Titien.
Ventes : Howard, épreuve avant le monogramme, avant les ornements de la coiffure et avant la troisième et autres lignes de l’inscription : Non manus artificis. . ., 19500!!! à MM. Colnaghi, pour qui? pour un amateur qui, croyons-nous, désire garder l’anonymat ; c’est une des deux épreuves connues, l’autre est au British Muséum — E. Galichon, 3505 1 — Didot, 325 — Prince Waldburg Wolfegg, 3812.
La Carcasse (B 426).
On ignore de qui est la composition, et on n’est même pas sûr que cette pièce ait été gravée en entier par Marc-Antoine. Les initiales A. V. qui existent sur le cornet dans lequel souffle le jeune garçon à cheval sur un bouc qui galope, tout à fait dans le coin à gauche de l’estampe, fait supposer qu’elle est due au burin d’Augustin le Vénitien. — M. Delaborde nous apprend que le cuivre existe encore et est conservé à Cobourg dans la forteresse.
Ventes : Oppermann, 37, épreuve doublée — Fisher, 100.
Lucrèce prête à se percer le sein. — Elle est assise à la gauche de l’estampe, vue de trois quarts, dirigée vers la droite, la tête tournée à gauche ; elle lient un poignard de la main gauche. H. 112 — L. 72 mm.
Cette estampe absolument banale et poncive de la plus grande rareté sinon unique est restée inconnue à tous les iconographes, y compris M. Delaborde; A la vente Arozarena en 1861, elle fut adjugée 300 francs, elle provenait de la collection de Sir Master Sykes. — Ne pas la confondre avec Lucrèce se donnant la mort (B 192), cette basse médiocrité dont M. Delaborde fait un si pompeux éloge.
En 1868 une exposition de l’œuvre de l’artiste fut faite au Burlington Fine Arts Club.
• On savait que M. Emile Galichon était très friand et très admirateur de l’école italienne, c’est ce qui fait que le public, se fiant au goût délicat du collectionneur, n’hésitait pas à payer toujours plus cher ce qui sortait de son portefeuille, il y trouvait une garantie dont il voulait profiter.
ÉCOLE ITALIENNE
ROBETTA’
Bel artiste de l’école florentine qui florissait au commencement du xvie siècle ; il était orfèvre et grava beaucoup d’après les dessins de Lippino Lippi, surtout après la mort de ce dernier. C’est toujours un peu sec, mais ça ne manque pas quelquefois cependant, d’une certaine beauté. Les mains laissaient malheureusement souvent à désirer. Il signait R. B. T. A.
Hercule étouffant Antée (Bartsch 22). — Au milieu de rochers, Hercule, nu de profil à droite, étreint vigoureusement contre sa poitrine Antée qui, soulevé de terre, essaye de se dégager en arcboutant son bras droit sur la tête du dieu, tandis que de l’autre il lui saisit le bras. Dans le haut de l’estampe à droite, des nuages ; dans le bas du même côté, au pied d’un arbre mort, un enfant nu à demicouché.
Pièce de la plus insigne rareté, l’exemplaire de la Réserve est superbe.
Ventes : Fisher, 625 — Par H. -G. Gutekunst en 1893 à Stuttgart, 1200 — Angiolini, 900.
La Vierge (B 12). — Dans une campagne accidentée, la Vierge est assise ayant l’Enfant Jésus tourné à gauche sur ses genoux, lui présentant de la main droite un petit oiseau. Au fond de l’estampe, rivière et collines. En bas au milieu de la composition : R. B. T. A.
Estampe rarissime.
Ventes : E. Galichon, de chez Sykes, 580 — Griffiths, Ie* état non décrit, l’auréole de la Vierge est sans rayons, il n’y a pas de nimbe à l’Enfant Jésus, et la jambe droite de la Vierge n’est pas indiquée au-dessous du genou, elle doit être reployée sous la cuisse, 3375 ; la même avec ces modifications, 150; toutes deux provenaient de chez Pierre Vischer où elles avaient été vendues en 1852, la première 282, la seconde 108.
Adam et Eve avec leurs enfants (B 4). — Tous deux assis et les yeux baissés, Adam à gauche et Eve à droite ; celui-ci la bêche entre les jambes, celle-là un de ses enfants sur ses genoux, l’autre assis à droite sur une pierre. Au fond, un fleuve, des collines, et tout
i Certaines pièces du Maître portent l'adresse d’Antonio Salamanca.
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à fait à gauche, une petite maisonnette que l’on dirait empruntée à Dîner. Sans signature.
Rare et curieuse pièce très finement gravée et fort belle.
Ventes : E. Galichon, 90 — Schloesser, GG2 ; c’est l’exemplaire Galichon — Fisher, 62 — Angiolini, 250.
L’Adoration des Rois (B 6). — Entre deux arbres, entourée d’anges, la Vierge est assise et auréolée, elle tient l’Enfant Jésus sur ses genoux et est environnée d’une multitude qui lui apporte ses hommages. Au fond, on aperçoit une rivière encaissée dans de hautes collines. En bas à droite, sous la calotte d’un des mages qui est déposée par terre, on lit : Robetta.
L’épreuve qui est à la Réserve est d’une fraîcheur telle, qu’on jurerait qu’on vient de la tirer ; la pièce est finement gravée.
Ventes : E. Galichon, 80 — Liphart, 37, de chez Otto — Vico, 125 — Angiolini, 31.
La Vieille et les deux Couples amoureux (B 24). — Au milieu de l’estampe, une vieille femme nue aux mamelles pendantes a à sa droite et à sa gauche un couple nu, homme et femme, qui se tiennent par la taille ; près du couple de gauche, un Amour nu est assis par terre tenant un oiseau. Au fond de l’estampe, silhouette d’une ville et de colline. Pas de signature.
SESTO’ (Gæsare da)
Artiste inconnu à Bartsch et à Passavant, qui appartenait à l'école milanaise et sur lequel on sait très peu de chose. Nous citerons de lui une pièce excessivement rare qui passa à la vente E. Galichon où elle fut adjugée 700 francs, c’était :
La Décollation de saint Jean-Baptiste. — En pleine campagne sur le bord de la mer, le bourreau s’apprête à remettre au fourreau l’épée avec laquelle il vient de décapiter saint Jean-Baptiste qui s’affaisse en inondant la terre de son sang. Hérodiade précédée de Salomé emporte en s’enfuyant vers la gauche la tête du saint sur un plat.
1 Voir la Gazette des Beaux-Arts, tome XVIII, page 550.
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UGrO DA GARPI
Naquit à Carpi en 1450? et mourut à Rome vers 1520. — Les Italiens ont voulu en faire l’inventeur des clairs-obscurs, c’est une erreur profonde, car son premier bois ne date que de 1516, tandis que ceux de Lucas Cranach i, saint Christophe et Vénus et V Amour sont monogrammes et millésimés 1506, il fut seulement le premier ou un des premiers Italiens à se servir du procédé. Il eut de nombreux imitateurs parmi ses compatriotes, les plus connus furent : Boldrini, Antoine de Trente, Fantuzzi, Joseph-Nicolas de Vicence, Andréa Andréani de Mantoue, Gallus, etc. Sa manière était complètement différente de la technique allemande, il travaillait avec deux planches, ses figures obtenues par teintes plates sans contour accusé, avaient des dégradations de couleur et de tons si habiles, qu’il était presque impossible à l’œil d’en distinguer la juxtaposition.
A l'Exposition de la Gravure sur bois en 1902, il y avait quelques fort beaux spécimens de l’œuvre du Maître, nous avons remarqué surtout :
David coupant la tête de Goliath, d’après Raphaël (Barlsch I. 8). — Golialh gît tout de son long étendu par terre sur le ventre, David le genou droit sur lui s’apprête à lui couper la tête avec son glaive qu’il tient des deux mains. A droite et à gauche de la composition, tentes et guerriers ; Au fond la campagne. Au bas au milieu de l’estampe : Raphaël Urbinas.
Il y avait deux exemplaires de colorations différentes.
Diogène, d’après Parmesan (B IV. 10). — Il est assis de trois quarts à droite près de son tonneau, un livre ouvert à ses pieds ; on aperçoit un poulet plumé qui s’enfuit. En bas : Francisais Parmesano.
Celte estampe que nous avons admiré en trois épreuves de colorations différentes, est rangée parmi les pièces capitales du Maître.
A noter encore : La Descente de Croix , d’après Raphaël (B IL 22). — La Surprise, d’après Le Parmesan (B X. 10).
VINCI (Léonard de)
L’immortel et sublime artiste, auteur de La Cène, La Joconde et de tant d’autres impérissables chefs-d’œuvre, est né à Vinci en 1452 et mort en France, ù Cloux, près d’Amhoise, en 1519.
' C’est donc à l'Allemagne, avec ses Jean-Ulric Pilgrim, Jost de Necker d’Augsbourg, etc..., qu’il en faut attribuer la paternité. Ces artistes se servaient presque toujours de 3 à 4 planches.
ÉCOLE ITALIENNE
On suppose qu’il a gravé lui-même quelques eaux-fortes et on lui attribue entr’ autres, la planche dite des Quatre Cavaliers K C’est, sur le même cuivre, une esquisse au trait fort sommaire, et il faut le dire sans grand accent, de quatre cavaliers dans des attitudes différentes sur des chevaux qui se cabrent ; la conception en est banale et le rendu sans originalité 1 2 3. Cette estampe que l'on considère comme unique, mais qui n’est, nous le répétons, qu'attribuée 3 à Léonard de Vinci, passa à la vente Angiolini en 1895 et y fut adjugée 9100 marks, soit 11375 francs!!! elle fut trouvée chez un marchand d’objets d’art de Milan nommé Vallardi, et est actuellement au British Muséum. On nous permettra d’ajouter que le prix payé est absolument hors de proportion avec l’importance et la valeur artistique de ce croquis.
Enregistrons encore à cette même vente : deux femmes à mi-corps, les seins nus, tenant de leurs deux mains une pomme à la hauteur de la ceinture, et se profilant l’une sur l’autre à droite, qui furent payées 5000 francs; cette pièce unique et inconnue jusqu’à ce jour, mesurait: H. 158 m»* — L. 83 ; puis, une vieille femme en buste, au masque de
polichinelle, de profil à droite, coiffée d’un colimaçon sur lequel est assis un Amour tenant en laisse à l’aide d’un fil, l’escargot qui montre sa tête et tire ses cornes. La vieille mégère est sans bras et ses seins émergent du corsage, H. 162 m"> — L. 84™»>, adjugé 3062 francs. Répétons que ces deux pièces sont douteuses, nous ne les mentionnons du reste qu’à cause de leur prix quasi fantastiques et à titre de pure et rare curiosité, ce n’est pas là-dessus, certes, qu’il faudrait juger le génie qu’était Léonard de Vinci.
1 Elude certainemenl faite en vue de la statue équestre qu'il devait élever au due François Sforza, mais que la mort du prince empêcha d’exécuter.
2 La reproduction très fidèle, grandeur de l'originale, en est faite dans le catalogue Angiolini, et en réduction page 223, dans le Léonard de Vinci de Eugène Miintz, Paris. Hachette, 189‘J.
3 On pourrait être moins timide, ce nous semble, et les inscrire carrément à l’actif du Maître, le doute ne semblant guère permis quand on voit les esquisses similaires, et authentiques celles-là, conservées à la bibliothèque de Windsor.
Ecole Anglaise
XVIIIe SIÈCLE
ECOLE ANGLAISE
XVIIIe SIÈCLE
Nous avons déjà dit un mot à Siegen sur la manière noire ou mezzotinte, procédé qui caractérise d’une façon si spéciale l’école anglaise du xvme siècle, nous n’aurons donc que quelques mots à ajouter, particulièrement sur les arlistes qui l’ont employée dans ce pays et à les appuyer de quelques réflexions.
Tout collectionneur doit se munir de l’indispensable ouvrage anglais de John Chaloner Smith1 2 3: British mezzotinto Portraits s, 4 parties en 5 vol. 1878-1883, plus le portefeuille de même format contenant 125 portraits en réduction C’est un catalogue admirablement rédigé où 3800 portraits et 350 sujets de fantaisie dans lesquels on croit retrouver la ressemblance de personnages de marque, sont décrits avec concision et clarté ; on peut assurer qu’à l’exception de quelques pièces, tous les portraits gravés existants y figurent avec leurs différents états, c’est complet. On a ajouté également la série dite des Humorous, dont les titres seuls sont indiqués avec le numéro correspondant au catalogue Laurie et Whittle, successeurs de Robert Sayer, dont il sont extraits et que ce dernier publia en 1795. Ces estampes sont au nombre de 365, elles existent tantôt en noir, tantôt en couleurs, beaucoup sont sans nom de graveurs, elles sont intéressantes et précieuses au point de vue documents ; celles en noir se vendaient un shilling et celles en couleurs deux shillings.
Le nombre des graveurs signalés est d’environ 210 ; il a omis le nom de Samuel Cousins, ce qui ne laisse pas que de nous étonner, car le titre de
son ouvrage dit textuellement : « Descriptive Catalogue of thèse
engravings, from the introduction of lhe art lo the earlg part of the présent century » ce qui signifie: Catalogue descriptif de ces gravures depuis l’introduction de cet art jusqu’aux premières années du présent siècle ; or, Cousins est né en 1801 et mort en 1887 !
1 Son admirable collection fui dispersée et vendue en plusieurs fois par Solheby et O de 1890 à 189G.
2 II cite aussi les principales pièces des premiers graveurs en manière noire étrangers, mais est muet sur toute pièce exécutée au pointillé, ne s'étant point occupé de ce dernier procédé.
3 Chose curieuse à noter, aucun des portraits qui font fureur actuellement, tels que ceux de: Ladies Waldegrave, M" Carnac, Duchesse de Rutland, Lady Uampfylde, etc., n’y est reproduit, le goût d’alors n’était pas celui d’aujourd'hui.
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Des travaux précédents similaires avaient déjà été faits ; l’un par H. Broniley en 1793, l’autre plus détaillé — il y avait 7 vol. — par J. Oranger, 1804-1806, mais le classement était fait par personnages au lieu d’être comme il l’est ici par graveurs.
Parmi les graveurs anglais en manière noire les plus célèbres et les plus appréciés, citons en suivant, selon nous, l’ordre de leur mérite : J. Dixon, J. Watson, T. Watson, W. Dickinson, J. Ward, S. Cousins, Valentine Green W. Ward, J. -R. Smith, W. Pether — J. Dean, G. Keating, J. Mac Ardell — W. Sharp, R. Earlom, R. Houston, John Jones, Dunkarton, etc.
Ceux qui ont le plus gravé sont : John Faber Junior, 419 pièces ; J. Smith, 287; J. -R. Smith, 200; Mac Ardell, 201; J. Watson, 167; V. Green, 163; W. Dickinson, 95.
Les peintres qui ont été le plus reproduits sont : d’abord Reynolds, puis Kncller, Lely, Romney, T. Hudson, Hoppner et Gainsborough.
La belle et brillante période de la manière noire fut de 1750 à 1810 ; Mac Ardell fut le premier graveur qui remit le procédé en honneur, et Samuel Cousins le dernier artiste qui en usa.
A l’heure qu’il est un vent de folie souffle en Angleterre sur les estampes en manière noire, les prix atteints en ventes publiques dépassent tout ce que l’imagination la plus dévergondée peut rêver — nous n’avons pas besoin de dire que les pièces qui bénéficient de ces faveurs exagérées — sont, en 1er état, tirées en noir et dans des conditions de marge, de conservation et de fraichenr absolument exceptionnelles. On verra plus loin les prix obtenus aux grandes dernières ventes Hulth, Edgcumbe, Normanton et Blyth, cette dernière surtout tient le record; 346 numéros ont produit 21717 livres sterling, c’est-à-dire 542925 francs ; mais les anglais sont patriotes, certaines pièces n’ont jamais quitté l’Angleterre et ils ont juré qu’elles n’en sortiraient jamais, l’argent dans la circonstance devient donc une quantité absolument négligeable.
Nous avouons pour notre part ne guère comprendre pareil emballement et ces prix si hors de proportion avec la valeur artistique de l’objet. Il y a dans cette école, nous le reconnaissons sans peine, d’exquises et délicieuses estampes, mais on ne peut nier néanmoins que le procédé par lui-même ne soit terriblement monotone et, de plus, essentiellement impersonnel ; que ce soit gravé par Watson ou Ward, par Earlom ou par Green, nous vous défions d’en voir la différence. On confessera donc, que dans de telles conditions, une collection exclusivement composée de manière noire est loin d’avoir la séduction d’une réunion de pièces présentant les diversités d’aspect que donnent l’eau-forte, la pointe sèche, le bois, le vernis mou et même le burin.
Faisons observer que tous les premiers états sont imprimés en noir et que lorsque la planche commence à s’user, ce qui arrive très vite 2, on la tire en
‘ Il a paru dernièrement chez le libraire anglais B. Quarilch une monographie très complète de cet artiste par Alfred Whitman.
? II ne faut guère compter plus de 30 à -10 épreuves de 1" état, c’est-à-dire d’exemplaires fleur île euitirc. Disons aussi que les portraits si réputés de : La Duchesse de Rutland, M" Carnac, Lady Dampftjldc, etc... n’existent pas en couleur, originalement lotit au moins; il ne nous a, du reste, jamais été donné de les voir autrement qu'en noir.
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couleurs pour masquer scs faiblesses. Notons aussi — bizarrerie des collectionneurs — que si les portraits ne sont recherches et surpayes qu’c/i noir, les sujets de fantaisies ne le sont, au contraire, qu'eu couleurs.
En 1881, The Burlington fine Arts Club, toujours à la tête du mouvement artistique de son pays, fit une très remarquable exposition de gravures en manière noire depuis son origine jusqu’à nos jours, puis une seconde en 1902', cette dernière ne faisait figurer que les portraits de 1750 à 1880. Nous ne pouvons passer sous silence une inexplicable omission, celle de l’œuvre du célèbre artiste Samuel Cousins; comment se fait-il qu’un graveur de celte envergure ait été encore oublié? nous disons encore parce qu’il en fut de même en 1881. Le catalogue de celte exposition avait une préface de M. W.-G. Rawlinson extrêmement intéressante, il nous apprenait de curieuses choses sur la technique, le tirage, les états, les prix qu’on payait naguère une planche pour un portrait au xvme siècle, prix qui variaient, suivant les dimensions, entre 500 et 1250 francs, et qu’aujourd’hui on ne pourrait obtenir à moins de 3700 et 6000 francs et souvent davantage, il mentionnait aussi le procédé de Y aciérage* qui, pouvant se répéter indéfiniment, refait pour ainsi dire chaque fois une nouvelle virginité à la planche, à ce point que MM. Graves et Cie lui ont assuré avoir pu tirer d’un même cuivre aciéré sept ou huit fois, trois cents épreuves d’artistes, et plus de 10.000 épreuves courantes et ce, sans fatigue apparente de la planche.
Entre ces deux expositions, une troisième avait pris place en 1886, c’était celle de l’œuvre à peu près complet de James Mac Ardell.
En 1900, les amoureux des belles estampes ont pu admirer à leur aise au Pavillon Royal d’Angleterre la collection ultra select de 21 portraits les plus célèbres gracieusement prêtés par lord Cheylesmore 3.
Signalons aux amateurs le complément obligé de Chaloncr Smith, c’est-à-dire : Eighleenth centurg colour prints, an essag on certain stipple engravers and their work in colour, par Julia Frankau, London 1900‘. C'est un volume fort instructif, illustré de 52 planches avec un texte explicatif passant en revue les différents procédés au pointillé depuis son origine. Ce procédé n’est vraiment séduisant qu’en couleurs, en noir il est abominable. Les artistes qui s’en sont servis avec le plus d’habileté sont surtout : Bartolozzi, T. Collyer, J. Collyer, R. -S. Macuard, C. Knight, W. Nutter, T. Gaugain, L. Schiavonetti, C. Wilkin et P.-W. Tomkins.
' Dans la première exposition, qui contenait 198 pièces, le classement avait etc fait chronologiquement par noms de graveurs, avec une notice biographique sur chacun d’eux ; dans la seconde, qui comprenait 101 pièces, on avait au contraire, procédé au classement par le nom des personnages auxquels on avait également consacré une petite note biographique, sans préjudice de celle donnée aux artistes, qui avait été placée à la fin du catalogue. — Les plus belles collections de portraits actuellement en Angleterre sont chez le duc de Dcvonshire, le comte de Hardwick et le comte de Stanford.
5 Inventé par Salmon et Garnier vers 1859 ou 18G0 ; c'est de cette époque que datent les galvanos.
3 Décédé en mai 1902, l'éminent amateur a fait don au British Muséum de sa collection composée d’environ 14000 portraits qu’il avait commencé à réunir vers 1870.
* Nous pouvons ajouter encore : Masters nf Mezzotint, par M. Alfred Whitman, du Ilrilish Muséum, publié chez George Bell & Sons de Londres. — M. Whitman est encore l’écrivain distingué du très intéressant volume The Print-Collector’s Handbook.
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Mentionnons, pour en terminer, les estampes en manière noire suivantes, qui rachètent leur laideur par une insigne rareté : Lady Neville, d’après Pooley, par S. Leader, deux exemplaires connus — Charles Pr, d’après Van Dyclc, par R. Robinson, exemplaire unique — William Bullock, par T. Johnson, cinq exemplaires — Mis Cibber, d’après Hudson, par John Faber, quatre exemplaires — William King, d’après Dalh, par Thomas Beard, deux exemplaires.
Et maintenant, passons en revue les plus délicates gravures de cette école qui, à l’heure qu’il est, tient presque la tête du marché quant aux prix payés.
BEECHEY (William, d’après)
Children at Play (Smith 6). — Dans la campagne, quatre enfants tous tournés vers la droite — trois filles et un garçon — ce dernier, debout, s’apprête à décocher une flèche en bandant son arc, il a près de lui par terre, au tout premier plan, son chapeau sur lequel deux flèches sont posées. Sous le trait carré à gauche, Painled by W. Beechey ; à droite, Engraved by Th. Parle. Au milieu, Chidren at Play, et au-dessous en dernière ligne, Published by Parle 1791 '.
Estampe en couleurs très rare.
Ventes: En 1901, par J. Halle, antiquaire à Munich, 2000, avec la lettre ouverte — C. J. et G. K., 1380.
BIGG (W.-R. d’après)
The Romps5 (par W. Ward). — Dans une salle de pensionnat où jouent sept fillettes, la maîtresse entre à droite et réprimande vertement une élève qui, en renversant une table, a répandu l’encrier sur sa robe. Au fond de la pièce, une cheminée.
i Disons une Cois pour toulcs, que les estampes anglaises portent généralement, comme les nôtres du reste, sous le trait carré : à gaiiehe le nom du peintre, à droite celui du graveur, au milieu de la marge le litre, et en plus, et en dernière ligne, ce qui n’a lieu que plus rarement chez nous, le nom de l’éditeur avec le quantième du mois et l’année de la publication. Nous ne reproduirons point in extenso, toutes ces inscriptions qui surchargeraient notre texte et absorberaient de l’espace, nous nous contenterons d'indiquer seulement en français les dates de publications intéressantes au point de vue chronologique. Nous ajouterons, que le premier état des manières noires, toujours extrêmement rare, est vierge de toutes ces inscriptions et est imprimé en noir.
3 Les Jeux brayants.
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Truants1 * 3 * (par W. Ward). — Un professeur gronde des enfants qui avaient accusé un petit paysan d’avoir dérobé des fruits.
Fort jolies estampes en couleurs se faisant pendants.
Ventes: Comte Esterhazy; the Romps, 790; the Truants, 400 — Par Halle, les deux pièces, 975 — C. J. et G. K., les deux, 1580.
A Lady and her children reeving a Cottager 3 (par Bartolozzi '). Devant une humble chaumière, une pauvre femme est agenouillée, son enfant dans ses bras, elle reçoit la visite d’une riche châtelaine accompagnée de ses deux enfants et d’un domestique nègre qui porte son vêtement et son ombrelle. Au premier plan à gauche, un petit chien aboie.
Pièce en couleurs au pointillé qui n’est pas très commune, adjugée vente G., 65 francs +.
Saturday morning favourite chickens going to market 5 6
(par J. Burke). — Devant une chaumière des fermiers et leurs enfants sont rassemblés ; à droite un âne et son ànon, et près d’eux une marchande de poulets accroupie tendant la main pour recevoir son argent sans doute. A droite s’étend la campagne.
Pointillé en couleurs charmant, une épreuve â la vente Esterhazy fut adjugée 182 francs.
Shipwreck’d Sailor boy telling his story to a cottage door B
(par T. Gaugain). — Venant de la droite, nu-pieds, un bâton à la main, un petit mousse échappé d’un naufrage, raconte son histoire à trois femmes et deux enfants qui sont à la porte d’une chaumière à gauche. La campagne se déroule à droite.
Pointillé en couleurs dont un exemplaire fut adjugé à la même vente 166 francs. — Cette pièce existe aussi gravée par J. Schmitz.
1 L'Ecole buissonnière.
5 Une Dame et ses enfants secourant une paysanne.
3 A la même époque que ce maître, vivait un contrefacteur qui, pour donner le change, copiait servilement l’artiste et signait Bartoloni, se défier de ce pasticheur déshonnête.
* A cette vente faite par Bouillon le 10 mai 18tM, le catalogue dit par erreur, croyons-nous, gravé par J.-R. Smith.
3 Le samedi malin tes poules favorites allant au marché.
6 Un Mousse naufragé raconte son histoire à la porte d'un cottage.
ÉCOLE ANGLAISE
The Sailor’s Orphans or the Youn0 Ladie’s subscription ’
(par Ward).
Une épreuve en couleurs à la vente C. J. et G. K., 920 francs; à la même vente, une épreuve en noir avec son pendant The Soldier’s widow or School bog's collection-, par Dunkarton, fut adjugée 250 francs.
GOSWAY (Richard, d’après)
Mrs Fitzherbert (par J. Condé). — Elle est assise de face au pied d’un gros arbre, la main droite étendue horizontalement sur un tertre gazonné, la gauche tenant un livre entr’ouvert ; son chien est près d’elle à gauche qui la regarde, et derrière elle on aperçoit deux ramiers sur une branche. Publié en 1792.
Pointillé en couleurs recherché et très rare.
Ventes: Defer Dumesnil, 510 — Baron F. de L., 1937 — A Londres, le 19 février 1902, adjugé 2835.
The fair Moralist and her Pupil (par Barlolozzi). — Une jeune femme coiffée d’un grand chapeau à plumes légèrement incliné à gauche, est assise de face sur un canapé, son bras gauche est étendu sur le dosier de ce siège, près d’elle un jeune enfant debout s’appuie sur scs genoux, feuilletant un livre que sa mère lient dans sa main droite. Publié en 1787.
Rare pointillé en couleurs représentant Mmc Harding et son fils.
Ventes : Par Malle, 1600 — Baron F. de L., avec la lettre grise, 406.
COSWAY (Maria, d’après)
Mrs Cosway (par V. Green) — Smith 29. — A mi-corps, de trois quarts à gauche et regardant de face, elle est assise dans un fauteuil, les bras croisés, à son cou un velours noir où pend une croix. Publié le 1er septembre 1787.
Ventes : Ligand, 330 — Baron F. de L., 950 — C. J. et G. K., 1180.
i l.es Orphelins tin marin on la quête des jeunes femmes. 5 l.n Venue <ln solilal on la collecte des écoliers.
ÉCOLE ANGLAISE
Georgiana Duchess of Devonshire (par V. Green) — S 3G. — Sortant d’un nuage derrière lequel apparaît le ciel où scintillent quelques étoiles, elle semble descendre sur la terre; elle est de face, un croissant dans les cheveux, le bras droit levé vers le ciel qu’elle vient de quitter. En bas cinq vers. Publié le 1er janvier 1783.
Jolie pièce dont il faut rejeter les épreuves portant le titre Cijnthia ainsi que l’adresse Percij Street Bedford square.
DAYES (Ed., d’après)
A Promenade in S*-James’s Park (par F.-D. Soiron).
Cette jolie et très rare estampe publiée en janvier 1793, fut adjugée avec An airing m Ilyde park, par Gaugain en 1796, à la vente Blytli, 1627 francs ; à la vente C. J. et G. K., ces deux mêmes pièces atteignirent 3000 francs ; An airing... seule fit 1510 francs. Celte dernière estampe à une vente anonyme faite le 14 mars 1903, fut adjugée 3000 francs.
A la vente de Mm« C. Lelong, A Promenade . . . avec A Tea Gardcn furent adjugés 5900 francs.
Nous n’avons fait qu’entrevoir ces gravures, ce qui nous prive d’en donner la description, leur souvenir n’étant pas assez présent à notre mémoire.
DOWNMAN (John, d’après)
Lady Duncannon (par Bartolozzi, 1788). — Elle est dans un ovale, vue à mi-corps et coiffée d’un large chapeau empanaché.
Un rare exemplaire de cette pièce en couleurs fut adjugé à la vente C. J. et G. K., 780 francs, avec la lettre grise, et 755 ù une vente anonyme faite le 14 mars 1903.
Duchess of Richmond (par T. Burke, 1797). — Dans un ovale, à mi-corps, assise de trois quarts à gauche, elle regarde de ce côté, un fichu sur les épaules vient se nouer sur la poitrine.
Ventes : Ligaud, en couleurs, 700; en noir, 91 — C. J. et G. K., 920, encadré mais la marge inférieure manquait — Baron F. de L., 1400.
ÉCOLE ANGLAISE
Miss Farren (par J. Collyer). — En buste dans une bordure ovale, de profil à droite et à mi-corps. Publié le 14 février 1788 '.
Très rare.
Ventes : Ligand, 1245, épreuve remargée — C. J. et G. K., encadrée et en bistre, 800 — Baron F. de L., 1450.
Miss Kemble (par J. Jones). — Dans un ovale, à mi-corps, de face et assise les bras croisés, elle regarde à gauche ; derrière elle de ce côté, une branche d’arbre feuillée. Publié en 1784.
Ne pas confondre ce portrait avec celui gravé par le même artiste d’après Reynolds (Smith 42) — Les quatre estampes ci-dessus décrites sont toutes des pointillés.
Un exemplaire fut adjugé par Halle, 425 francs.
ENGLEHEART (G. d’après)
M''s Mills (par J. -R. Smith) — Sm 108. — Elle est assise, tournée à gauche et regarde de face. Elle est coiffée d’un grand chapeau orné de plumes et tient une lettre dans la main droite. Publié le 18 décembre 1786.
Ventes : A Londres, le 18 avril 1898, un exemplaire, 1575 — Ligaud, 2010, avec une grande marge; la même, avec une petite marge et un coloris différent, 210.
GAINSBOROUGH s (d’après)
Mme Bacelli (par John Jones). — De face, elle danse, la tète inclinée sur l’épaule droite, la main droite à la taille, la gauche suivant le mouvement de la cadence. Dans le coin de l’estampe on lit : Signora Bacelli. Au fond s’étend la campagne. Publié le 5 février 1784.
1 Nous croyons, sans l’affirmer, qu’il y a eu un retirage ilalé de janvier Î797.
2 Consulter Thomas Gainsborough his Life ami Works par Mr‘ Arthurs Bell, publié à Londres, chez George Eell & Sons.
A rejeter les épreuves portant la date du Pt juin 1811. Ne pas confondre aussi ce portrait avec celui d’après Reynolds, gravé par notre artiste (Sm G), où elle est dans un ovale de trois quarts à droite regardant de face et tenant de la main droite, à la hauteur de son visage, le masque qu’elle vient d’enlever. Un exemplaire superbe de la ravissante pièce que nous venons de décrire figurait au Pavillon Britannique à l'Exposition de 1900.
Ventes : Gentien, 260 — Blyth, une belle épreuve adjugée 12G0 francs.
Her Royal Highnessthe Duchessof Cumberland (par V. Green) Smith 31. — Debout au pied d’une colonne, de lace, regardant à droite. La main gauche — une vraie main de duchesse, tant elle est fine et fuselée — s’appuie sur le dossier d’un fauteuil, la gauche pend le long du corps, soutenant les plis du long manteau doublé d’hermines dont elle est revêtue ; le cou se dégage gracieux d’un corsage légèrement échancré. Au fond, de lourdes draperies laissent entrevoir à gauche, au tout dernier plan, deux tours très élevées.
Adorable pièce qu’il faut avoir en l«r état, c’est-à-dire avec la date de publication du 1er janvier 1783 et non avec celle du Ie1 janvier 1790 publiée par Brydon et qui est de beaucoup inférieure. Bromley croit pouvoir affirmer que la tête seule est de Gainsborough et que le reste est de Cosway.
Mrs Richards (par J. Spilsbury) — Sm 35. — Dans un ovale, à mi-corps et tournée à droite, elle regarde de face. La coiffure est basse quoique les cheveux soient relevés, elle porte des boucles d’oreilles, un collier de perles avec une collerette de dentelles à petits volants laissant entrevoir un peu de la poitrine. Au corsage, un bouquet que retient la main gauche. Publié le 20 septembre 1768.
On ne connaît qu’un exemplaire avant les inscriptions.
HAMILTON (W. d’après)
Morning (par P.-W. Tomkins). — A la porte d’une ferme, à gauche, une femme trait une vache, deux autres femmes sur le premier plan portent l’une un seau de lait, l’autre un joug; à droite, deux enfants dont l’un boit un bol de lait. Au fond, dans une ferme, un autre baratte.
ECOLE ANGLAISE
Evening 1 (par le même). — Un troupeau de moutons rentre à droite ; à gauche, une femme est à genoux, et presqu’au milieu de l’estampe, un homme et une femme sont debout, l’un joue de la musette, l’autre tient une houlette ; un chien est près d’eux. Au fond la campagne.
Jolis pointillés en couleurs publics le 4 juin 1789 se faisant pendants.
The Shepherdess of the Alps 2 (par J. Eginton 1792). — Assise dans la campagne au pied d’un gros arbre, de trois quarts à droite, elle regarde dans cette direction, les mains jointes sur les genoux, un bâton en travers sur le bras droit, elle garde ses moutons qui sont à droite. Au fond, des collines.
Cette estampe au pointillé ne justifie point, suivant nous, par sa valeur artistique les hauts prix qu’on va lire :
Ventes : par Halle, 10G2 — Baron F. de L., 1250.
HOPPNER1 * 3 (John, d’après)
The children Douglas * (par J. Ward) — Sm 14. — A droite, un petit garçon debout tourné à droite regarde de face, il est coiffé d’un chapeau à plumes et porle un large col blanc ; au centre, une fillette est assise sur un banc, regardant fixement devant elle ; derrière elle, sa sœur aînée ; une autre jeune fille à genoux et appuyée sur son bras droit, parle à la pelile fille. Au fond, la campagne. Publié le 1er mars 1799.
Children bathing 5 (par le même) — Sm 27. — A gauche, un jeune garçon debout tourné à gauche regarde de face, il porle un large col blanc et déboulonne sa jaquette ; sur le bord d’un ruisseau deux autres enfants assis el à demi-déshabillés. Au fond, la campagne. Publié le 1er avril 1799.
Ces deux estampes qui se font pendants sont rares et extrêmement recherchées, â la vente Blyth elles furent adjugées 9450.
1 Le Soir.
s La Bergère des A Ipes.
■* I.'nrlislc a gravé lui-même deux ou trois mezzotintes.
* Le sous-titre est Juvénile retirement qui signifie Amusement du jeune âge.
* Enfants se baignant.
ÉCOLE ANGLAISE
Daugthers of Sir Thomas Frankland (par W. Word) — Sm38. — Assises toutes deux dans la campagne, de trois quarts à gauche, un portefeuille d’estampes entre elles deux sur leurs genoux ; la jeune femme du deuxième plan a passé son bras gauche sur l’épaule de sa sœur qu’elle regarde de face, un chien est couché sur leurs jupes devant elles. Publié le 1er mars 1797.
C’est à coup sûr une des plus ravissantes pièces de l’école anglaise et l’on comprend facilement les sacrifices pécuniaires qu’on s’impose pour la posséder.
Il faut noter qu’au 4e état, c’est-à-dire avec le titre The Sislcrs, elle est infiniment moins séduisante quoique parfaitement digne encore de retenir l’attention du collectionneur.
Ventes : Hulth, en 1er état, 9975 — Le 18 février 189S à Londres, 1er état, 9500 — Blyth, 4e état, 3281.
Lady Charlotte Gréville (par Young) — Sm 29. — Elle est assise sur un banc de gazon et caresse un jeune chien en regardant à gauche. Elle a un ruban dans les cheveux et les manches de sa robe sont étroites. Au fond, la campagne.
Délicieuse et rarissime estampe.
Ventes : Le G juin 1898 à Londres, 1 100 — Blyth, 1er état, 2G25 — C. J. et G. K., 4100, épreuve encadrée et signée au verso par le graveur.
Mps Parkyns (par Ch. Wilkin 1795). — Debout dans la campagne, de trois quarts à gauche, elle regarde de face. Elle est légèrement décolletée, coiffée d’une toque à plumes, un collier de perles au cou, un mantelet de dentelle sur les épaules, et la main gauche qui pend le long du corps tient un mouchoir de poche.
Pièce au pointillé.
The Right HonbIe Lady Anne Lambton and Family (par Young) — Sm 46. — Debout et regardant à droite, elle a le coude appuyé sur un piédestal ; près d’elle sa fille qui arrange le sabre de son frère aîné. Deux autres enfants complètent la scène, l’un d’eux a le pied droit déchaussé. Au fond, la campagne. Publié le 6 avril 1799.
Une fort belle épreuve atteignit à la vente Blyth, 5250 francs.
Lady Mildmay and Child (par W. Say 1803). — La jeune femme est nu-tête, de trois quarts à gauche, regardant de face, le bras gauche
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demi-nu pend le long du corps, retenant une écharpe légère; sa fillette déchaussée est assise sur un socle rectangulaire, elle se penche vers elle, enlaçant son cou de ses bras. Derrière elles, une balustrade.
Très rare ; un exemplaire — qui n’est pas cité dans Smith — fut adjugé vente Blyth, 9450 francs.
Sallad Girl (par W. Ward) — Sm 47. — Jeune fille légèrement tournée à gauche et regardant de face, elle porte un bonnet et un fichu et tient dans les mains un panier de salade. Publié le 10 février 1783.
A contemplative Youth 1 (par G. Hodges) — Sm 4. — Assis à droite et tourné à gauche, il regarde de face, les yeux levés au ciel, les mains appuyées sur les genoux. Au fond, la campagne. Publié le 3 avril 1786.
Ces deux estampes qui ne semblent cependant pas se faire pendants, furent adjugées ensemble à la vente C. J. et G. K., 3350 francs: la première qui est très rare, était avec la faute, c’est-à-dire avec le mot écrit Sailad ; la seconde en 2° état, avant les inscriptions effacées.
The setting Sun 2 (par J. Young) — Sm 27. — Dans la campagne à gauche de l’estampe, au pied d’un bouquet d’arbres, une jeune femme, le genou gauche en terre, soutient de son bras droit une fillette à laquelle de la main droite elle indique le soleil qui sombre à l’horizon. L’enfant rejetée légèrement en arrière, lève la main gauche à la hauteur de ses yeux pour se les protéger contre la clarté de l’astre mourant. Devant elles, un petit garçon debout, le corps de profil à gauche, regarde de face. Publié le 21 janvier 1790.
Cette délicieuse estampe représente les enfants Godsale dans le parc de Iscoyd, dans le Flintshire.
Ventes : En 1901, par Halle, 2812 — Baron F. de L., 3850.
Duehcss of York (par W. Dickinson) — Sm 94. — Dans un parc, au pied de grands arbres, la duchesse est debout, de trois quarts à gauche et regardant de face, sa main droite s’appuie sur une balustrade, l’autre est ramenée sur sa hanche, un petit chien la regarde ;
1 Master Lambton ; cette estampe est d'après Reynolds. 5 Le Soleil couchant.
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derrière elle trois demoiselles d’honneur, l’une d’elle relève la traîne de sa jupe. Publié le 1er décembre 1795.
Rare et charmante pièce adjugée à la vente du baron F. de L., (512 francs.
Sophia Western (par J. -R. Smith). — La jolie jeune femme — très probablement assise — est vue à mi-corps, de lace, les bras croisés sont sans doute appuyés sur le montant d’une croisée, les brides qui partent de derrière le chapeau viennent se rejoindre sur la gorge demi-nue, la tête est légèrement inclinée à gauche, les oreilles sont ornées de boucles en forme de poire.
Miranda 1 (par W. Ward). — Au pied de rochers à gauche, bordés par la mer à droite, la jeune femme est debout, bras et tète nus, un simple ruban dans ses cheveux épars, le corsage fortement échancré laisse entrevoir la naissance du sein droit. Elle est de trois quarts à gauche, regardant de face, son bras droit est étendu vers le rocher, un vent violent soulève ses jupes et l’ample vêtement qui recouvre ses épaules. Derrière elle le flot avec son écume blanche, et au loin sur la mer un alcyon.
Pièce en couleurs délicieuse mais de la dernière rareté qui semble, chose extraordinaire, ne pas exister en noir, car Smith n’en fait pas mention.
Une fort belle épreuve dans la collection de M. Frank T. Sabin, de Londres. — Le Connaisseur 1 nous apprend qu’un exemplaire superbe existe dans la collection de lord Cheylesmore et qu’il fut payé par le grand collectionneur 1000 francs ; il ajoutait que dernièrement un marchand lui en proposa un autre beaucoup moins beau, dont il demandait modestement 650 livres sterling, soit 16250 francs.
A citer encore: Duchess of Bedford (par S.-W. Reynolds), adjugé vente Blyth 1625 francs — M'-* Benivell (par W. Ward), Sm 7, publié le 7 mai 1783, adjugé vente Ligaud, en couleurs, 1850 francs.
KAUFMANN (Angelica, d’après)
Lady Rushout and Daughter (par Thomas Burke). — Dans la campagne, assise et presque de face au pied d’un gros arbre, la
i C’est M" Michael Angelo Taylor.
1 Périodique mensuel anglais avec texte français et illustration dont le 1" numéro, a paru en septembre 1901. Actuellement le texte français est supprimé.
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délicieuse jeune femme a près d’elle debout à sa droite sa fillette qui tient dans ses mains écartées une guirlande de fleurs.
Une épreuve de cette rare et fort jolie pièce au pointillé en couleurs fut adjugée à une vente faite en 1901 par Halle, 937 francs.
LÂWRÂNSON (W. d’après)
Lady at Haymaking (par J. -R. Smith) — Sm 183. — Une jeune femme coiffée d’un grand chapeau, debout et regardant de face, s’appuie sur une fourche ; à droite, une charelte chargée de foin ; au fond, la campagne. Publié le 8 octobre 1780.
Palemon et Lavinia (par le même) — Sm 184. — Au pied d’un gros arbre, au bas de la terrasse d’un château qu’on aperçoit au fond de l’estampe, un jeune homme presse tendrement la main d’une jeune fille qui est à sa droite et qui baisse timidement les yeux. Au dernier plan à gauche, on distingue un autre couple. Publié le 10 novembre 1780.
Pièces se faisant pendants.
Mrs Edwards (par J. Jones) — Sm 24. — A mi-corps, de trois quarts à droite, regardant de face, les bras croisés sur une sorte d’entablement, elle tient dans sa main droite une lettre ouverte et s’appuie sur un manchon, un manteau de gaze légère est jeté sur ses épaules. Publié le 15 mai 1780.
LAWRENCE (Thomas, d’après)
M iss Farren (par Barlolozzi, 1792). — Elle est dans la campagne, debout de trois quarts, et se dirige vers la gauche, elle regarde de face, enveloppée dans un manteau bordé de fourrures, sa main gauche pend le long de son corps, tenant un énorme manchon.
Joli jiointillc très rare et fort recherché.
Ventes: Hollandt, 706 — Le 5 décembre 1898, à Londres, 5500 — Btytli, 2050 — Baron F. de L., avant toutes lettres, 906 — G. J. et G. K, en bistre avec la lettre grise et une grande marge, 1300.
ÉCOLE ANGLAISE
Master Lambton (par Samuel Cousins, 1827). — Assis de face sur un rocher battu par la mer et dominant les flols, l’adorable et délicieux enfant vêtu de velours, la main droite appuyée sur le roc, la gauche soutenant sa tète nue aux cheveux frisottants, regarde le ciel, les yeux perdus dans l’infini ; sa jambe droite est repliée sous la gauche, une collerette souple et échancrée laisse voir le cou. Publié le 26 mars 1827.
La séduction du modèle, l’habileté extraordinaire du graveur* font de ce portrait la plus magnifique estampe qu’on puisse rêver, c’est une des perles de l’école anglaise qui en compte de nombreuses.
Il existe un état de tirage postérieur et bien moins recherché avec l’adresse de Colnaghi son. — Cette estampe a aussi été gravée par Geo-H. Philipps, elle est sans valeur pour les collectionneurs.
M. Algernon Graves et M. E.-C. Leggett, tous deux marchands d’estampes, de Londres, et amis personnels de Cousins1 2 possèdent 'de cet artiste des raretés dont ils ne se sépareraient à aucun prix. — M. Pycroft d’Exeter a publié sur cet artiste une monographie tirée à très petit nombre et devenue actuellement absolument introuvable.
Ventes : En juin 1895, à Londres, un 2<= état 866 — Par Halle, avant la lettre, 981 — Blyth, même état, 3780 — C. J. et G. K., même état, 920 — Loyd, même état, 1875 — A une vente anonjune faite par Danlos le 14 mars 1903, une épreuve sans indication d’état fut adjugée 470 francs.
Marquise d’Exeter (par S.-W. Reynolds, 1803). — Assise dans un parc, sur un canapé, de trois quarts à gauche, elle regarde de face, son bras droit replié s’appuie sur le dossier du siège ; son chien est couché à sa droite. Au fond de l’estampe, dans une éclaircie, on aperçoit une maison.
Extrêmement rare et recherchée fut adjugée 812 francs à la vente du baron F. de L.
Elizabeth Countess Grosvenor (par S. Cousins). — A mi-corps de face, regardant de trois quarts à droite, vêtue d’une robe de mousseline transparente laissant voir les bras et deviner la naissance de la gorge sous l’échancrure du corsage, l’idéale jeune femme, les cheveux noirs ramenés en accroche cœur sur les tempes et sur le
1 En 1872 l’artiste fit don de son œuvre presque complet au British Muséum.
2 Samuel Cousins, dont F. Keppel fit une exposition de l'œuvre en 1890. est un contemporain, car il est né en 1801 et mort en 1887 ; il peut être absolument assimilé comme métier ses grands devanciers du xvnr siècle, c’est dire assez en quelle haute estime nous le tenons.
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front, a ramené sa main gauche à la hauteur de sa ceinture. Publié par Colnaghi et C° en 1833.
Les traits d’une finesse exquise et la suprême distinction du personnage font de ce portrait une estampe d'une rare séduction. — Un Ici' état à la vente Blyth atteignit 1365 francs; ce même portrait, gravé par H. -T. Grcenhead, à la vente Cope, de Philadelphie, 1000 francs. — Notons encore Countess Gower and Cliild par le même qui, à la même vente, fut adjugé 4500 francs en 1er état.
LÉLY (Peter, d’après)
The Beautîes of Windsor 1 (par T. Watson) — Sm 5.
Suite de six portraits de femmes, connue sous la dénomination Les Beautés de Windsor, savoir :
Duchess of Cleveland — Countess of Northumberland — Countess of Ossorij — Duchess of Richmond — Countess of Rochester — Ladij Whitmore.
Adjugé vente Blyth, avant la lettre, 2150; vente baron F. de L. 400, avec la lettre.
Lady Grammont (par Mac Ardell) — Sm 91. — A mi-jambes, assise et regardant de face, les cheveux sont courts et bouclés, la main gauche tient une palme. Au dernier plan, une colonne et un fragment de roue. Sur le mur, le monogramme du peintre.
Cette superbe estampe, où le modèle semble être représenté en sainte Catherine, est dite aussi La Belle Hamilton. — Il faut rejeter le 3e et dernier état, c’est-à-dire celui qui porte la mention : Sold bp E. Fischer at lhe Golden //car/..., la planche est usée. Un bel exemplaire de b'1' état avant toutes lettres Tut adjugé à la vente Blyth, 1800 francs.
Eleonora Gwynne (par H. -H. Quiter). — Assise au pied d’un arbre, de face cl regardant devant elle, l’échancrure de la chemise laisse voir les seins nus, elle a sa main gauche appuyée sur la tête d’un mouton qu’elle a entouré d’une guirlande de fleurs. En bas, deux vers anglais commençant par : The Sculptor part is doue. . .
Celte estampe en manière noire, qui est fort laide, est de la plus insigne rareté, elle n’a point été signalée par Chaloncr Smith, et James Holbert
I Le peintre Lcly exécuta 11 toiles sous ce litre, dont les G que nous venons de mentionner furent seules gravées.
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Wilson ne la possédait pas dans sa collection. Une épreuve qui passa à la vente du baron F. de L. fut adjugée 506 francs. Le graveur Quiter est né dans la Frise vers 1620, et mourut fort vieux au commencement du xvme siècle.
MORLAND (Georges, d’après)
Artiste fort intéressant dont les compositions de genre — chasses, scènes rustiques, etc. — sont extrêmement gracieuses et recherchées; il a souvent eu comme interprète son beau-frère W. Ward, un graveur de grand talent.
Dancing Dogs 1 (par Gangain). — A gauche de l’eslampe, une jeune femme est assise au pied d’un gros arbre devant une maison, un enfant est sur ses genoux et les deux autres qui sont près d’elle regardent des chiens habillés que font danser deux personnages, l’un est armé d’un fouet, l’autre joue de la musette.
Guinea Pigs1 * * * 5 (par le même). — A la porte d’un cottage à droite, une jeune femme avec ses deux fillettes regardent un paysan qui, genou en terre et de profil à droite, vient de sortir de son panier trois petits cochons d’Inde; son bâton et son chapeau sont près de lui.
Ces deux pièces en couleurs sc font pendants.
Ventes : Par Halle, 1656 — baron F. de L., 1356.
The contented Waterman * (par W. Ward). — Une chaumière sur le bord de l’eau devant laquelle sont quatre personnages: une femme assise el cousant, une fillette jouant avec sa poupée, un homme jeune tenant une longue pipe et un autre plus âgé assis el vu presque de dos, un pichet à la main qu’il appuie sur son genou gauche. Au tout premier plan à droite, la tète d'un porc sortant de son auge.
Jack in the Bilboes * (par le même ). — Sur le bord d’un quai, accoste une barque que lire par une chaîne un homme qui est à terre
1 Chiens dansant.
3 Cochons d'Inde.
9 Le Marinier satisfait.
* Ce titre, dont nous avouons ne pas saisir exactement la signification, mais qui doit vouloir dire Jack dans les fers, fait sans doute allusion à la situation du personnage de la chanson célèbre de Dibbins intitulée : My Poil and my Partner Joe; d’où cette estampe et la précédente
sont tirées.
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et dans laquelle se trouvent trois personnages : un homme et une femme jeunes assis à l’arrière, et un homme debout les mains jointes, l’anxiété peinte sur le visage, dont vont s’emparer deux autres hommes.
Pièces en couleurs se faisant pendants adjugées par Halle, 625 francs.
A Party Angling ’ (par Heating). — Dans un bateau, à l’ombre de grands arbres, six personnages, dont deux femmes, sont en train de pêcher à la ligne ; celui qui est sur l’avant du bateau est penché en avant et s’efforce de faire entrer dans son épuisette le poisson qui est au bout de la ligne et que vient de prendre son voisin.
The Ânglers Repast- (par W. Ward). — Dans la campagne où nos pêcheurs viennent de débarquer pour prendre leur repas, une nappe est étendue par terre ; à droite, le domestique nègre qui est dans le bateau qui accoste, passe une bouteille au gentleman qui est de ce côté et qui a un plat sous le bras droit.
Ces deux estampes qui se font pendants ont été publiées en 1789, elles sont adorablement jolies et tout à fait hors pair , elles sont rares et fort enviables.
Ventes : Par Halle, en noir, les deux, 1337; les mêmes, en couleurs, 3725 — Le 11 juin 1901, à Londres, en noir, 1312 ; en couleurs 3675 — Baron F. de L., en couleurs, 4344.
A Visit to the Boarding School 3 (par W. Ward). — Deux femmes sont assises à droite de l’estampe ; celle du premier plan est coilïée d’un large chapeau à plumes et a une boite de fruits sur les genoux, elle regarde la porte qui est en face d’elle, et par laquelle entre sa fille que la maîtresse d’école lui amène par la main, et au devant de laquelle se précipite son petit frère sans doule ; tout à fait à gauche, deux lillelles regardent curieusement cette scène.
A Visit to the Child at nurse * (par le même). — Une grande et élégante jeune femme au large chapeau à plumes suivie de sa petite fille, vient d’entrer dans une modeste chambre, et penchée en avant,
1 La Partie île pcche.
2 Le Repas des pêcheurs.
3 Plie Visite d la pension.
* Vnc Visite <i l'enfant en nourrice.
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va prendre dans ses bras son enfant qui est dans ceux de la nourrice assise; de profil à gauche, derrière celle-ci, une pelile fille dort sur un lit où elle a été portée tout habillée ; un quatrième enfant assis sur le premier plan à gauche, joue. Au milieu de l’estampe, on voit une petite charette à deux roues à laquelle est attelé un petit cheval de bois.
Délicieux pendants en couleurs au moins aussi séduisants que les deux pièces précédentes.
Ventes : Dccloux, 545 — G., la seconde, 225 — Le 24 mars 1900 à une vente anonyme par Danlos, la seconde seulement, 1020 — Le 11 juin 1901, à Londres, les deux, 2153 — Lacroix, les deux 260, mais en très mauvais état — Par Halle, les deux en noir, 1169; les mêmes en couleurs, 4175 — Baron F. de L., les deux en couleurs, 3037 — Les deux en couleurs adjugées le 25 novembre 1902, à Londres, 3281.
Morning or the benevolent Sportman 1 (par J. Grozer). — Dans la campagne à gauche de l’estampe, deux paysans leur enfant et leur chien sont assis près d’une petite hutte; un second enfant plus âgé s’est levé et s’approchant d’un chasseur à cheval qui arrive de la droite suivi de son porte carnier et de ses bois chiens, lui tend son chapeau dans lequel le sportman jette une pièce de monnaie. Au tout premier plan à droite, un âne est couché.
Evening or the Sportman Return 1 * 3 (par le même).- — Le chasseur arrivant de gauche est descendu de son cheval dont la bride est passée à son bras droit qui tient le fusil, tandis que de l’autre il montre à sa femme et à ses enfants qui sont à la porte du cottage, un faisan. Le fils aîné assis tout à fait à droite sur le premier plan, montre un lièvre à un de ses frères. En face de l’habitation à gauche, une grange et quatre chiens autour du chasseur.
Pendants en couleurs publiés en 1795 et adjugés 2819 francs à la vente du baron F. de L., ils étaient avec la lettre tracée.
Délia in the Country3 (par J. -R. Smith, 1788). — Jolie, elle est assise dans un parc au pied d’un arbre, de trois quarts à droite, la tête complètement de profil est baissée sur le livre ouvert qu’elle tient
1 Le Matin ou le Chasseur bienveillant.
5 Le Soir ou le Retour du chasseur.
1 Délia dans la campagne.
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dans sa main gauche ; elle est coiffée d’un large chapeau de feutre et une écharpe de dentelle couvre ses épaules. Sous le litre, 8 vers sur deux colonnes commençant par ces mots: Al lenght frorn Town tlie peerlcss Alaid. . . Publié à Londres, le 10 février 1788. . .
Charmante pièce ovale au pointillé en couleurs adjugée 1450 francs à la vente Ligaud.
The Tavern Door 1 (par J. -R. Smith). — Deux femmes à la porte d’une taverne, celle de gauche coiffée d’un large chapeau, le poing sur la hanche, semble en vouloir défendre l’entrée à un homme qui la regarde, la cravache passée sous les bras croisés, dans une attitude menaçante ; derrière lui arrive une petite fille, un bidon d’une main, un papier de l’autre.
Ravissante pièce au pointillé en couleurs.
The Public House Door 3 (par W. Ward). — Un chasseur suivi de ses deux chiens, son fusil dans la main droite, un lapin dans la gauche, franchit le seuil d’une maison qui est à gauche, pendant que son compagnon attache son cheval à un gros arbre au pied duquel est une table circulaire où ont été déposés une pipe et un verre.
Un exemplaire en noir mais avant la lettre, en 1901, fut vendu par Halle, 531 francs.
Blind Man Buff :l (par W. Ward). — Scène de colin-maillard à laquelle prennent part huit enfants, parmi lesquels une jeune fille les yeux bandés qui étend ses deux bras vers la droite, un jeune garçon accroupi qui lui touche le pied de sa main droite, et une fillette qui s'apprête à lui présenter un chien qu’elle soulève dans ses bras.
Children nutting* (par E. Dayes). — Devant une ferme, des enfants en train de cueillir des noisettes ; la petite fille qui est à droite, lève les bras pour en atteindre dans une branche qu’elle tire à elle ;
i La i>nrte de la Taverne.
’ La parle de t' Auberge.
5 Le Colin-Maillard.
* Enfants cueillant des noisettes .
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au premier plan derrière elle, un pelil garçon assis examine celle qu’il a dans la main.
Ventes : En 1901, par Halle, la seconde avec Childrcn birds rieslings < (par Ward), 1437 — Baron F. de L., les deux décrites, 1250.
Rural Amusement - (par J. -R. Smilh). — Une jeune femme au grand chapeau à plumes, tournée à droite, un chien près d’elle, arrose des arbustes.
Rustic Employment 3 (par le même). — Une jeune femme au grand chapeau à plumes, tournée à gauche, un panier dans la main gauche, donne de la main droite des graines aux poules qui sont autour d’elle.
Nous signalerons ces deux pendants en couleurs publiés en 1788 et absolument médiocres, à cause de leur rareté et du prix scandaleux — 4950 francs — auxquels ils ont été adjugés à la vente du baron F. de L.
Notons, par contre, deux autres délicieuses pièces: Saint James Parle et A Tea Garden adjugées le 5 décembre 1898, à Londres, 2300 francs, et le 4 mars 1902, dans la même ville, 2363, toutes deux gravées par F. D. Soiron.
NORTHGOTE (J. d’après)
A Young Lady encouraging the low Comedian1 2 3 4 (par J. -R. Smith 1787). — Accompagnée de sa fillette, une élégante jeune femme de profil à droite, jette une pièce de monnaie dans le chapeau d’un petit garçon assis avec son singe sur l’épaule ; effrayée par la vue de cet animal, l’enfant se réfugie dans le giron maternel.
A une vente anonyme faite par Danlos le 24 mars 1900, celte délicieuse pièce en couleurs fut adjugée 1120 francs; le 11 juin 1901, à Londres, elle atteignit 1375, et Halle de Munich, la vit pousser jusqu’à 2337.
Visit to the Grand Mothers (par J. -R. Smith) — Sm 185. — Une vieille dame est assise à gauche, un chat près d’elle, un panier à
1 Enfants cherchant des nids.
2 Amusement de la campagne.
3 Occupation de la campagne.
4 V ne jeune femme encourageant un comédien de bas étage. 3 La Visite à la grand’mcrc.
ouvrage à ses pieds ; à droite une jeune femme lit, pendant que derrière elle une autre jeune femme coiffée d’un chapeau à plumes, coud. Publié le 14 mai 1785.
On donne comme pendant à cette pièce Visit lo llie grand falher, par et d’après J. -R. Smith
Ventes: G., les deux pièces 425 — Lacroix, les deux pièces en noir, 500 — Par Halle, les deux mêmes en noir, 356.
OPIE (J. d’après)
Alméria (par J. -R. Smith) — Sm 106. — A mi-corps, assise de prolil à gauche et regardant de face, elle est coiffée d’un immense chapeau de feutre noir orné d’un nœud de ruban sur le devant, les mains sont croisées sur les genoux ; au cou, un nœud de mousseline blanche formant une sorte de collerette plate; les cheveux ondulés et frisottants s’épandent sur les épaules. Au bas, deux vers commençant par ces mots : Not only lrere. . .
Ce charmant portrait en couleurs, publié le 12 mai 1787, n’est autre que celui d’Elizabeth Megmot, il est extrêmement recherché et à différentes ventes anonymes faites à Londres, il obtint les gros prix suivants : 28 mars 1901, en noir, 1785 francs — 30 avril même année, en noir, 2205, et en couleurs, 5906 francs — 25 novembre 1902, en couleurs, 5512.
PETERS (William, d’après)
The Fortune Teller2 (par J. -R. Smith) — Sm 186. — De profil à droite, une bohémienne a pris la main d’une élégante jeune femme coiffée d’un ample chapeau, et levant vers elle l’index gauche, lui prédit un avenir joyeux sans doute, car la jolie interrogatrice sourit. Derrière elle, un petit garçon un doigt sur les lèvres, semble se moquer de sa crédulité. Publié le 22 mai 1786.
' Voir ce nom.
2 La Diseuse <le bonne aventure.
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The Gamesters ' (par W. Ward) — Sm 97. — Au milieu de la composition, un jeune homme à une table tient ses cartes à la main, à gauche un vieil homme s’appuie sur son épaule, et avec sa main droite désigne une carte qu’il a dans la main, tandis que de la gauche il la signale à l’adversaire de droite qui lui montre l’as de carreau. Publié le 22 mai 1786.
Estampes en couleurs extrêmement jolies qui se font pendants.
Ventes: La première, adjugée le 6 juin 1898, 5 Londres, 1575 — Ligaud, la même, 200 — Le 14 mai 1901, à Londres, les deux pièces 2887 — Blyth, ta seconde, seule avec une autre pièce, 145.
Sophia (par J. Hogg). — Dans un médaillon, elle est assise de face, les jambes reployées sous elle, un rateau dans la main droite, la gauche appuyée sur un panier qui est près d’elle ainsi que deux bouteilles, la tète est légèrement penchée à gauche.
Assez recherchée, quoique vraiment peu intéressante. — Adjugée le 6 juin, à Londres, 1050, et à la vente Ligaud 350, tirée en bistre.
Love in her eye sits playing - (par J. -R. Smith) — Sm 187. - A mi-corps, de face et regardant de même, la tôle légèrement inclinée à droite, coitTée d’un large chapeau à plumes, des boucles de cheveux sur le cou, le bras gauche orné d’un bracelet de perles et ramené sur la poitrine, une gaze légère sur les épaules, derrière elle une lourde draperie, la jeune femme sourit. Publié le 1er mai 1778.
Ventes : Hollandt, 350 — Ligaud, 405.
Lydia (par W. Dickinson) — Sm 95. — Une rieuse et jolie li lie est couchée dans son lit sur le dos, la tête coiffée d’un coquet bonnet de nuit, elle regarde de face ; les draps rejetés en avant laissent voir les seins complètement nus.
Les bonnes épreuves ont été publiées le Ie'' décembre 1776, il y a eu des retirages le 10 juillet 1824 qu’il faut rejeter.
Ventes: G., 1G0 — Deux exemplaires de cette gracieuse estampe en noir passèrent à la vente Ligaud, ils furent adjugés, l’un avec les noms des artistes en grands caractères, 75 francs, l’autre, avec ces noms en petites lettres, 50 francs.
1 Les Joueurs.
* L'Amour se joue dans ses yeux.
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Notons encore : Mnch ado aboul nothing 1 et The Mernj mines of Windsor9-, suite de quatre estampes au pointillé tirées de scènes de Shakspeare, qui sont extrêmement jolies, elles peuvent valoir ensemble de 1800 à 2000 francs (?) et sont difficiles à trouver réunies.
RÂMBERG- (d’après)
Hésitation (par Ward). — Assise de trois quarts à droite, devant une petite table ronde où elle repose son coude gauche et sur laquelle on voit un encrier et du papier à lettre, elle regarde presque de face ; la main droite qui tient la plume, pend négligemment dans un mouvement d’abandon plein de grâce, elle songe..., un chapeaubonnet recouvre une abondante chevelure.
Temptation (par le même). — Accoudée à un balcon, une jeune femme semble regarder dans une rue invisible mais qui se devine, sa main droite tient un éventail et elle porte un fichu menteur qui découvre légèrement la gorge ; à sa gauche, un chien est couché près d’une lourde portière.
Fort jolis pointillés en couleurs qui se font pendants.
REYNOLDS 1 * 3 4 (Sir Joshua, d’après)
lVrB Abington 4 (par T. Watson) — Sm 1. — Debout de face, elle regarde à gauche, sa coiffure est haute, sa main droite tient un masque et son coude s’appuie sur une sorte de piédestal ; au fond, la campagne. Publié le 17 août 1769.
Ventes: Mailand, 71 — G., avant la lettre, 1000 — Le 15 janvier 1901, à Londres, 4987 — Blyth, 4162 — Le 16 juin 1902, à Londres, 7575.
1 Beaucoup c le bruit pour rien.
5 Les joyeuses Commères de Windsor.
3 Le catalogue de son œuvre gravé a été fait en 1874 par Hamilton. — Un très intéressant article lui a aussi été consacré par Frederick ICeppel dans le numéro de janvier 1S94 du Seribner's Magasine (page 93). — A la vente Casimir-Périer, son œuvre gravé par Samuel-William Reynolds, graveur du Roi, publié par S.-W. Reynolds Rayswater en juillet 1820, recueil de 383 pièces gravées à l'aquatinte en toutes premières épreuves à toutes marges, renfermé dans quatre volumes demi-reliure, fut adjugé 4G55 francs.
4 Ou : The Coinie Muse.
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Lady Bampfylde (par T. Watson) — Sm 2. — Debout dans la campagne, de face et regardant à gauche, elle a le coude droit appuyé sur une murette en pierre, une écharpe en gaze légère est sur ses épaules, une sorte de turban orne sa haute coiffure, et un corsage légèrement échancré permet de voir son cou qu’entoure un collier de perles. A droite, ne dépassant pas la hauteur du mur, un lys à longue tige aux fleurs épanouies. Publié le 1er mai 1779.
Ravissant portrait extrêmement rare et recherché en 1er état. — La toile originale se trouve actuellement chez le baron Alfred de Rothschild.
Ventes: Blyth, 23100 — Edgambe, 12G00 — Le 30 avril 1901, à Londres, 12G00 — Le 11 juillet même année, même ville, 9187 — Le 16 juin 1902, à Londres, 9175 — Critchley, en 1902, à Londres, 9187 — Toutes estampes superbes et de H r état.
The Honble M,s Beresford, MIS Gardiner, The Right Honble Anne Vieountess Townshend (par T. Watson 1776) — Sm 6. — Dans la campagne, trois femmes occupées à enguirlander de fleurs une statue de l’Hymen sans doute, posée sur un socle en forme de gaine qui tient une torche entre ses bras. La femme de gauche — Mme Beresford — est à genoux de profil à droite, en train de passer des fleurs à celle qui est à sa gauche, agenouillée sur le banc qui est près du socle. La troisième enfin, celle qui se trouve tout à fait à droite, est debout une urne à ses pieds.
Il faut rejeter les épreuves qui portent le titre : A sacrifice lo Hymen. - Cette estampe existe aussi en reproduction moderne.
Ventes: Mailand, 78 — Blyth, 11550 — Le 4 juillet 1901, à Londres, un 2e état, 280G — Le IG juin 1902, même ville, 12850.
Elisabeth Duchess of Buecleugh and Daughter (par J. Watson) Sm 16. — Assise dans la campagne au pied d’un gros arbre, la duchesse de trois quarts à droite, tient dans ses bras sa fille qui, debout et de face, s’appuie sur ses genoux ; à gauche une table, à droite un griffon et un aulre chien sautant sur sa robe. Au fond, des arbres et des champs.
Vente : Blyth, 7875 francs.
Lady Elizabeth Compton (par V. Green) — Sm 27. — Dans un parc, debout et regardant de face, ayant au cou un collier de perles, elle a la main gauche sur la hanche et l’autre appuyée sur un mur. Publié le 1er décembre 1781.
Vente : Blyth, 3413 francs.
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Lady Betty Belrné and Children (V. Green) — Sm 35. — Assise de face clans la campagne au pied d’un gros arbre, elle regarde devant elle, elle a passé son bras gauche sur les épaules de ses deux enfants qui se serrent près d’elle; le petit garçon qui est de trois quarts à droite, a un petit griffon couché à ses pieds, que la fillette regarde en souriant d’un air attentif. Publié le 1er juillet 1779.
Une des plus jolies scènes de famille qui se puisse rêver. — Estampe extrêmement recherchée dont il faut rejeter les épreuves portant la date de publication d'avril 1790. — Le cuivre doit encore exister, car il fut vendu le 23 avril 1814, lorsque Richardson se sépara de sa collection.
Ventes: Blyth, 1er état, 24120 — Le 16 juin 1902, à Londres, un 2« état fut adjugé 4575 — Le 18 mars même année, à Londres, 1er état, 6825.
Lady Hamilton (par J. -R. Smith) — Sm 75. — Dans la campagne, à mi-corps, de profil à droite, elle regarde de face, la tète est couronnée de fleurs, clic esquisse un sourire le doigt de la main droite malicieusement appuyé sur sa bouche, une longue mèche de cheveux retombe sur ses épaules. Publié le 6 septembre 1784.
Cette femme s’appelait Emma Hart de son nom de fille, mais c’est sous la rubrique de la gravure, A Bacchante, que Smith l’a cataloguée : elle était, dit-on, d’une beauté merveilleuse et comme telle exhibée par un charlatan nommé le Dr Graham ; de nourrice qu’elle était autrefois, elle devint grâce à scs charmes et par son mariage, lady Hamilton. — Il'faut avoir l’état avec la première adresse, 33 Oxford Street et rejeter ceux portant 31 Ring strcet Covent Gardai. — M. Gosselin fds, graveur et marchand d’estampes du quai des Grands-Augustins, très épris de la manière noire, en a fait une intéressante reproduction, il a aussi consacré un long article sur ce procédé dans l 'Estampe du 15 décembre 1901, et est entré dans des détails techniques très précieux pour les amateurs de ce genre de gravure.
Ventes : Le 6 juin 1898, à Londres, 2675 — Ligaud, en couleurs, 800 — Le 2 mai 1901, â Londres, 1475 — Blyth, 6300 — Normanton, 8138 — Baron E. de L., avec la 2c adresse, 1000.
Jane Countess of Harrington (V. Green) — Sm G2. — Dans un parc, de profil à droite et se dirigeant de ce côté, elle porte dans sa main gauche une couronne de fleurs, retenant de la droite une ceinture légère que le vent fait flotter, des boucles de cheveux tombent sur son cou légèrement décolleté. Publié le 1er juin 1780.
Vente : Blyth, 5250 francs.
Lady Elizabeth Herbert and Son (par J. Dean) — Sm 11. — Elle est assise dans la campagne et regarde à gauche son fils qui lui
louche le menton de sa main gauche, elle a son bras droit appuyé sur une pierre qui est derrière l’enfant. Publié le 1er février 1779.
Ventes: Blyth, 7875 — Normanton, 4068.
M''s Haie (par J. Watson) — Sm 69. — Dans la campagne, décolletée, bras nus, rayonnante de jeunesse, une rose au corsage, chaussée de cothurnes, elle esquisse un pas. Derrière elle, deux enfants frappent sur un triangle, pendant qu’à droite deux autres encore jouent, l’un de la flûte, l’autre des cymbales. Au deuxième plan, un groupe de danseurs adroite. En bas : L' Allegro.
Il existe une 2<? planche gravée également par J. Watson , avec de nombreuses mais légères modifications, et une 3<; par Corbutt (Sm 36).
Ventes : Mailand, 130 — Blyth, 525.
Mrs Payne Galwey and Son (par J. -R. Smith) — Sm 133. — De profil, les yeux baissés et l’air attristé, elle se dirige vers la gauche, son fils sur son dos. L’enfant a sa main droite passée au cou de sa mère et regarde de face. Publié le 1er février 1780.
Cette estampe est extrêmement rare.
Ventes : Par Halle, 1062 — Le 31 juillet 1901, à Londres, 1675 — Esterhazy, 450 — Blyth, 7613 — Baron F. de L., 812.
Lady Caroline Howard (par V. Green) — Sm 68. — Elle est assise par terre et regarde à gauche un bouquet dans lequel elle prend une rose. Elle est vêtue d’un ample manteau. Au fond, la campagne. Publié le 7 décembre 1778.
Extrêmement rare.
Ventes: Normanton, 11550 — Le 4 juillet 1901, à Londres, 5250 — Baron F. de L., 475.
Miss Jacobs (par J. Spilsburg) — Sm 21. — Assise de profil à droite, la gorge découverte, le coude droit appuyé sur le bras du fauteuil, elle tient des fleurs sur ses genoux, elle baisse les yeux et son cou est orné d’un collier de perles. Publié le 1er janvier 1762.
Vente : Blyth, 4463 francs.
Miss Frances Kemble (par J. Jones) — Sm 42. — Elle regarde en bas à gauche et porte un ruban autour du cou et un bonnet avec
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un double plissé. Au fond, un paysage de montagnes. Publié le 23 mars 1784.
Dans le 1er état, qui est avant toutes lettres et avec le bonnet au simple plissé, le personnage est habillé de blanc, tandis que dans le 2e il est habillé de noir.
Ventes : Huth, 2e état, 1785 — Edgcumbe, 2e état, 2441 — Fordham, Pr état, 4069 — Blyth, 1er état, 3938; 2<? état, 2573 — Le 16 juin 1902, à Londres, 1er état 4050.
Elizabeth Duchess of Manchester and Son (par J. Watson) — Sin 97. — A la campagne sous de grands ombrages, elle est assise, un croissant au front, une lance dans la main, elle se penche en avant à gauche. Elle cherche à enlever l’arc à son fils qui personnifie l’Amour et qui est couché au pied d’un arbre ; le bambin souril, son carquois est auprès de lui. Au fond, la campagne.
A la vente Blyth un exemplaire fut adjugé 2888 francs — Le Département des Estampes en possède une épreuve superbe avant la lettre. — Pièce très rare.
Mrs Musters (par C.-H. Hodges) — Sm 25. — Elle est en Hébé sur un nuage, tournée à droite et regarde de face, elle tient une coupe de la main gauche dans laquelle un aigle se désaltère et qu’elle remplit de la main droite. Publié le 20 octobre 1785.
Vente : Blyth, 6038 francs.
Mrs Musters (par J. -R. Smith) — Sm 120. — Debout de profil à gauche, elle regarde de face et cueille des fleurs qui sont devant elle, au-dessus de la balustrade d’une terrasse sur laquelle elle se trouve ; à gauche, son chien la regarde. Au fond, la campagne. Publié le 27 avril 1779.
La toile originale se trouve actuellement chez Lord Leconfield.
Ventes: Sligo, 6956 — Blyth, 9975 — En mars 1902, même prix que vente Blyth.
Mrs Pelham feeding Chickens (par W. Dickinson) — Sm 59. — Debout et de face, elle prend dans un crible qui est sous son bras, des graines pour jeter aux poules qui sont devant elle; un pigeon arrive en volant pour se joindre à celles-ci. A gauche au fond, un étang derrière lequel on aperçoit des fermes. Publié le 8 mai 1775.
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Il n’existe, croyons-nous, qu'un seul état de cette estampe. — La toile originale est actuellement chez le comte de Yarborough.
Ventes : Hutli, 8137 — En mai 1895, à Londres, 3125 — Le 1er mars 1898, à Londres, 11035 — Riggal, 7500 — Blyth, 8531.
Lady Catherine Pelham Clinton (par J. -R. Smith) — Sm 43. — Une fillette debout et de face regarde tout à fait à droite, pendant que de sa main droite elle laisse tomber des graines qu’elle a prises dans son tablier relevé, aux poulets qui sont à sa gauche. Au fond de l’estampe, s’étend la campagne avec un petit lac. Publié le 1er février 1782.
A la vente Blyth un l®r état fut adjugé à 24G75 francs!!! ('.'est un prix de folie, pour une gravure qui est du dernier ordinaire. Comme c’est triste de voir ainsi gaspiller l’argent pour des pièces tout à fait d'arrière plan, et comment, si l’on est de sang-froid, peut-on se laisser aller à un pareil emballement que rien ne saurait justifier.
Mary Isabella Duchess of Rutland (par V. Green) — Sm 115. — Dans un parc, en pied, de face, haute coiffure avec turban et plumes, la jolie jeune femme regarde à droite, le coude gauche est appuj'é et la main droite pend négligemment le long du corps, à demi perdue dans les plis de la robe ; la jambe gauche est légèrement repliée et le pied dépasse la jupe, son vêlement doublé d’hermines a glissé de l’épaule droite qu’il laisse découverte. Publié le 1er juillet 1780.
Délicieuse et ravissante pièce qu’il faut avoir au moins en 2® état, c’est-à-dire avec l’adresse : 2.9 Newman streel Oxford Street et non avec celle de Charing Cross 73.
A la vente Blyth un exemplaire d’une beauté exceptionnelle atteignit le prix fabuleux de 1000 guinées1, c’est-à-dire 26250 francs!!! L’année suivante, le 19 février 1902, à une vente faite par MM. Christie, Manson and Woods, une épreuve d'égale beauté et de même état eut de la peine à atteindre 600 guinées, soit 15750 francs, chiffre néanmoins fort honorable. On raconte que cette pièce avait été trouvée dans la boutique d’un marchand de campagne et payée 15 shillings par un amateur qui, à cette époque, n’en soupçonnait pas lui-même la valeur.
Le 16 juin 1902, à une vente anonyme faite à Londres, une épreuve de 2e état fut adjugée 4462 francs.
La toile originale fut détruite par l’incendie, en 1816, au château de Belvoir.
• Dans son intéressante préface du catalogue de la dernière Exposition au Burlinglon-Club (1902) l’érudit M. W.-G. Rawlinson nous apprend que cette pièce et certaines autres de même valeur étaient publiées à l’époque aux prix de 15 shillings pour les épreuves d’artistes, et de 5 shillings G pence pour les exemplaires de tirage courant.
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Mrs Carnac (par J. -R. Smith) — Sm 31. — Dans la campagne, debout, ayant de gros arbres derrière elle, le corps de face, elle regarde à droite ; elle porte une haute coiffure avec des plumes et un corsage décemment échancré, une large ceinture lui enserre la taille, la main gauche est ramenée sur la hanche enfouie dans les plis de la jupe, la droite pend le long du corps ; pleine de grâce et de séduction, elle semble sourire. Publié le 10 juin 1778.
Peut-être plus séduisante encore que la précédente, cette estampe, de la dernière rareté ', fut adjugée en avril 1901 à la vente Edgcumbe, en 1er état, 1160 guinées, soit 30^50 francs ; c’est le chiffre le plus extravagamment élevé obtenu par une estampe quelle qu’elle soit — exception faite pour les Rembrandt — depuis tantôt cinq cents ans qu’on en vend. On a beau essayer de s’accoutumer aux gros prix, ceux-là surprennent toujours, d’autant que c’est absolument factice, c’est du soufflé. Allez donc avec votre exemplaire — si vous en possédez — chez les marchands des deux mondes et demandezleur ce qu’ils vous en offriraient, nous serons heureux d’avoir la réponse.
La même année, le 4 juillet 1901, un autre exemplaire vint sur le marché, on le paya 14700 francs ; voilà déjà un progrès sensible L A la vente Mailand un exemplaire de dernier état, très ordinaire, fut adjugé 135 francs, nous ne signalons, bien entendu, ce prix qu’à titre de renseignement et il n’entre nullement dans notre pensée d’établir un parallèle entre ce prix et les précédents, cet état étant sans aucune valeur artistique. Le 10 mars 1902 une épreuve de 1er tirage atteignit, à Londres, 300 francs. La l>e adresse de la pièce que nous venons de décrire est : 10 Batemans Buildings Soho square ; l’autre est : 18 New Bond Street, elle est à rejeter. — Il existe aussi des épreuves modernes, mais l’amateur ne peut s’y tromper.
La toile originale est actuellement chez lady Wallace, elle fut achetée en 1861 par lord Hertford et payée 44953 francs.
Emily Mary Countess of Salisbury (par V. Green) — Sm 116. — Sous un grand arbre dans la campagne, le corps de profil à gauche, elle se dirige de ce côté, regardant de face. Elle glisse sa main gauche dans un long gant pendant qu’un petit épagneul court devant elle, jouant avec le volant de sa robe qu’il a saisi dans sa gueule. Publié le 1er décembre 1781.
Ventes : Blyth, 10813 — Le 19 février 1902, à Londres, même Ie'- état que vente Blyth, 13125 — Le 10 mars même année, un 2« état fut payé 3875.
The Right Honourable Lady Talbot (par V. Green) — Sm 128. — Tournée à gauche, elle regarde de face, sa main droite est posée sur
1 Elle ne figurait même pas dans la collection Blyth.
1 Nous n'oserons pas cependant assurer d’une façon formelle que ce soit le même état.
le vase qui est sur un autel à gauche et duquel se dégage de l’encens ; au fond une colonne cannelée, et à gauche une statue de Minerve. Publié le 1er mai 1782.
Vente : Blyth, 5513 francs.
Ladies Elizabeth Laura, Charlotte Maria, Anne Horatia Waldegrave (par V. Green) — Sm 133. — Toutes trois assises devant des colonnes que masquent presque de lourdes draperies, elles travaillent autour d’une petite table ronde, celle de droite qui brode au tambour est Lady Horatia. Au fond à droite, la campagne. Publié le 1er décembre 1781.
Pièce délicieuse. — A rejeter les épreuves où l’adresse est effacée. — Existe en tirage moderne.
Ventes : Mailand, 190 — Le 18 février 1898, à Londres, 8250 — Blyth, 13125 — Edgcumbe, 10500 — Fordham, 2° état, 3938 — Sligo, 9712 — Le 16 juin 1902, à Londres, 2e état, 4975.
Guardian Angels (par G. -H. Hodges). — Vus tous à mi-corps; à droite, un tout petit enfant de trois quarts à gauche, que deux anges enlacent de leurs bras; l’aile gauche de l’ange qui est au milieu, se déploie pour abriter le chérubin. Au-dessous d’eux, le ciel et les nuages. Publié le 30 mars 1786.
Très rare pointillé très doux de ton.
Ventes: Mailand, avec la lettre tracée, 110 — C. J. et G. K., avec les inscriptions à la pointe, en couleurs, 1700 — Baron F. de L., 262.
Lady Georgia Spencer Duchess of Devonshire (par Barlolozzi). Uc trois quarts à gauche et penchée en avant, elle est dans un parc, la main droite appuyée sur une balustrade en pierres et regardant de face, plumes dans les cheveux, cou et bras nus, le bras gauche pend le long du corps.
Une épreuve avant toutes lettres existe au Département des Estampes, elle fut donnée par le frère de la duchesse. — A la vente Defer Dumesnil, un 1er état avant toutes lettres de ce pointillé tiré en bistre fut adjugé 680 francs à Colnaghi.
David Garrick between Tragedy and Comedy (par Ed. Fisher, 1762) — Sm 20. — Presque de face, le célèbre acteur est tiraillé par la Comédie à gauche qui lui sourit, et par la Tragédie à droite qui d’un
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geste olympien, semble lui montrer le ciel; la première a l’air provocant et mutin, la seconde impassible et sévère ; il semble fort hésitant.
Ce sont M,,les Slieridan et Abington qui personnifient la Tragédie et la Comédie. — En mars 1900, dans une vente anonyme faite par Danlos une épreuve ordinaire fut adjugée 185 francs, tandis qu’à celle de Blyth, un état avant la lettre atteignit 2573 francs.
The Honourable Miss Bingham (par Barlolozzi). — A mi-corps de trois quarts à gauche, elle regarde de face, coiffée d'un grand chapeau posé sur le côté, une boucle de cheveux tombant sur l’épaule; les bras ramenés sur les genoux ne laissent pas voir les mains.
Pointillé en couleurs.
Ventes: Mailand, 20 — Blyth, 2e état en bistre, 383 — Baron F. de L., en couleurs, 3450.
Misses Crewe (par J. Dixon) — Sm 12. — Au pied d'un arbre, à mi-jambes, toutes deux regardant à gauche, les deux sœurs se tiennent enlacées; l’aînée, celle de droite, a une corbeille de fleurs passée au bras gauche. Publié le 30 septembre 1782.
Un exemplaire, vente Blyth, 1800 francs — Vente Edwin R. Cope, à Philadelphie, avant le titre, 1000, très rare. — Il existe des épreuves en tirage moderne.
Georgiana Duchess of Devonshire (par V. Green) -- Sm 37. — Elle regarde de face et se dirige vers la gauche pour descendre les marches d’un perron sur la balustrade duquel elle appuie la main droite, les cheveux sont relevés avec plumes. Au fond la campagne, et à l’extrême gauche un tertre sur lequel est une statue sur un socle. Publié le 1er juillet 1780.
Dans cette estampe nous ferons remarquer combien les mains sont mal dessinées. — La duchesse était tellement jolie, qu’un jour un balayeur la voyant passer, s’avança vers elle pour lui demander la permission d’allumer sa pipe au l'eu de scs yeux. — La toile originale est actuellement la propriété du comte Spencer.
Ventes : Mailand, 180 — Le 4 juin 1901, à Londres, 1628.
Lady Caroline Price (par J. Jones) — Sm 64. — A mi-corps de profil à gauche, elle regarde de face et porte un spencer (?) à double collet et au cou un fichu de mousseline blanche, les cheveux sont poudrés. Publié le 3 juin 1788.
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Pièce que nous considérons comme 1res ordinaire, mais que nous mentionnons néanmoins à cause du prix de 4988 francs qu’elle atteignit à la vente Blyth ; elle avait été précédemment payée 1050 francs à Londres le 5 décembre 1898.
Diana Viscountess Crosbie (par W. Dickinson) — Sm 14. — Dans la campagne, regardant de face, l’air étonnée, elle se dirige précipitamment vers la droite ; le bras gauche est étendue et la main droite soulève légèrement sa seconde jupe. Publié le 20 septembre 1779.
Cette estampe est extrêmement recherchée.
Ventes : Mailand, 81 — Par Halle, 1787 — Normanton, l<?r état, 15200.
Lady Smyth and Children (par F. Bartolozzi, 1789). — Elle est assise au pied d’un gros arbre, le corps de face, regardant à droite, elle est coiffée d’un large chapeau plat orné de plumes, ayant devant elle ses trois enfants, deux fillettes qui soulèvent de terre, en le prenant par sous la jambe, leur petit frère.
Pointillé absolument charmant.
Ventes : Mailand, 32 — Blyth, 1901.
Jane Countess of Harrington (par le même). — Au pied d’un fût de colonne dans la campagne, de trois quarts à droite, elle retient par la jupe sa petite fille qui est debout près d’elle, sur le banc où elle est assise ; derrière elle, son second enfant a posé sa main droite sur son épaule.
Pointillé rare.
Ventes: G., avec la pièce précédente, 535 — Le 18 avril 1898, à Londres, 1850 — Par Halle, 3475; avec la pièce précédente, 1887 — Blyth, 280 — Baron F. de L., 562.
The Honble Miss Monckton (par John Jacobe) — SmG. — Assise dans un parc, de trois quarts à droite, elle regarde de face, le coude gauche appuyé sur un piédestal où est posé un vase sur lequel sont sculptées des figures à demi-cachées par le feuillage ; un king Charles est couché à ses pieds. Légèrement penchée en avant, l’index appuyé sur la lèvre, elle semble rêver en souriant.
A une vente faite en 1901 par Halle, il a passé un curieux état qui n’a été décrit ni par Hamilton, ni par Smith, il était avec le nom des artistes et: London Pabl P t of January 1779 by John Jacobe and Mr< Slcdges, Henrietta Street Covent Garden and Dickinson and Watson n° 158 New Bond Street ; il
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fut adjugé 1250 francs. A la vente du baron F. de L. ce même exemplaire, croyons-nous, ne fit que 956 francs. Le 16 décembre 1902, un fort bel exemplaire à Londres atteignit 23625 francs ! ! ! — La toile originale est actuellement chez M'»e Monckton.
Lady Henrietta Herbert (par V. Green) — Sm 64. — A mijambes, elle est tournée à gauche et regarde de face, haute coiflure et longs gants. Au fond la campagne, à droite des arbres. Publié le 16 octobre 1778.
Il faut rejeter les seconds tirages qui ont été publiés le 1& janvier 1779.
Ventes: Normanton, 1er état, 11288 — Edgcumbe, même état, 5644.
Signalons encore: Lady Sarah Bunbury (par E. Fischer, 1766). Sm 6; adjugé, vente Blyth, 3019 francs — Mrs Bonfoy (par Mac Ardell, 1755). Sm 23 — Lady Cockburn and Her Children (par Ch. Wilkin, lpr décembre 1791), très rare pointillé qui vaut, avant le titre, dans les 1200 francs — Caroline, countess of Carlisle (par J. Watson). Sm 23, charmant — Master John Crcwe, en Henri VIII (par J. R. Smith). Sm 47; adjugé, vente Blyth, 2625 francs — Miss Frances Harris (par J. Crozer).
RICHMOND (G., d’après)
Elizabeth FrY (par S. Cousins). — Elle est debout, de face, coiffée d’un bonnet blanc, un châle sur les épaules, la main gauche ramenée à la hauteur de la ceinture, le bras droit pendant le long du corps. A droite au fond, on distingue seulement le pied d’une colonne ronde, dont le fût n’est pas achevé L
Une épreuve de ce rare portrait passa à la vente Edxvin R. Cope, à Philadelphie, il était sur chine avant l'inscription et avec le nom des artistes à la pointe cl fut adjugé 510 dollars, soit 2550 francs.
ROMNEY (G., d’après)
Caroline Duchess of Malborough (par J. Jones) — Sm 53. — Elle est debout, regardant légèrement à droite, une boucle de cheveux tombe sur l’épaule droite, le corsage est un peu ouvert, elle s’appuie
Tout au moins dans l’exemplaire de la vente, dont nous donnons le prix.
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sur une sorte de piédestal ; au fond à droite, on distingue dans l’éloignement un bâtiment en forme de rotonde. Publié le 30 juillet 1791.
Vente : Blyth, 2625 francs.
Louisa Lady Stormount (par J. -R. Smith) — Sm 159. — Elle est assise, les bras croisés et regarde à gauche. Publié le 18 mai 1780.
Vente : Blyth, 4331 francs.
Miss Francis Woodley (par J. Walker) — Sm 19. — Dans la campagne, de face, elle regarde à gauche, le coude droit est appuyé sur un piédestal et la main soutient le cou, la gauche pend négligemment le long du corps. Publié le 10 décembre 1781.
Il faut rejeter les épreuves qui portent la date du 12 décembre 1781.
Vente : Blyth, 4138 francs.
Emma Lady Hamilton (par J. Joncs). — Assise dans un fauteuil, de trois quarts à gauche, elle regarde de face ; le bras droit est ramené sur les genoux et le menton repose dans la main gauche. Elle est coiffée d’un grand chapeau autour duquel est passé un large ruban qui semble là pour le maintenir contre le vent qui le pourrait enlever. Publié le 29 décembre 1785.
Pièce au pointillé.
Ventes : Le 5 décembre 1898, à Londres, 4450 — Ligaud, avant la lettre, grande marge, 1750, en noir; la même, en couleurs, 410 — Le 16 juin 1902, à Londres, l<r état, 6125.
Miss Ann Parr (par J. Dean) — Sm 20. — A mi-corps, complètement de profil à gauche, elle regarde de face, la coiffure est un peu haute, une boucle de cheveux retombe dans le cou, la robe est claire avec semis de petites fleurs. Publié le 5 février 1778.
Cette estampe est très rare, un exemplaire, à la vente du baron F. de L., atteignit 312 francs.
Lady Hamilton' (par Thomas Cheesman, 1789). — Assise de profd à droite et regardant de face, elle est devant son rouet et tient
i As thc Spinster dite La Fileuse.
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le fil de sa quenouille dans la main gauche ; à ses pieds, une poule et ses poussins.
Fort joli pointillé adjugé, à la vente Fordham 3301 francs, et 6168 en juin 1902.
Lady Isabella Hamilton (par J. Walker) — Sm 6. — Sur les marches d’un perron sans doute, et adossée à un gros arbre, elle est debout de profil à gauche et regarde de face ; le corsage est décolleté, le bras gauche demi-nu pend le long du corps, la main tient un livre, le coude droit s’appuie sur une balustrade invisible. Au fond à gauche, la campagne et des montagnes à l’horizon. Publié le 6 mars 1782.
Estampe fort jolie, rare et recherchée, dont un exemplaire de 1er état fut adjugé le 11 juillet 1901, à Londres, 11025 francs.
Nature (par J. -R. Smith) — Sm 76. — Vue à mi-corps de trois quarts à gauche, elle est souriante et regarde de face, elle a sous son bras gauche un king Charles ; le corsage ouvert laisse entrevoir la naissance des seins, elle est nu-tête. A gauche au fond, la campagne. En bas, cinq lignes de légende : Fluslid by the spirit ofthe génial year. . .
Un exemplaire de ce charmant portrait, qui n’est autre que celui de Emma IJart, fut adjugé, à la vente Huth, 5250 francs.
Miss Cumberland (par J. -R. Smith) — Sm 49. — Les mains enfoncées dans son manchon, elle se dirige vers la droite et regarde de face, elle est coiffée d’un vaste chapeau dont les brides se rattachent sous le menton. Publié le 30 décembre 1779.
Le 1er état est, croyons-nous, avant toute inscription, il est rarissime; le 2r, avec l’adresse : N° 10 Bateman’s Buildings Soho square ; le 3«, avec la nouvelle adresse : 'i8 Nem Bond Street, épreuves à rejeter.
Ventes: Huth, 2« état, 2125 — Le même état, vendu le 15 janvier 1901, à Londres, 6562 — G. Beaufoy ', même état, 3360.
A mentionner encore : Henriella counless of Warwick (par J. R. Smith). Sm 171 — The Seamslress, portrait de Lady Hamilton, par Cheesman, 1787 — Childrcn of Earl Gower (par J. R. Smith), publié le 20 août 1781. Sm 68 — Elizabeth counless of Derbg (par J. Dean), publié le 24 mai 1780. Sm 7.
' Celle collection, vendue en février 1002, produisit 115.725 francs.
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ROWLANDSON (Thomas, d’après)
Le Vaux Hall (gravé par Robert Pollard, aquatinte par F. Juk.es, le 28 juin 1785). — Dans un jardin, de nombreux personnages vont et viennent, écoutant une chanteuse debout de trois quarts à droite, un cahier de musique à la main ; derrière elle, est un orchestre.
Pièce extrêmement rare en épreuve ancienne — toujours alors imprimée en bistre — elle vaut, suivant état et condition, de 500 à 800 francs. Il en existe, paraît-il, des réductions in-4° ; le regrette Jules Bouillon et Paul Roblin en vendirent chacun leur exemplaire le 10 janvier et le 22 avril 1895, il ne nous a pas été donné de les voir. — Le cuivre existe.
SMITH (J.-R., d’après)
Thoughts on Matrimony (par W. Ward, 1786). — Une ravissante jeune femme assise de trois quarts à droite, à mi-corps, regarde de face, le coude droit est appuyé sur le bras du fauteuil et la main soutient le menton, une lettre est dans la main gauche. Elle est coiffée d’un large chapeau et son vêtement est rejeté en arrière sur le dos du fauteuil.
Joli pointillé ovale en couleurs.
Ventes: Decloux, 253 — Ligaud, 455 — Baron F. de L., avec Louisa, les deux pièces 3000.
Miss Thompson (par Jane Thompson) — Sm 2. — Assise dans la campagne, des perles dans les cheveux, un jabot frisé autour du cou, elle regarde à gauche.
Vente : Ligaud, en couleurs, 1220 francs.
The Widow’s Taie' (par W. Ward) — Sm 102. — Assise près d’une table à droite, une veuve raconte à son amie placée en face
1 L'Histoire de la Veuve.
ÉCOLE ANGLAISE
d’elle, son histoire. Derrière cette amie, une petite tille est debout. La veuve a la main gauche gantée. Publié le 2 juin 1789.
Ventes: Gcntien, avec The Disaster, la première 610, la seconde 500 — Lacroix, 400 — J. C. et G. K., avec The Disaster, les deux pièces 2900 ; à la même vente, The Widow’s taie seul 1600.
Visit to the Grand Father 1 (par J. -R. Smith) — Sm 101. — Un vieillard est assis, près de lui est une fillette avec un cheval de bois ; à gauche, une dame amène avec elle un garçon et une petite tille. Publié le 12 janvier 1788.
On donne comme pendant à cette pièce : Visit to the Grand Mothcr, d’après Northcote, gravé également par J. R. Smith. — Voir Northcote.
Ventes : Decloux, les deux pièces avec marge, 425 — Lacroix, les deux pièces, 500 — C. J. et G. K., les deux sans marge, 410.
What you will (par J. -R. Smith).
Un exemplaire de cette très rare estampe gravée en 1791 fut adjugé, vente Decloux, 387 francs, superbe de cjualilé, 605 à la vente Ligaud, 2020 à celle de J. C. et G. K. et 3950, en mars 1903, par Danlos, c’était un tout premier tirage, avec le nom du maître écrit sous le trait carré au milieu de l’estampe.
The Promenade at Carlisle House1 2 (par le Maître, 1781). — La Duchesse de Devonsliire et Lady Duncannon occupent le milieu de la composition, l’une est de profil, l’autre de face, elles se dirigent vers la droite. Derrière elles, plusieurs personnes prennent le thé autour d’un guéridon. A droite, debout et coiffé d’un tricorne, un homme appuyé sur sa canne, regarde les deux femmes qui s’avancent vers lui.
Ventes : Bchague, en noir et avec les lettres tracées, 530 — Muhlbacher, avant toutes lettres, 620 — Decloux, même état, 995 — Destailleur, même état, 905 — Blyth, état Behague, 4100.
STUART (C.-Gr., d’après)
George Washington Esqre (par James Fischer). — A mi-corps, de trois quarts à gauche, il regarde de face, le cou enserré dans une haute cravate blanche à rabat de dentelles. En bas, on y lit: From
1 La Visite au grand-père.
J Gosselin (ils en vend la rcproduclion 25 francs. — Il en existe une autre copie.
ÉCOLE ANGLAISE
the original Picture in the possession of J. Seb. de Franco Esq. of Dcvonshire square London — Publish’d bg P. Fische, aj>ril tOth 1801.
Cette estampe, qui est de la plus insigne rareté, a échappé à tous les iconographes, même à Baker; il y a quelques années, J. Halle, le grand marchand d’estampes de Munich, en possédait une épreuve dont il demandait 450 marks, soit 562 francs. Elle manquait à la précieuse collection du I)r Charles E. Clark, si remarquable par la réunion de portraits des Américains célébrés, et en particulier de ceux de Washington, qui fut vendue à Boston, en janvier 1901, par le ministère de MM. C. F. Libbie et C» de cette ville.
TURNER (Joseph-Mallord-William)
Célèbre peintre paysagiste anglais né à Londres en 1775, mort à Chelsea en 1851; c’est donc, on peut presque dire, un contemporain. Sa place est ici marquée par son recueil Liber Studiorum, dont le plus bel exemplaire connu est celui du Hritish Muséum. Il fut formé par John Pye, graveur de grand talent et ami intime du peintre, auquel il fut acheté en 1869; il avait mis plus de cinquante ans à le réunir.
Cette publication devait avoir primitivement 100 planches, mais pour des causes qu’on ignore, il n’en parut que 70 1 plus un frontispice 2 3. C’est en 1807 qu’on commença à les publier par série de cinq pièces, en 1819 c’était terminé. Le catalogue en a été dressé par M. W. G. Rawlinson à Londres en 1878.
Voici comment procédait l’artiste : il faisait et terminait complètement scs dessins à la sepia, puis gravait lui-même les contours de ces derniers au trait seulement et donnait la planche à terminer en mezzolinte à des graveurs de profession K Huit planches cependant furent entièrement exécutées de sa main, et trois autres mezzotintées seulement, l’eau-forte n’était pas de lui. La curiosité du procédé consiste dans la combinaison de l’eau-forte et de la mezzotintc sur une seule planche, et dans l’usage d’une encre brune et chaude qui donne à l’estampe, en le rappelant, la saveur du dessin original. Malheureusement, ces cuivres étaient très délicats et baissaient rapidement au tirage, après environ vingt-cinq épreuves il les fallait retoucher et c’était presque toujours le Maître qui le faisait lui-même.
Au début de la publication, le graveur Charles Turner devait tout graver et s’occuper du placement de cet œuvre, mais par suite de difficultés survenues il fut remercié, et l’artiste créateur devint alors son propre éditeur.
Dans le Turner’ s liber Studiorum c’est le paysage qui domine, les quelques sujets d’architecture ou de genre qui s’y rencontrent sont en infime minorité. Ce recueil est le pendant, pourrait-on dire, du Liber Veritatis de Claude
1 Sur lesquelles, IG sont sans titre.
2 Vingt autres restèrent inachevées à l’état d'eau-forte et ne furent jamais publiées, elles sont rarissimes; l’une d'elles surtout. The Thames near Kingston, est introuvable et ne figura même pas à l’Exposition qui eut lieu de l'œuvre au Burlington Fine-Arts Club en 1872.
3 Qui se nommaient : C. Turner, \V. Say, R. Dunkarton, T. Hodgelts, J. C. Easling, W. Annis, G. Clint, F. C. Lewis, H. Dawe. Th. Lupton, S. W. Reynolds, tous graveurs en mezzotinte.
ÉCOLE ANGLAISE
Gellée dit Le Lorrain. Mais l’œuvre de Turner est infiniment supérieur et de beaucoup plus rare; les épreuves varient, suivant état et conditions, de 50 à 1800 francs *. Nous devons noter cependant que ce recueil est fort déprécié depuis quelques années et que l’engouement un peu factice dont il avait joui a considérablement diminué.
Une première exposition du Liber Studiorum eut lieu, en janvier 1888, au Grolier-Club de New-York, et une seconde en mai-juin 1900, à la Bibliothèque publique de cette ville. M. J. Iwine Smith, d’Edimbourg, possède une collection très remarquable et pour ainsi dire complète de cette suite.
WARD (James, d’après)
The Citizen’s Retreat2 (par W. Ward). — Devant un cottage, une jeune femme très éclairée, entourée de son mari et de ses enfants, donne à manger à des poules. Au deuxième plan à gauche, un porc sort de son étable. Publié en 1796.
Selling Rabbits* (par le même). — Dans un intérieur rustique, contre le mur duquel à gauche on aperçoit des cages à poules ; un paysan tient dans ses deux mains, un lapin qu’il cherche à vendre à une vieille femme. A gauche, un chien se profile; à droite et parterre, deux lapins sur le premier plan. Cinq autres personnages complètent le tableau.
Deux manières noires extrêmement jolies et recherchées se faisaient pendants.
Ventes : G., 155 — Le 16 avril 1901, à Londres, 1312 — Baron F. de L., 712.
The Dairy Farm* (par et d’après J. Ward). — A gauche sous un gros arbre, une grange, devant laquelle est une charrette dans laquelle une femme est montée ; au milieu de l’estampe, un métayer remplissant de lait une sorte de grand bidon ou récipient; à droite de la ferme, des vaches et une femme en train de traire l’une d’elles.
Une des plus jolies pièces rustiques de l’école, en manière noire également, et au moins aussi séduisante que les précédentes.
' Cos prix furent pratiqués en mars 1887 à la première vente ilu duc de Buccleucli. Ajoutons, pour mémoire, qu’un artiste contemporain. M. Short, a reproduit par ce procédé plusieurs planches du Maître et aussi quelques dessins inédits et ce, avec une maestria qui fait le plus grand honneur à son talent.
* La Hclralle du citadin.
s La Vente des lapins.
• La Laiterie.
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WHEATLEY (Francis d’après)
The Full of the Honey Moon 1 (par L. Laurie). — Un homme est assis à une table, dans un fauteuil de trois quarts à droite, il vient de s’endormir devant la lettre qu’il a écrite; la bougie qui était dans le flambeau est consumée, mais fume encore. Derrière lui, la gorge demi-nue, une femme s’approche pour saisir la lettre en question.
The Wane of the Honey Moon 2 (par le même). — Une femme est assise de trois quarts à droite sur un canapé et vient d’ôter son masque, un homme à ses genoux la saisit par la taille et détourne la tête, elle le regarde d’un air étonné, son tricorne et son masque sont à terre près de lui.
Ces deux manières noires qui se font pendants, très curieuses au point de vue du costume, ont été publiées en 1789.
Ventes : Par Halle, les deux pièces, G25 — Baron F. de L., 562.
The Disaster1 * 3 (par W. Ward) — Sm 104. — A gauche, un piano ouvert avec un cahier de musique, et devant ce piano, un fauteuil sur le dos duquel un vêtement est jeté ; à droite, une jeune femme et une fillette atterrées de voir par terre, renversée par le chat, une cage de laquelle un serin s’est envolé ; derrière elles, une croisée ouverte laissant apercevoir le paysage. Publié le 26 juillet 1789.
Pièce extrêmement séduisante en couleurs.
Ventes: J. C. et G. K., avec The Widow’s taie ( Voir J. li. Smith), deux pièces, 2900 — Baron F. de L., 775 — Par Danlos, le 1er mars 1902, vente anonyme avec The Widow’s taie, deux superbes exemplaires en couleurs, 4200 francs.
The Return from Coursing *. — Deux cavaliers rentrent à leur château, à la grille duquel ils sont attendus par une jeune femme avec ses deux enfants, A gauche, au premier plan, un porteur de gibier avec deux lévriers ; à droite, deux paons montés sur un banc circulaire.
1 La Pleine Lune de Miel.
* Le Déclin de la lune de miel.
3 Le Désastre.
* Retour de la chasse ri courre.
ÉCOLE ANGLAISE
The Return from Shooting — Sous des arbres en bordure de bois, trois cavaliers dont l’un est descendu de son cheval ; un des gardes accroupi est en train de passer une laisse au collier d’un des chiens qui occupent le premier plan. Le gibier jonche le sol. Au fond, la campagne.
Fort jolis sujets de chasse au pointillé en couleurs, se faisant pendants, d’après Wheatley et W. Hamilton, gravés par A. Cardon et Bartolozzi, adjugés à la vente du baron F. de L. 1762 francs.
The Cries of London s.
Suite de 13 planches en couleurs, dont les noms suivent, extrêmement recherchées et rares à trouver réunies et de belle qualité. Ces estampes valent fort cher comme on va pouvoir en juger:
Strawberries, scarlet Strawberrics
OUI chairs to mend
Fresh gathered pcas, young hastings
Hot spice Gingcr brcad, smoking hot
Knives, scissors and razors to grind
A new love song only ha’ penny a piece
Round and sound fwe pence a pound of Duke slierries
Do you want any matches
New mackrel, new mackrel
Swect china oranges, sweet china
Mille below maids
Two bunches a penny
Turnips and carrots
par Vendramini.
par Cardon.
par Schiavonetti.
par Gaugain.
Ventes : Voici quelques-uns des prix atteints pour la série complète en couleurs pendant l’année 1901 à Londres , 13387 — 21212 — 15750. Le 11 juin de cette même année, une série d’une insurpassable beauté fut poussée en vente publique jusqu’à 26250 francs ! ! ! Ce prix, assez coquet cependant, ne parut pas suffisant au vendeur qui la fit retirer — A Munich, par le ministère de I. Halle, 11819 — Baron F. de L., 21625. Quand on songe qu’en 1891, à la vente Kinnen, la suite complète fut adjugée 3100 francs, quel chemin parcouru! A la vente Blyth elles n’atteignirent que le chiffre de 3150, mais elles étaient tirées en bistre, partant infiniment moins intéressantes.
A Londres voici, pendant l’année 1902, les derniers prix pratiqués : 11287 — 9712 - 18375 et 20175 francs.
The itinérant Potters1 * 3 (par J. Wliessell). — Sur une route à travers la campagne, un potier et sa femme cheminent, ils sont accompagnés d’un âne qui porte leur marchandise. L’homme est vu de dos et la femme qui le suit se détourne pour regarder.
1 Retour de ta chasse <1 tir.
• Les cris de Londres. — Il existe une réimpression de cette suite qui se paye dans les 150 à 180 fr.
J Les Potiers ambulants.
The Woodman’s Return 1 (par le même). — Sur le premier plan, un bûcheron portant sur ses épaules un fagot au bout (l’un bâton ; près de lui à droite, sa femme, son chien et deux enfants. Au fond à gauche, des moutons sont couchés.
Charmantes estampes se faisant pendants, elles sont — si notre mémoire est fidèle — au pointillé.
A Blacksmith’s Shop2 (par Richard Earlom) — Sm 47. — Un atelier de forge; sur l’enclume, une pièce de fer rouge que deux hommes sont occupés à marteler ; l’ouvrier du deuxième plan qui tient la pièce de la main droite est violemment éclairé. Sur le premier plan à droite, un vieillard et deux enfants regardent les forgerons. Publié le 25 août 1771.
Nous avons mentionné cette estampe en manière noire, comme un spécimen du summum d’effet que peut donner ce procédé, il y a là une puissance d’éclairage dont la vigueur serait, croyons-nous, difficilement surpassée. — A la vente Kinnen une épreuve fut adjugée 90 francs.
Nous sommes heureux de signaler parmi les collectionneurs français de cette gracieuse époque un très galant homme, M. George Usslau'o, l’aimable administrateur délégué des Docks libres et Magasins généraux de Marseille, qui possède environ 4000 pièces des différents artistes français et étrangers des xve, xvie, xviie et xvme siècles, il a, entre autre, su réunir l’œuvre à peu près complet de Jean Morin en épreuves superbes; les amateurs provinciaux sont trop rares pour qu’on ne se fasse pas un plaisir de mentionner leurs noms et de les donner en exemple.
' Le Retour du bûcheron.
s La Boutique du forgeron.
WRIGHT (Joseph, d’après)
lu
Ecole Française
XVIIIe SIÈCLE
ÉCOLE FRANÇAISE1
XVIIIe SIÈCLE
Ayant déjà traité, avec toute l’ampleur nécessaire, croyons-nous, le xvme siècle dans nos précédents travaux 2 et tout particulièrement dans le dernier3, nous avons hésité un instant à le faire encore figurer ici, mais voulant présenter aux amateurs un tout complet et sans solution de continuité à travers les âges, et ne pas faire mentir notre titre, nous avons jugé à propos de ne pas l’exclure de notre étude. Néanmoins, nous avons été obligé d’être plus bref et avons, à dessein, éliminé certaines pièces intéressantes, mais de second plan qui ne devaient pas trouver leur place dans une réunion de morceaux ultra select. Nous avons profité delà circonstance pour rectifier quelques erreurs, compléter certains renseignements, et signaler les ventes importantes de ces dernières années. Nous nous sommes aussi particulièrement étendu, comme on vient de le voir, sur l’école anglaise si en faveur aujourd’hui, et avons scrupuleusement mentionné la plupart de ses belles estampes, portraits et genre, si ardemment convoitées.
BAUDOUIN 4 (Pierre-Antoine, d’après)
Les Amants surpris (par Choffart, 1767) — B 3. — Une fille est surprise par sa mère dans une chambre de ferme, demi-nue, elle pleure, la tête dans sa main ; l’amoureux s’enfuit pendant ce temps-là, oubliant par terre son chapeau.
' Il a paru dernièrement à Londres un intéressant travail de Lady Dilke intitulé : French Engravcrs and Drauglitsmen of the XVIII ' Century ; c’est-à-dire Graveurs et Dessinateurs français du XVIII' siècle.
5 Les Estampes du XVIII ■ siècle ; avec une préface de Paul Eudel. Paris, Dentu, 1885 : épuisé — Les Françaises du XVIII' siècle ; avec une préface du baron Roger Portalis, en collaboration de feu notre ami le marquis de Granges de Surgères. Paris, Dentu, 1887.
3 Dessins, gouaches, estampes et tableaux du XVIII* siècle. Paris, Morgand, 1893.
* Voir le catalogue de son œuvre, par Emmanuel Bocher, Paris, 1875. — Nous avons suivi l'ordre alphabétique adopté par l’écrivain, en ayant soin de grouper cependant les pièces qui se font pendants.
ÉCOLE FRANÇAISE
Les Amours champêtres (par ChofTart, 1767) — B 8. — Deux femmes, l’une assise, l’autre debout à la porte d’une ferme, regardent deux pigeons qui se becquettent ; d’une croisée au-dessus d’elles, un gars les observe.
Le Jardinier galant (par Helman, 1778) — B 25. — De trois quarts à gauche, assis près d’un puits, un jeune garçon embrasse une fillette ; derrière eux, sur un perron à droite, une autre fille les épie.
Marchez tout doux, parlez tout bas (par Choffard, 1782) — B 30. — Dans une chambre de ferme, une jolie fille debout, en chemise, fait signe du doigt à un jeune gars qui entre par une croisée à droite, de ne pas faire de bruit. A gauche, une porte entr’ouverte laisse voir les parents couchés et dormant.
Suite de quatre pièces; la dernière n’a jamais de titre, il en existe une réduction en couleurs, par Metz, intitulée L’Eveillé. La gouache originale sous la rubrique La Fille mal gardée, fut adjugée le 14 juin 1900, à la vente du marquis de B., 5050 francs.
Ventes : Behague, la seconde, 61; la première, t. m.', par Harleston, 35; la troisième, eau-forte non terminée, avec la tablette blanche, 455; la même, avec la lettre g. m., 99; la dernière, avant toutes lettres, avec la tablette blanche, 505 — Muhlbacher, la deuxième, 1er état, eau-forte pure, 225; la même, par Harleston, non entièrement terminée, 115; la première, en 1er état, 350; la troisième, eau-forte pure, 245; la dernière, 58 — Hocquart, la première, avant toutes lettres avec les armes, 50 — Decloux, la première, g. m., 61 — Destailleur, la première, g. m., 18; la troisième, g. m., 75 — Bayard, la première, avant toutes lettres, 35; la troisième, eau-forte pure, 116; la même, avec la lettre, 73; la dernière, avant toutes lettres, mais avec les armes, 340 — Bayard, la dernière, t. m., 120 — Bardin, la troisième, g. m., 70.
Le Bain (par N. -F. Régnault) — B 10. — Deux caméristes en train de sortir leur maîtresse du bain, celte dernière est tournée de trois quarts à gauche ; par terre, au premier plan à droite, une éponge dans une cuvette plate.
Pièce en couleurs à laquelle on donne comme pendant Le Lever, par et d’après Begnault. — Voir ce nom.
1 La marge jouant, oomme on le sait, un grand rôle au point de vue marchand, dans les estampes du XVIII" siècle de l’école française, nous l'indiquerons généralement, par les abréviations suivantes : s. ni,, sans marge — /». ni., petite marge — q. m., grande marge — t. m„ toute marge — m. v., marge vierge.
ÉCOLE FRANÇAISE
Ventes : Behague, les deux pièces, 199 — Wasset, les deux, 265 — Muhlbacher, Le Bain, avant toutes lettres, 385 — Hocquart, les deux, 360 — Aubin, les deux, 495 — Destaillcur, les deux, 1050 — Bayard, les deux, 321 — Belenet, les deux, remargées, 405 — Josse, Le Bain, g. ni., 530 — Patcllier, Le Bain, 200 — Lelong1 *, les deux, 1500 — Leroy8, les deux pièces, s. m., 405 — Léon Roux, Le Bain seul, t. m., 580.
Le Carquois épuisé (par N. de Launay) — B 11. — Un jeune seigneur est assis à gauche sur un canapé dans une altitude alanguie, près d’un lit défait; il cause avec une jolie jeune femme en déshabillé galant; devant la cheminée qui est à droite, un écran; par terre au premier plan, son épée. Sur un socle, l’amour dont le carquois est vide.
Les Soins tardifs (par N. de Launay) — B 45. — Un jeune gars et une fraîche villageoise se lutinent dans un grenier; ils sont surpris par la mère qui y monte par une échelle.
Pièces se faisant pendants. — A la vente de Concourt, la gouache originale des Soins tardifs qui provenait de la collection Tondu (1865) fut acquise au prix de 3750 francs par M. Gaston Menier, croyons-nous. Une réplique ou le même exemplaire, nous l’ignorons, fut adjugé le 14 janvier 1900, à la vente du marquis de IL, 4950 francs.
Ventes : Behague, Le Carquois, état d’eau-forte, le carquois n’existe pas, à sa place est une touffe de roses, 805; le même, avant la lettre et les armes, 380 — Les Soins tardifs, avant les armes, 389 — Muhlbacher, Le Carquois, avant la lettre, avec le cartouche blanc avant le carquois renversé 3 * * *, non décrit, 400 — Les Soins tardifs, eau-forte, avant toutes lettres et l’encadrement ornementé, 295; la même, avant toutes lettres et avec la tablette blanche, 245 — Hocquart, Le Carquois, avant toutes lettres et avec la tablette blanche, 310; Les Soins tardifs, même état, 175 — Decloux, Le Carquois, 210 — Destailleur, Le Carquois, état d’eau-forte, 250; le même, avec la lettre, g. m., 190; Les Soins tardifs, 2e état, 150, avec la lettre, t. m., 182 — Kinnen, Le Carquois, eau-forte pure, 130; avant toutes lettres, 340 — Pavie, Le Carquois, eau-forte pure, 230 — Gentien *, Le Carquois, avant la lettre, avec le cartouche blanc, 530; Les Soins tardifs, même état, 355 — Goncourt, Le Carquois, eauforte pure, 380; avec la lettre, g. m., 275 — C. J. et G. K. s, Le Carquois, avant toutes lettres et avant le carquois renversé, non décrit, 920 — Lacroix, Les Soins tardifs, g. m., 86.
i II n'y avait à cette vente qu'une cinquantaine d’estampes de très belle qualité et presque toutes encadrées.
* Collection vendue sous les initiales H. L. N., toutes les estampes étaient encadrées.
3 Qui n’existait ainsi que dans l’état d’eau-forte.
1 Petite collection dont les 57 numéros de toute première qualité, ont produit 01105 francs,
s Initiales de MM. Jourdier et Kinnen. collection délicate et précieuse dont les 145 numéros
firent 125085 francs,
ÉCOLE FRANÇAISE
Le Chemin de la Fortune (par Voyez Major) — B 14. — Une vieille femme soulève la jupe d’une danseuse dont la jolie jambe ravit de joie un musicien et un vieillard qui sont présents.
Ventes : Behague, 1" état, le corset de la danseuse est ouvert, g. m., 560 — Wasset, le corset est fermé, 90 — Muhlbacher, 1er état, 260 — Decloux, 2i! état, 101 — Destailleur, 1er état, 180 — Bayard, 1er état, g. m., 400; 2e état, 60 — Goncourt, 1er état, 500.
Le Coucher de la Mariée (eau-forte de Moreau le jeune, burin de Simonet) — B 16. — Dans une chambre à coucher extrêmement luxueuse, à droite, un lit dans lequel s’apprête à monter la jeune épousée ; une femme près d’elle, lui murmure quelques mots à l’oreille ; son mari, en robe de chambre, est à ses genoux. Trois soubrettes complètent le tableau.
Ventes : Behague, avant toutes lettres avec les armes, g. m., 665 — Wasset, 1er état, eau-forte pure, 3200 — Maherault, même état, 2205 — Muhlbacher, même état, avec une note manuscrite de Moreau, pense-t-on, disant: on a tiré 24 épreuves de cette eau-forte, 2015; 3e état, avant toutes lettres, 1220 — Decloux, avec la lettre, t. m., 310 — Kinnen, avant toutes lettres et avec les armes, 1450 — Gentien, même état, g. m., 1800 — Pavie, eau-forte pure, 900 — Defer Dumesnil, 165 — Guyot de Villeneuve, avant la lettre et avant les armes, g. m., 1220 — Lacroix, 241 — G. J. et G. K., avant toutes lettres, avec les armes, g. m., 1550 — Patellier, 235, marges — Leroy, 160 — Léon Roux, m., 360.
Le Danger du tête-à-tête (par Simonet) — B 18. — Près d’une cheminée, une jeune femme est assise, la gorge découverte, elle repousse mollement l’amoureux qui est à ses pieds, dans une posture suppliante.
Ventes : Behague, avant toutes lettres et avant l'encadrement ornementé, 21' état, g. m., 305 — Destailleur, même état, 510 — Bayard, avec la lettre, 92 — Gentien, 2° état, t. m., 295 — Goncourt, même état, 385 — Ligaud, même état, 475 — C. J. et G. K., même état, 375.
L’Enlèvement Nocturne 1 (par N. Ponce) — B 20. — Au pied du mur d’un couvent, se dresse une échelle au bas de laquelle un jeune homme reçoit dans ses bras une jeune fille ; sur le mur, une autre femme est à califourchon. Une voiture attelée de deux postiers attend à gauche ; deux autres chevaux avec un cavalier sont à droite.
i Le cuivre est chez Gosselin fils — 57, quai des Grands-Augustins — ainsi que ceux de : L'Epouse indiscrète et de La Sentinelle en défaut.
Ventes : Behague, avant la lettre, t. m., 225 — Roth, Rr état, eau-forte pure, 460 — Muhlbacher, même état, 396 — Decloux, avec la lettre, 65 — Destailleur, 2e état, avant la lettre, mais avec les noms des artistes, 420 — Pavie, eau-forte, avant toutes lettres, avant les armes, 150 — Genlien, avant la lettre, 385 — Concourt, avant la lettre, avec les armes, t. m., 685 — Ligaud, 390 — Lacroix, avant toutes lettres, 200 — Patellier, m., 170.
L’Épouse indiscrète 1 (par N. de Launay, 1771) — B 21. — Dans une chambre à coucher, l’épouse blottie à droite derrière des matelas, surprend son mari qui a renversé sur le lit sa femme de chambre.
Ventes : Behague, avant la dédicace avec le titre et les armes, 3e état, 300 — Roth, même état, 399; avec la lettre, 155 — Wassct, eau-forte pure sans aucune lettre, 1100 — Muhlbacher, même état, 500; 2« état, avant lettre, armes et dédicace, 500, c’est le bel état ; 3e état, 240; le litre est alors Les Indiscrets — Concourt, eau-forte pure, 400 — C. J. et G. K., 4e état, 250.
Le Fruit de l'Amour secret 2 (par Voyez Junior) — B 23. — Une jeune femme qui vient d’accoucher, tourne le dos à un lit dont les rideaux sont fermés ; à droite, près d’une croisée, son amant auquel elle tend la main ; une amie vue de dos, la console ; la sagefemme passe le nouveau-né à un homme qui entre par une porte à gauche.
Ventes : Behague, avant toutes lettres, avant les armes, 1«' état, 360 — Muhlbacher, état non décrit avant toutes lettres, avant les armes et avant que f expression de l’accouchée ait été modifiée, 320 — Concourt, avant toutes lettres mais avec les armes, 2° état, 195.
Le Goûter (par Bonnet) — B 24.
On joint cette pièce en couleurs généralement aux trois autres de J. -B. Huet : Le Déjeuner, le Diner, le Souper, gravées par le même artiste.
Ventes : Pavie, les quatre, 450 — C. J. et G. K., 410.
Le Lever (par Massard, 1771) — B 29. — Une jeune femme demi-nue, assise sur son lit, regarde un chat qui s’y trouve près d’elle. Deux servantes l’entourent; l’une lui donne ses pantoufles, l’autre lui passe un peignoir. A droite, un paravent.
1 A la vente de Goncourt la gouache originale provenant de chez Paignon-Dijonval fut adjugée 25100 francs à M. Edmond Veil Picard.
5 La gouache originale à la vente Henri Josse fut adjugée 4050 francs, elle reparaît à la vente Muhlbacher en 1899 où elle ne fait que 3100.
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La Toilette (par M. Ponce, 1771) — B 48. — De profil à droite, debout devant sa toilette, une jeune femme se fait lacer son corset par sa soubrette, pendant qu’elle cause à un jeune seigneur assis à droite.
Ces deux estampes se font pendants. — En 1898, à la vente Marmontel, la gouache originale du Lever fut adjugée 11500 francs; La Toilette 10000. Un an plus tard, à celle de Muhlbacher1, elles reparaissent et atteignent chacune 10000 francs — A la vente de Concourt le croquis à la plume, lavé d’aquarelle, avait fait 1000 francs.
Ventes : Behague, Le Lever, 2 <-■ état, eau-forte avant l’encadrement, le titre en capitales grises, les noms des artistes à la pointe, 990; les deux avec la lettre, g. m., 450 — Roth, Le Lever avant le changement d’adresse, c’est-à-dire avec l’adresse de M»»' Baudin au lieu de celle de Basan, 4« état, g. m., 165 ; La Toilette, Si-1 état, avec la tablette ombrée, le nom des artistes sans aucune lettre, 499 — Muhlbacher, Le Lever, 1er état, eau-forte pure et avant l’encadrement ornementé, 745; état d’eau-forte plus avancé encore avant toutes lettres, 600 — Decloux, les deux pièces avec l’adresse de M'»e Baudouin, 4« état, 370 — Bayard, La Toilette avant la lettre, t. m., 600; Le Lever, 4e état, 140 — Gentien, les deux pièces, 4« état, 520 — Concourt, Le Lever avant toutes lettres, t. m., 730; La Toilette, 4e état, 408 — Lacroix, les deux pièces, 4c état, 560 — Defer Dumesnil, Le Lever avant la lettre, 200 — C. J. et G. K., Le Lever avant la lettre, 1050 — Léon Roux, les deux pièces, 330.
Le Matin (par de Ghendt) — B 33. — Dans une chambre, sur un lit, couchée sur le dos, les seins nus, la chemise relevée, une femme dorl ; un abbé entre par une porte à gauche, la regarde, et essaie d’en masquer la vue à l’enfant qui l’accompagne, avec le pan de son manteau.
Le Midi (par le même) — B 33. — A l’entrée d’une serre aux riches treillages, à gauche, une jeune femme assise, à demi-pàmée, le corps rejeté en arrière, a laissé tomber le livre qu’elle lisait, sa main gauche s’est égarée sous sa jupe; parterre à droite, son ombrelle ouverte.
Le Soir (par le même) — B 46. — A gauche, une jeune femme toute nue est en train de se faire essuyer par sa camériste, quand soudain par une porte entrouverte à droite, la tête d’un homme apparaît ; la seconde femme de chambre s’efforce de maintenir la porte en repoussant l’indiscret.
1 Colle admirable collection lut dispersée du 15 nu 18 niai 1899. Elle contenait un choix l>ricicux des œuvres les plus remarquables du xvnr siècle : tableaux, dessins, gouaches, miniatures, marbres..., ce lïil un triomphe et pour l'amateur raffiné qui avait su les réunir et pour le distingué commissaire-priseur, M. Paul Chevallier, qui avec son habileté coutumière enleva sou public et fil produire à la vente la coquette somme de: 1.72(5.700 francs ! !
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La Nuit (par le même) — B 35. — Au pied d’un tertre, dans un parc, un homme a renversé une jeune femme sur le dos, le corsage dégrafe laisse voir le sein gauche; l’amoureux est près de l’enlacer. A gauche sur un socle, une statue de l’amour. La lune éclaire cette scène.
Les quatre gouaches originales furent adjugées à la vente Muhlbachcr 8000 francs. A la vente de Concourt, Le Malin, aquarelle sur trait de plume, fit 7100 francs.
Ventes : Behague, les quatre avant la lettre, avec la tablette blanche 1 Le Matin et Le Soir sont avant le changement, c’est-à-dire que les parties de la femme ne sont absolument pas voilées par la chemise ou la draperie, 705 — Muhlbacher, les quatre, état Behague, 495 — Mailand, les quatre, état d’eaux-fortes avant toutes lettres, deux de ces états ne sont pas décrits pour Le Matin et Le Midi; dans Le Soir, la femme nue a un bonnet sur la tête, 3200 — Dubois du Bais, les quatre avant toutes lettres, Le Matin et Le Soir avant le changement, 510 — Ilocquart, les quatre avec les tablettes blanches, Le Malin et Le Soir avant le changement, 670 — Destailleur, les quatre pièces, état Hocquart, 600; les mêmes, dernier état, 200 — C. J. et G. K., Le Malin avant la draperie, 145; Le Soir, même état, 115 — Patellier, les quatre pièces, 400 francs.
Le Modèle honnête (eau-forte de Moreau, burin de Simonet) — B 34. — Dans un atelier, un peintre assis dans un fauteuil, se retourne émerveillé à la vue d’une superbe fille nue et confuse qu’une vieille femme cherche à cacher de son manteau.
Ventes : Behague, avant toutes lettres, 215 — Roth, eau-forte pure, 399 — Mahérault, eau-forte pure, 1510; état terminé, 170 — Decloux, avec la lettre, 65 — Destailleur, eau-forte pure, 320 ; avant toutes lettres, avant les armes, 2e état, 660 — Gcntien, 2 e état, g. m., 510 — Goncourt, eau-forte pure, 145; 2e état, 365 — Ligaud, 2u état, 840 — Lacroix, 4c étal, avant la dédicace, 335 — Defer Dumesnil, 2c état, 410.
Mentionnons encore la jolie suite de quatre pièces: Perrette (par Guttenberg), Marton (par N. Ponce), Jusque dans la moindre chose1 * 3 (par Masquelier), Sa taille est ravissante (par Lebeau) qui, dans le bel état avant toutes lettres, valent de 300 à 400 francs. Le Curieux (par Malœuvre) vaut, suivant état, de 250 à 300 francs, le 1er état d’eau-forte pure, où le curieux a un habit boutonné et non un rabat, est rarissime, à la vente Behague elle fut adjugée 435 francs. Le Rendez-vous (par Bonnet), en imitation de pastel, pièce ravissante assez rare, fut adjugée à la vente Roux 115 francs.
1 Dans cct état, c’est Le Midi qui est la pièce la plus rare.
* Il existe un état non décrit, entre le 2" et le 3", avec la tablette ombrée et le nom des artistes,
mais sans inscription dans la tablette, c’est fort rare ; une épreuve passa à la vente Defer Dumesnil et fut adjugée 285 francs.
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BERNARD (d’après)
Madame Létine (par La Live). — En buste, gracieusement tournée de trois quarts à droite, elle est vue de face dans un médaillon ovale entouré de guirlandes de roses et surmonté d’une couronne, dans un encadrement rectangulaire avec tablette inférieure. Elle est coiffée d’un petit bonnet dont les brides sont nouées sous le menton, sa robe de chambre est garnie de fourrures. A gauche, sous le trait carré: Bernard p., et à droite: La Live sc... Au bas, un quatrain commençant par ces mots : Tendre, sensible, heureuse mère. . .
Délicieuse estampe d’une excessive rareté dont l’eau-forte certainement d 'Augustin de Saint-Aubin, fut terminée au burin par La Live de July. — Un fort bel exemplaire passa à la vente de Concourt où il fut adjugé 360 francs.
BOILLY 1 (Louis-Léopold, d’après)
Les estampes en couleurs d’après ce Maître sont en grande hausse depuis surtout quatre ou cinq ans, quelques-unes sont assez intéressantes, mais leur valeur artistique ne justifie pas toujours les prix parfois exagérés qu’elles atteignent. Elles existent toutes en noir et en couleurs 2, la plupart au pointillé.
La Comparaison des petits pieds (par Chaponnier). — Une femme assise à gauche, a croisé sa jambe droite sur son genou gauche pour se déchausser et comparer son pied avec celui de son amie qui, debout devant elle les seins nus, a relevé sa jupe ; derrière elle, un homme à genoux se dissimule, cherchant à en voir davantage.
L’Amant favorisé (par le même). — Au fond de la chambre, un lil de coin, et sur le premier plan à gauche, une jeune femme debout, la gorge demi-nue, se précipite sur la porte qu’elle cherche à main-
1 Consulter le 1res intéressant volume que lui a consacré M. Henry Harrisse, Paris 1898.
2 Celles-ci beaucoup plus harmonieuses se paient toujours plus cher.
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tenir de ses deux mains, pendant que le galant s’esquive par celle qui se trouve à l’extrémité de la pièce, emportant souliers et vêtement.
Pièces faisant pendants, la seconde parut en juin 1792 au prix de 9 livres.
Ventes : Behague, avant la lettre, 50 — Muhlbacher, avant la lettre en noir, 95; en couleurs, 100 — Decloux, en réduction publiée chez I'illon et Valmont, m., 236 — Bayard, en réduction, 110 — M»‘<' O., en réduction par Goiiy, 200, g. in. — Ligaud, en réduction par Goüy, la première seulement 43 francs — Lacroix, la seconde avec : Ah! qu'il est joli, 220 — G. J et G. K., les deux en réduction ovale par Alix, encadrées, 810 ! ! — Leroy, les deux pièces 490, en réduction par Alix — La Comparaison seule avant la lettre, par Chaponnier, g. m., 135.
On la tire aujourd’hui 1 (par Tresca). — Près d’une porte entrebâillée à gauche, une jolie jeune femme, la gorge demi-nue, entoure de son bras droit la taille d’un homme qui tient dans sa main une liasse de billets de loterie. Au fond de la chambre, une femme assise devant une glace se peigne.
Ventes : Behague, avec la lettre en couleurs, 62 — Muhlbacher, 31 — Aubin, avant la lettre, 62 — Kinnen, en couleurs, 100 — Ligaud, en noir, 28 — Lacroix, avant la lettre, restaurée, 52 — Roux, avant la lettre, 85.
Le Prélude de Nina (par Chaponnier). — Assise devant un piano, une charmante femme décolletée se retourne vers son accompagnateur, un jeune violoniste qui la baise sur la bouche. Au fond de la pièce, un lit.
Ventes : Behague, avant la lettre, 37 — Muhlbacher, même état, 45 — Decloux, même état, 105 — Kinnen, même état, 45; réduction ronde en bistre, par de Goüy, 68 — Ligaud, 108 — Pavie, avant la lettre, 90 — Patellier, avec m., 135 — Roux, 45.
La Douce Résistance3 (par Tresca). — Un jeune homme en costume Directoire, presse tendrement dans ses bras une jeune fille qui, une guitare à la main, le repousse mollement ; près d’eux, un pupitre renversé, et au fond de la pièce, une porte vitrée par laquelle une servante curieuse regarde ces ébats.
1 Voilà, certes une desplus jolies pièces de l’œuvre qui n’est pas colèe à sa valeur, en revanche on paiera bêtement 27G francs et 355 francs ! aux ventes du 29 novembre 1899 et à la vente Ligaud : La Douce Impression de l’Harmonie et Suite de la Douce Impression de l'IIarmonie, par Wolff, deux piteuses estampes s’il en fût.
2 Existe en réduction ronde par de Goüy.
ÉCOLE FRANÇAISE
Ventes : Muhlbacher, avant toutes lettres, les noms des artistes à la pointe en noir, 31 — Kinnen, en couleurs, 145 — Ligaud, en couleurs, g. m., 700 — Lacroix, 59 — Patellier, état Muhlbacher, g. m., 220, en noir, croyons-nous.
Citons encore, à titre de renseignement, quelques prix pratiqués à la vente Ligaud sur les pièces suivantes en couleur:
L'Amour couronné (par Cazenave), avant la lettre, 160 francs — Le Cadeau, Qu'elle est gentille (par Bonnefoy), les deux pièces, 200 — La Dispute de la Rose, La Rose prise (par Eymar et Cazenave), la première avant toute adresse, 345 — L'Evanouissement (par Tresca), 98 — L’Optique 1 (par Cazenave), 365, et hâtons-nous de dire que ces pièces de dernier plan ne valent pas plus de 40 à 50 francs l’une dans l’autre, et encore est-ce pour nous un grand maximum. Les Boilly n’ont jamais vu se pratiquer sur eux les hauts prix; qui donc aujourd’hui y met le feu, nous sommes encore à nous le demander?
BOREL (Antoine, d’après) 1743- ?
La Bascule (par A. Leveillé, 1785). — Une foire de village ; à gauche de l’estampe, une bascule, au bout de laquelle une femme tombée à la renverse les jupes retroussées est relevée par un jeune homme. A droite dans le coin de la pièce, un groupe de quatre personnages assis.
Le Charlatan (par le même). — Devant des baraques de forains, un charlatan ayant devant lui une petite table pliante chargée de fioles, débite son boniment aux nombreux personnages qui l’entourent, pendant qu’une jeune femme qui lui fait face à une certaine distance, glisse un billet au jeune homme qui est derrière elle. Très à gauche, une pièce d’eau avec une barque contenant quatre personnes.
A la vente Muhlbacher, les deux aquarelles originales furent adjugées 1600 francs, elles provenaient de la vente Richard Lion où elles avaient été payées 3350 francs.
Ventes : Bchague, La Bascule avant le nom du graveur, 160 — Muhlbacher, les deux avec la lettre, 495 — Aubin, les deux mêmes états, 400 — Bayard, les deux avant toutes lettres, avant la bordure, 302 — Pavie, les deux, 350 — Eudcl, La Bascule, 250 — Ligaud, les deux, 500.
i Celle pièce à lu veille Patellier vient de l'aire 490 francs !
ÉCOLE FRANÇAISE
B0SI0 (D.-S. d’après)
La Bouillotte '. — Autour d’une table, de nombreux personnages jouent à la bouillotte ; à gauche, une jeune femme debout, arrange ses cheveux dans la glace, pendant qu’un des invités lui prend la taille, lui montrant du doigt la pendule.
Ventes : Behague, 155 — Muhlbacher, 85 — Wasset, en noir, 30 ; coloriée, 80 — Aubin, 185 — Decloux, 165 — Ivinnen, 114 — Heredia, 110 — Roux, coloriée, 250.
Bal de Société. — Deux salles de bal séparées par une colonnade; à gauche, trois musiciens à demi-cachés par une des colonnes. Au fond, des danseurs exécutent un quadrille. Au premier plan à gauche, un grand monsieur demande une danse à une dame ; à droite, trois personnages font un tour de salle ; plus à droite encore, quatre jeunes filles assises ; au-dessous d’elle, une dame et un arlequin causent ensemble.
Ventes : Behague, t. ni., 216 — Muhlbacher, 160 — Dubois du Bais, avant toutes lettres, rarissime, 350 — Destailleur, état d’eau-forte, 30.
Le Bal de l’Opéra.
Ventes : Behague, t. m., 130 — Muhlbacher, 115 — Kinnen, 152 — Baudet, 75 — Roux, coloriée, 230 ; en noir, 165.
On joint à ces pièces généralement comme formant série, L’Escamoteur et La Lanterne Magique, cette dernière, la plus rare des cinq, qui déjà ne sont pas communes, vaut de 150 à 200 francs. Elles existent en noir et coloriée1 2.
BOUCHER (François, d’après)
La Toilette de Vénus (par Janinet, 1783). — Assise de face, la déesse est nue, une colombe à ses pieds, une autre entre les bras. Trois Amours l’entourent, l’un d’eux lui arrange sa coiffure.
1 Gosselin iils, 57, quai des Grands-Augustins, en a fait une jolie reproduction ainsi que du Bal de l'Opéra, du Bal de Société et de La Lanterne Magique. 11 les vend 25 francs la pièce.
- Notons une fois pour toutes que généralement, à tort ou à raison, car ce sont un peu des subtilités. On appelle estampes en couleurs au xvnr siècle celles provenant de plusieurs cuivres, et coloriées celles obtenues autrement, c'est-à-dire à la poupée, an pouce ou au patron.
ÉCOLE FRANÇAISE
Pièce en couleurs dont l’état le plus recherché , quoique le plus commun, est celui où se trouvent les trois Amours ; celui où l’Amour qui peigne n’existe pas, est de beaucoup, cependant, le plus rare.
Ventes : Behague, avant toutes lettres, 500 — Decloux, t. ni., 630 — Destailleur, 370 — Pavie, avant la lettre, 855 — Baudet, avant toutes lettres, encadrée, 665 — Ligaud, 440.
La Bouquetière galante (par Tilliard). — Dans un jardin, au milieu de buissons de roses légèrement esquissés, elle est debout, la taille svelte et élancée, coiffée d’un petit bonnet, elle porte attachée à sa ceinture devant elle, une corbeille de fleurs que recouvre presque son tablier retroussé, les bras sont demi-nus, elle offre un bouquet. Le corsage ouvert en carré, laisse entrevoir la gorge.
Pièce de la dernière rareté, fort jolie.
Ventes : Behague, 250 — Decloux, 605 — Concourt, t. m., 1000 — Ligaud, 500 - Leroy, 1010.
Madame de Pompadour (par Bonnet). — En buste, la tête penchée à droite, le corps tourné de trois quarts de ce côté, elle regarde dans cette direction, elle est décolletée et les cheveux sont légèrement relevés et ornés.
Pièce en manière de crayons, délicieuse et de toute rareté, qui donne l’illusion absolue d’un dessin original ; une belle épreuve à la vente de Goncourt fut payée 550 francs.
Notons en passant que les Boucher interprétés en imitations de pastel par L. Bonnet, sont en train de monter fortement — voilà certes un mouvement ascensionnel dont le besoin ne se faisait guère sentir — un Portrait de jeune fille, remargé, fut adjugé 1420 francs, et une Tête de Flore, 2800, à une vente anonyme faite par Danlos, le 14 mars 1903.
CHALLE (Michel-Ange, d’après)
The officious waiting Woman 1 (par Chaponnier). — Une fort jolie fille à plat ventre sur son lit, la chemise retroussée, les bras appuyés sur son oreiller, attend le lavement que va lui administrer
1 /,« Femme de Cl\ambre eomi>laisante. — Au mois de Février 1895, Edmond Lortic nous écrivait iju'il en possédait la gouache originale , signée et datée, dans le cadre de l’époque.
ÉCOLE FHANÇAISE
une accorte soubrette qui, de la main droite, fait signe de ne pas bouger à un galant indiscret qui entre par la porte à gauche.
Il existe de cette estampe une réduction assez rare gravée par de Goüy, sous le titre Chu-u-u.
Ventes : Behague, avant la lettre, avant le nom du peintre, tirée en bistre, les figures et les chairs seules coloriées, 409, rarissime ; avant la lettre en noir, 82 — Muhlbacher, avec la lettre en noir, 41 ; coloriée, 76 — Decloux, avant la lettre, 165 — Destailleur, même état, 110 — Kinnen, épreuve coloriée, 110 — Bayard, état de la vente Behague, 155 — Pavie, la réduction de Goüy, avec Coucou, réduction de Dors, Dors de Régnault, par le même graveur, 2 pièces en couleurs, 201 — Pichon, avant la lettre et avant le nom du peintre, 130 — Patellier, avant la lettre, 170.
L’Amant surpris (par Descourtis). — Dans une luxuriante campagne, un jeune homme est assis de face en train de lire des lettres, quand soudain une femme le surprend par derrière en lui appliquant ses deux mains sur les yeux.
Les Espiègles (par le même). — Deux jeunes femmes complètement nues, viennent de prendre un bain, elles sont assises sur des rochers, près d’une cascade et lisent. Pendant ce temps, deux gamins, à l’aide d’une ligne, cherchent à leur dérober leurs vêtements ; ils ont déjà réussi à accrocher un soulier qu’ils enlèvent.
Pièces en couleurs se faisant pendants.
Ventes : Saint-Geniès, avant la lettre, 305 — Muhlbacher, avant toutes lettres; seulement les noms des artistes à la pointe, 310 — Aubin, état Muhlbacher, 410 — Decloux, 255 — Bayard, 245 — Ligaud, 360 — Pichon, la première, 241 — Lacroix, pièces restaurées, 250 — C. J. et G. K., la première seule, sans marge et encadrée, 710 — Roux, les deux pièces, 810.
La Ruelle (par Malapeau). — Demi-nue et sortant de son lit, une jeune femme est lutinée par un jeune homme qui lui prend le sein gauche en cherchant à lui enlever son dernier voile, sa chemise.
Ventes : Behague, avant la chemise rallongée, avant toutes lettres, t. m., rarissime, 309 — Muhlbacher, même état, 210 — Bayard, même état, 130 ; avec la lettre, 32.
CHARDIN (Jean-Baptiste-Siméon, d’après)
Certaines pièces de l’artiste sont recherchées en épreuves d’état, mais en général l’œuvre est délaissé en exemplaires avec la lettre, il y en a cependant de charmantes parmi lesquelles nous citerons : Le Bénédicité (par Lepicié) —
ÉCOLE FRANÇAISE
La bonne Education (par Le Bas) — Jeu de l’Oye, Les Tours de cartes, pendants (par Surugues fils) — La Maîtresse d’école (par Lepicié) — Les Amusements de la vie privée (par Surugue). — Voir le catalogue qu’en a dressé Emmanuel Bocher, Paris 1876.
CHARLIER (d’ après)
Florissait vers 1780
Vénus en réflexion — Vénus désarmant l’Amour.
Deux pièces en couleurs, par Janinet, rares et recherchées quoique sans le moindre intérêt comme, du reste, la plupart des sujets mythologiques, valent avant toutes lettres de 150 à 200 francs.
COCHIN1 (Noël, par)
La Foire de Guibray.
Cette très grande estampe est gravée d’après un dessin de Chauvel (1658), cette foire avait lieu en Normandie près de la ville de Fallaize. — La pièce est d’une insigne rareté, elle fut adjugée ventes : Didot, 100; Destailleur2, avec trois autres pièces, 300 — H. G., 400.
GOYPEL Ch.-A. (d’après)
Adrienne Lecouvreur (par P. -J. Drevet). — A mi-corps, dans un médaillon lézardé reposant sur un socle, elle est de face, les yeux levés au ciel, les cheveux relevés sous un long voile avec deux tresses retombant sur l’épaule gauche, pendants d’oreilles en forme de poires, robe de velours noir décolletée. Elle serre contre sa poitrine, une urne funéraire contenant les cendres de Pompée. Dans la tablette, un quatrain : C'est peu de voir icij. . .
1 Dit Le Vieux, né à Troyes en 1GG2, mort à Venise en 1695; il s’en suit, que cette estampe aurait dû être classée au xvir siècle et non ici. Nous signalons cette erreur, que le collectionneur aura lui-même redressée, nous en sommes convaincu.
5 A la vente de la Bibliothèque en 1895.
ÉCOLE FRANÇAISE
On assure qu’il n’existe que quatre épreuves connues du 1eT état ; le 2« état a le mot modèle écrit model dans le quatrième vers du quatrain.
Ventes : Behague, 2e état, avec la faute, 2G0 — Didot, le'1 état, 1010 — Muhlbacher, avec la faute, 161 — Goncourt, 3« état, 38.
DAGOTY (Le Chevalier Louis-Charles)
Trait de Bienfaisance de la Reine Marie-Antoinette.
Pièce en manière noire, rarissime, adjugée vente Behague 280 francs; vente Bardin 90 francs.
Portrait de son frère. — A mi-corps de trois quarts à droite, coiffé d’un chapeau rond à bords légèrement relevés, un col blanc souple, il regarde de face ; sa main gauche tient sa palette et la droite, trois pinceaux ; la bouche enlr’ouverte laisse apercevoir les dents. En bas sous ce portrait, on lit 1 : Portrait d’Edouard Dagoty inventeur de la gravure en coleiirs né à Paris l'an 1745 mort ù Florece 18 maj il 83. Pent par Kanchsius gravé et dessiné par Lasinio - Imprimé par Labrelis.
Quoique indiqué gravé par Lasinio, on est convaincu qu’il l’est par l’artiste lui-même, il est excessivement rare; nous avons eu occasion d’en voir un superbe exemplaire chez Roblin.
Ventes : Defer Dumesnil, 1350 — Prince Waldburg Wolfegg, 1362 — Par J. Halle, à Munich, 2062.
Mme la Comtesse du Barry* d’après Drouais s. — Assise à sa toilette, elle prend une tasse de chocolat que lui présente son négrillon Zamore.
Ventes: Muhlbacher, en couleurs, 250; en noir, 255 — Ligaud, en noir, très rare, 900, c’est un 1er état.
Marie-Antoinette.
Un portrait de la Reine, attribué à Jacques Fabian Dagoty, passa à la vente du baron F. de L., à Munich, il fut adjugé 3187 francs. Un autre portrait du personnage existe gravé par Dagoty l’aîné, en pied, debout, la
' Nous avons respecté l’orthographe.
* A la vente Muhlbacher en 1899 l’original attribué à Drouais fut adjugé 3020 francs.
ÉCOLE FRANÇAISE
main appuyée sur une sphère, très rare ; nous en connaissons deux épreuves, l’une chez M. Henri Béraldi, l’autre chez notre regretté ami le marquis de Surgères.
Marie-Antoinette (par J. -F. Gautier Dagoty). — A mi-corps de face, les cheveux relevés sont ornés de perles, plumes et aigrette, la tête est légèrement tournée vers la gauche, deux longues boucles de cheveux retombent sur le devant du corsage très légèrement décolleté et garni d’une guimpe. Un manteau fourré d’hermines est jeté sur les épaules.
Estampe en couleurs en imitation de pastel qui n'est qu’ attribuée à Dagoty; rarissime, mais pas belle. Un exemplaire était coté en février dernier (1902), chez M. Halle, de Munich, 2500 marks, soit 3125 francs, il était dans son cadre originale et d’une fraîcheur, paraît-il, exceptionnelle.
Marie-Antoinette (attribué au même). — De face à mi-corps, dans un ovale tronqué, la Reine regarde devant elle, les cheveux sont relevés et ornés de plumes blanches. Le corsage décolleté est agrémenté d’une guimpe et d’une guirlande de lis et de roses. Deux boucles de cheveux retombent sur les épaules que recouvre en partie le manteau fleurdelysé.
Pièce en couleurs de la derniere rareté. Les portraits de Marie-Antoinette ont beaucoup baissé depuis une vingtaine d’années, les gros amateurs qui les collectionnaient tels que : Lord Ronald Gower et MM. G. Peck, Ducoin, Behague, etc... ne s’en occupent plus ou ont disparu. Nous croyons savoir que M. Paul Debrou, conseiller général du Loiret, possède actuellement une fort belle réunion de portraits de la Reine, ainsi que H. Béraldi.
DANLOUX (d’après) 1745-1809
Princesse de Lamballe (par Ruotte). — Dans un médaillon ovale, de profil à gauche, les cheveux sont frisés, le corsage est montant avec un fichu menteur.
Pointillé en noir et en couleurs, assez rare.
Ventes: Behague, avant toutes lettres en couleurs, 200— Concourt, même état, 91.
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DEBUCOURT’ (Louis-Philbert, par)
Le Juge ou la Cruche cassée (Fenaille 1) — 3 états. — Dans un intérieur rustique, à droite, une vieille femme furieuse tient au collet un jeune garçon qui vient de casser la cruche à sa fille ! ! ! Cette dernière, placée entre son père et sa mère, semble fort peu émue de l’accident. Son père montre au plus jeune des deux juges qui sont assis, l’objet fêlé en question. Très à gauche de l’estampe, au second plan, près d’une porte ouverte, deux femmes et un homme causant.
L’eau-forte seule est du Maître, et encore est-elle restée inachevée, la planche fut terminée par Leveau1 2 3. — Pièce fort rare.
Ventes: Vignères, 57 — Baudet, avec une autre épreuve plus avancée, 100 — Goncourt, 202. Tous ces prix sont pour l’eau-forte.
Suzette mal cachée ou les Amants découverts (4) — 1 état. — Au milieu d’une chambre, une vielle femme de profil à gauche et enveloppée d’un châle, écarte brusquement les rideaux d’un lit défait qui est à droite et devant lequel, en chemise et demi-nue, sa fille surprise se tient confuse, debout, les yeux baissés; derrière la mère, le galant à genoux, les mains jointes, implore son pardon, pendant que par la porte qui est à gauche, entre le père ajustant ses lunettes.
La Porte enfoncée ou les Amants poursuivis 3 (5) — 1 état. — Au fond de la chambre à droite, une porte enfoncée par laquelle viennent d’entrer précipitamment le père et la mère de la jeune fille qui, demi-nue, s’enfuie avec son amoureux par une porte qui se trouve à gauche. La mère furieuse montre le poing aux deux coupables, le père tombé par terre à plat ventre, esquisse le même geste à leur adresse.
1 Consulter le très remarquable et très complet catalogue qu’a consacré à l’artiste M. Maurice Fenaille. Paris, Librairie Morgand, Edouard Rahir et C'% successeurs, 1899, où il signale 577 pièces gravées. Dans la nomenclature des pièces que nous donnons ici, nous suivons l’ordre chronologique adopté par l’écrivain en groupant cependant celles qui, publiées à des dates différentes se font pendants; le nombre des états mentionnés sont ceux indiqués par M. Fenaille.
s II vient de paraître chez Durel, Paris, un fort volume sur la vie et l’œuvre de l’artiste par l’éminent écrivain d'art, M. Jules Hédou, de Rouen.
3 Quelquefois désignée sous la rubrique La Fille enlevée.
Ces deux très mauvaises aquatintes ovales en couleurs en travers, gravées en 1785, qui se font pendants, n’ont pour tout mérite que leur insigne rareté. La première en noir, la seconde en couleurs passèrent à la vente de F. ', elles y furent adjugées 2300 francs; c’est Paul Roblin, l’aimable marchand d’estampes, qui en faisait la vente; il s’empressa de nous les signaler avec sa bonne grâce habituelle sachant combien nous sommes friand de documents concernant les raretés ou les états non décrits. Ce même jour il vendit dans cette même collection, pour la somme de 575 francs, une autre pièce du Maître avant toutes lettres : Petite fille jouant avec un chat, au moins aussi rare que les deux précédentes, car nous ne la connaissions pas, et elle a échappé aux recherches si scrupuleuses de M. Fenaille. A la vente A. Josse, sous la rubrique La Fille enlevée qui n’est autre que La Porte enfoncée, cette estampe atteignit 2800 francs. Profitons de l’occasion pour redresser une erreur que nous avons commise dans notre dernier volume : Dessins, gouaches, estampes, etc..., page 1H en attribuant à Debucourt une pièce intitulée La Visite à la Pension dont on n’a pas encore jusqu’à présent réussi à découvrir l’existence ; de Goncourt l’avait signalée simplement dans l’Art du XVIIF siècle comme mentionnée dans le catalogue d’une vente faite le 13 décembre 1857. C’est peut-être tout bonnement la jolie pièce du Maître : Jouis tendre Mère 5 — qui pourrait aussi bien par la nature du sujet s’appeler Visite à la Pension — qui a provoqué cette équivoque.
Les deux Baisers, 1786 (7) — 3 états. — De profil à gauche, assis dans un fauteuil, un vieillard, les jambes croisées, un king Charles sur les genoux, regarde avec intention la toile qui est devant lui sur un chevalet où il est représenté embrassant une jeune femme ; celle-ci qui est derrière lui, profite du moment pour glisser un billet doux au jeune peintre qui lui baise la main.
Ventes : Behague, avec la lettre, 601 — Muhlbacher, avant toutes lettres, 3000 — Aubin, avec la lettre, 920 — Decloux, même état, 2005 — Destailleur, même état, 1750 — Kinnen, même état, 1420 — Gentien, avant toutes lettres, avec le nom de l’artiste à la pointe, 91201 2 3 — Goncourt, avec la lettre, 2420 — Ligaud, 920 — C. J. et G. K., encadrée, 3300 — Baron F. de L. *, 2700 — Leroy, 2080, sans marge.
Notre Musée Dobrée de Nantes en possède une épreuve de 2e état éblouissante et telle que nous n’en avons encore jamais rencontré de pareille. En février 1787, moment de sa mise en vente, cette pièce était cotée 6 livres.
1 Le 13 mars 1899 — Chose curieuse il y avait eu déjà une vente de F..., en avril 1881 où ces deux pièces avaient été adjugées 200 francs ! ! Quel chemin parcouru depuis cette époque.
2 Le 22 décembre 1902, à la vente du Comte de L... dont Loys Delleil était l’expert, il a passé une épreuve d’un élal encore non signalé jusqu’ici dans lequel le mot jouis est écrit joui.
a C’est le plus haut prix enregistré en vente publique jusqu’à ce jour pour une estampe française.
♦ Vente très importante faite le 2 juillet 1902, à Munich par les soins intelligents de J. Halle, antiquaire de celte ville. Il y avait là de superbes pièces de l’École française et anglaise du xviir siècle,
ÉCOLE FRANÇAISE
Le Menuet de la Mariée, 1786 (8) — 6 états. — A la campagne, au milieu de nombreux paysans et invités, la jeune mariée esquisse un pas avec le vieux bailli, pendant que son époux, debout à droite près de son père, contemple la scène d’un air béat.
La Noce au Château, 1789 (21) — 4 états. — En plein air, à gauche, au bas de l’escalier du château, le nouveau marié danse avec la châtelaine, pendant que sa jeune femme passe son bras sous celui de son père ; derrière eux, des musiciens, et à gauche et à droite, des paysans et des paysannes. On aperçoit à gauche, près de la grille, un carrosse.
Deux estampes en couleurs se faisant pendants, la première est moins rare que la seconde. M. Fenaille a relevé pour la première fois une particularité restée complètement inaperçue jusqu’ici dans le Menuet de la Mariée c’est le grand mât dit Mai, qui s’élève à gauche et au haut duquel est suspendue une couronne au 2 c état, mât qui a été supprimé au 3e comme on peut s’en convaincre par la trace très légère qui en subsiste encore dans le ciel. Le catalogueur a aussi fait remarquer qu’après la date 1786 il existe après le point réglementaire quelquefois un point ou deux en plus *, ce qui caractérise un deuxième ou troisième tirage après l’état définitif; les estampes qui ont ces points sont donc de qualité inférieure à celles précédemment tirées, d’autant plus que la planche reprise a encore subi certaines modifications, dit M. Fenaille, telles que effaçage des plis de la tente qui abrite l’estrade, retouches à la roulette de l’habit du bailli, etc...
En décembre 1896, nous eûmes l’occasion de voir chez Roblin une très curieuse petite pièce en couleurs de Debucourt qui n'est pas mentionnée par M. Fenaille, elle représentait seulement la jeune mariée et le vieux bailli esquissant leur pas; l’exemplaire superbe et à toute marge était certainement une épreuve d’essai que nous considérons comme unique. Le possesseur l’avait payée 39 francs ! croyons-nous.
Ventes: Behague, 2« état, 3505 — Muhlbacher, Le Menuet, 1er état, 1960; La Noce, 2« état, 1605; la même, avant toutes lettres en noir, 500 — Hocquart, remargées, 1900 — Aubin, avec la lettre, 1400 — Destailleur, Le Menuet, avant toutes lettres, le nom du Maître à la pointe, 1410; la même, en noir, 340 — Kinnen, avec la lettre, 1305 — Baudet, encadrées, 1600 — Pavie, Le Menuet, avant toutes lettres et les armes, 1605 — Gentien, 2300 — Goncourt, Le Menuet, avec la lettre, 860 — Ligaud, Le Menuet, 800 — C. J. et G. K., les deux, premier tirage, la première avant les retouches dans le ciel, 2000 — Baron F. de L., les deux, 4375 1 2 — Patellier, Le Menuet, 5e état, 680 — Roux, la première seule avec un seul point après la date, 1555 francs.
1 Cette particularité n’est pas nouvelle et Debucourt n’en est point l’inventeur. Déjà au commencement du xvnr siècle en 1723, Pierre-Imbert Drevet en avait usé dans son portrait de Bossuet.
» Nous voyons avec orgueil l’Allemagne payer chez elle nos chefs-d’œuvre plus cher que nous ne les payons chez nous.
ÉCOLE FRANÇAISE
L’Oiseau ranimé, 1787 (9) — 2 états. — Deux jeunes femmes sont debout, près d’un lit placé à gauche dans une chambre à coucher ; celle de droite a dégrafé son corsage et regardant son amie en souriant, semble lui montrer le petit oiseau qu’elle vient de placer entre ses deux seins opulents pour essayer de le ranimer. Au premier plan à droite, une table ronde, et au fond de la pièce, un piano sur lequel un cahier de musique est ouvert.
Délicieuse pièce en couleurs de la dernière rareté, ardemment recherchée des collectionneurs; aujourd’hui un exemplaire avant la lettre, marge vierge et de toute fraîcheur, vaut 10000 à 12000 francs. Quelques catalogues de vente indiquent comme particularité que la jeune femme qui tient l’oiseau a les seins découverts, c’est de la superfétation, ça n'existe pas autrement.
Ventes : Muhlbacher, avant la lettre, 1500 — Aubin, même état, 1800 — Decloux, 2400 — Goncourt, même état, 5320 — Le 11 juin 1902, dans une vente anonyme faite par Danlos, une épreuve de 2« état fut adjugée 6200 — C. J. et G. K., épreuve habilement remargée, 4050 — Leroy, 800* — Lelong, 9200! !! et l’épreuve était loin d’être exceptionnelle.
Promenade de la Galerie du Palais Royal, 1787 (11) — 4 états. — La galerie remplie de nombreux personnages allant et venant, quelques-uns en costumes grotesques ; presqu’au milieu de l’estampe, se dirigeant vers la droite, un petit garçon ayant sous le bras un gros carton rond, suivi d’un chien et précédé d’une femme ayant dans la main droite un volumineux manchon. Au fond, les boutiques portant les numéros 162, 163, 164, 165, 166. En bas, sous le trait carré à gauche, la date 1787.
Cette admirable pièce en couleurs, qui est la perle de notre xvme siècle, ne porte dans aucune de ses parties, soit le nom, soit la signature du Maître, quoiqu’étant indubitablement son œuvre.
Absolument supérieure à la Promenade publique, mais supérieure de toutes façons, et comme conception et surtout comme gravure, nous ne pouvons vraiment pas comprendre comment on lui préfère toujours cette dernière. Il y a là un manque de goût qui nous semble terriblement choquant ; nous voudrions essayer de dessiller les yeux des amateurs, mais nous craignons bien de n’être point entendu, et nous aurons la tristesse de voir continuer à payer 5000 ou 6000 francs une Promenade, quand une Galerie atteindra péniblement 2500, 3000 francs au plus. Voilà de ces anomalies singulières et malheureusement trop fréquentes chez les collectionneurs ; nous tenions à les signaler, parce que nous voudrions qu’on y portât remède, mais, hélas ! les moutons de Panurge ne sont pas morts ! et nous prêchons dans le désert.
1 L’épreuve n’était pas entière.
ÉCOLE FRANÇAISE
Les deux beaux états sont : le 1er avant toutes lettres', et le 2e avec un seul des numéros, le 166, sur une boutique. Le dernier état, qui est de beaucoup le moins bon, porte : Imprimé par Chapmj au lieu de Emprimé. . . et a deux points après 1787 au lieu de lin seul.
Ventes : Behague, avec la lettre, 530 — Muhlbacher, même état, 1575* — Hocquart, 2e état, 1000 — Aubin, 3e état, exemplaire superbe, 1787 — Decloux, 2e état, remargée, 1500 — Destailleur, avec la lettre, 1100 — Pavie, avant les numéros, 675 — Gentien, même état, 1400 — Concourt, avec la lettre, 870 — Ligaud, même état, 1120 — Lacroix, 1160 — C. J. et G. K., 3e état, avec les numéros et le mot Emprimé, 2600 — Baron F. de L., 2® étal, 3687, condition exceptionnelle de beauté — Vente anonyme, 14 mars 1903, faite par Danlos, 1920 — Lelong, 2450 ; un autre exemplaire, 1900.
La Promenade publique, 1792 (33) — 3 états 3. — De nombreux personnages se promènent dans une allée de marronniers, sur le premier plan ; à gauche, un gandin assis sur une chaise, semble tomber à la renverse en saluant; au milieu de l’estampe, une table ronde entre deux chaises, l’une est couchée par terre, sur l’autre est une rose oubliée ; à l’extrémité droite, une autre table autour de laquelle devisent un groupe d’hommes assis. Au dernier plan, légèrement à gauche, un précieux de l’époque mollement étendu sur quatre chaises. Dans le bas du coin droit et à l’intérieur du trait carré : D. B. 92.
Ventes : Behague, tout 1er état, avant toutes lettres et avant D B et 92, 900, rarissime — Muhlbacher, 2« état, avant la lettre, g. m., 1380 — Hocquart, avec la lettre, 665 — Aubin, même état, 1105 — Jacquinot, 725 — Decloux, état Behague, 5700 — Destailleur, état Behague, 6300 + ; exemplaire en noir, le seul connu, 5000 = ; avec la lettre, 900 — Kinnen, état Behague, 5000 — Baudet, 2e état, avant la lettre, mais la signature en bas et le millésime, marge et encadré, 2465 — Pavie, 2e état, 1035 — Galiclion, 3e état, 1100 — Gentien, exemplaire de Kinnen, 4020 ; le même, 2e état, 2650 ; le même, en noir, unique, 2000 — Goncourt, avec la lettre, g. m., 1675 — Ligaud, 3^ état, 780 — Guyot de Villeneuve, encadrée, 1520 — Lacroix, 3e état, 1520 — C. J. et G. K., 1520 — Baron F. de L., 3275, superbe; le même, 1337 — Lelong, 2700, avec l’adresse de Depeuille.
' D’une insigne rareté, nous n’avons jamais eu la bonne fortune d'avoir pu le rencontrer, et s’il n’était pas signalé par M. Fenaille, nous nous permettrions d’en douter.
* A une vente faite en 1862 cette estampe fut adjugée 134 francs et la Promenade publique 121, ces prix sont follement exagérés disait à cette époque la bonne Revue Universelle des Arts...
* C’est par erreur que nous avions signalé un état avec l'adresse de Debueourt. M. Fenaille n’a jamais eu l’occasion de relever cette particularité.
t Cet exemplaire admirable, marge vierge, avait été vendu par Gosselin 1500 francs.
5 L’acquéreur était M. GenUen, à sa vente en 1896 elle ne fit que 2000 francs ! !
ECOLE FRANÇAISE
Il existe de cette estampe des épreuves tirées à la poupée sur le cuivre original au commencement du xixe siècle ; elles sont infiniment supérieures à toutes les reproductions modernes, on les cote 200 francs.
Promenade du Jardin du Palais Royal, 1787 — 4 états. — Le café de la Rotonde avec ses tentes et ses arbres et de nombreux personnages allant et venant ; au milieu de la composition, de trois quarts à droite et regardant à gauche, une femme portant un immense chapeau, se promène, une longue canne à la main ; à gauche, un enfant accourt nu-tête vers sa mère, tandis qu’à l’extrémité droite, un personnage coiffé d’un bicorne, prend une femme par la taille.
Cette estampe en couleurs, comme vient de le prouver M. Fenaille, n’est ni dessinée ni gravée par Debucourt. On suppose que l’auteur est Claude- Louis Desrais, et on est sûr que le graveur est Le Cœur. A la vente Destailleur en 1896, le dessin, sépia et plume, fut adjugé 4300 francs. Nous avons cru devoir porter cette pièce à l’œuvre du Maître, parce qu’elle fait partie quand même de ce qu’on est convenu d’appeler Les Trois Promenades. C’est la plus rare.
Ventes : Behague, 600 — Muhlbacher, 1300 — Hocquart, 655 — Aubin, 675 — Decloux, 1800 ; en réduction par un artiste inconnu, 270 — Destailleur, 705 ; à l’état d’eau-forte, fort rare, 105 — Kinnen, 705 — De G., réduction en manière de lavis, rarissime, 725 — Pavie, 675, état d’eau-forte pure, avant le changement dans la coiffure de la femme qui est au second plan, assise et accoudée à une table derrière le premier arbre de gauche, 84 — Goncourt, 1300 — Lacroix, 1520 — C. J. et G. K., avant-dernier état, c’est-à-dire Imprimé par Aumont, au lieu de Imprimé par Landié, 2550 —
A une vente anonyme faite le 14 mars 1903, avant la retouche dans la coiffure, 2230.
Heur et Malheur ou la Cruche cassée, 1787 (12) — 3 états. — Près d’une fontaine jaillissante sur le mur de laquelle une bergère est debout et accoudée, tenant de la main gauche une cruche fêlée, un jeune gars est à genoux, la regardant d’un air tendre en saisissant la cruche. Par terre, un rateau et l’habit de l’amoureux ; à gauche de la fille, un mouton.
L’Escalade ou les Adieux du matin, 1787 (13) — 3 états. — Sur le devant d’une cour de ferme, un jeune gars s’apprête à franchir un petit mur qui est à gauche ; il y a déjà posé la main droite, enlaçant de son bras gauche la taille de son amoureuse qu’il embrasse sur la bouche. La fille dont les seins nus saillent du corsage donne un morceau de pain au chien qui est près d’elle. Au fond de la pièce, sur une poutre transversale, un chat blanc est couché.
ECOLE FU ANC AISE
Ventes : Behague, L’Escalade, Rr état, avant toutes lettres, avec la signature dans le coin inférieur gauche de la partie gravée, g. m., 4950, rarissime ; Heur, avant toutes lettres, avec la signature en bas à gauche sous le trait carré, 860 — Muhlbacher, L'Escalade, avec la lettre*, 500; Ilcur, même état, petite marge, 390 — Aubin, les deux, 1255 — Decloux, les deux en 2e état, 5500 — Destailleur, les deux avec la lettre, 1280 — Kinnen, même condition, 1250 — Baudet, encadrées, 1185 — Galichon, 1000 — Pavie, 1340 — Gentien, 2e état, belle marge, 4150 — Ligaud, Heur seule, 245 — C. J. et G. K., les deux pièces encadrées, 1150 — Lclong, les deux pièces, 2600.
Le Compliment ou la Matinée du Jour de l’An, 1787 (15) — 5 états. — Assis à gauche sur un canapé, un grand-père 1 et une grand’mère tournés à droite, écoutent le compliment que leur débite un petit garçon accompagné de sa sœur, que viennent d’amener leurs parents qui se tiennent derrière eux. Au fond de la pièce, un vieux domestique en livrée portant un plateau. Un placard entrouvert à gauche, laisse entrevoir des jouets, entr’autres un polichinel. Un chien gambade devant les enfants.
Les Bouquets ou la Fête de la Grand’Maman, 1788 2 (16) — 4 états. — Assise de face près d’une petite table ronde, une grand’mère se retourne à gauche pour embrasser sa petite fdle qui lui apporte un bouquet, le grand-père qui est derrière la grand’mère se penche en avant, la main gauche appuyée sur le dos du fauteuil. A gauche, le père, la mère et le petit frère et à droite au dernier plan, une servante complètent le tableau.
La particularité des points après les dates, signalée précédemment, joue encore ici son rôle. — Les tirages en noir des Bouquets sont rarissimes.
Ventes : Behague, épreuve de 2e état, 500 — Muhlbacher, Le Compliment en le*- état, Les Bouquets en 2e, 3000 — Aubin, avec la lettre, très g. m., 710 — Decloux, avec la lettre, 450 — Destailleur, 2e état, 1400 — Kinnen, avec la lettre, 400 — Baudet, même état, encadrées, 590 — Pavie, les deux pièces, 735 — Ligaud, Le Compliment seul, 190 — Lacroix, les deux, 985 — Patellier, les deux, rognées à l’ovale, 480 — C. J. et G. K., les deux, avant les marbrures de l’encadrement 3, 1680 — Vente anonyme du 14 mars 1903, les deux, 1000 — Lelong, Le Compliment seul, 620 — Roux, Les Bouquets, 3e état, avec un seul point après la date, 605.
1 La main droite du grand-père est atrocement dessinée.
5 Cette estampe et la précédente quand elles parurent en septembre 1788 étaient cotées 6 livres chaque.
3 Ces deux estampes sont des ovales équarris.
ÉCOLE FRANÇAISE
La Rose, 1788 (17) — 4 états. — Dans un parc, un jeune homme de profil à gauche est à genoux devant une jeune femme assise à laquelle il offre une rose que celle-ci semble repousser. On voit derrière la jeune femme, une statue de l’Amour qui s’apprête à lancer une flèche. Au bas dans la marge, 14 vers sur deux colonnes : C’est l’âge qui touche à l'enfance. . . par Le Cher de P.
La Main, 1788 (18) — 4 états. — Au bas des marches d’un perron, dan^ un parc, une jeune femme assise de trois quarts à gauche, se laisse baiser la main gauche par un jeune homme, son autre main qui pend le long du corps, tient une rose. En bas, sur deux colonnes, 24 vers commençant par : Quand on aime bien, l’on oublie, par le même auteur que dans l’estampe précédente.
Estampes en couleurs, faisant pendants. — Les points après la date existent encore pour ces deux pièces.
Ventes : Behague, t. m., 1900 — Muhlbacher, 2200 — Decloux, 3500, extrêmement fraîches — Destailleur, 2300 — Kinnen, 2e état, avec le titre et les vers, mais avant l’adresse, le nom de l’artiste à la pointe à gauche, est entre le 1er et le 2e trait carré, 3285 — Gentien, les vers ont été coupés, 2120 — Goncourt, les deux pièces, La Rose en 1er état, c’est-à-dire avant toutes lettres, rarissime, 3510 — Ligaud, La Main, 1000 ; La Rose, 620 — C. J. et G. K., La Main 1 seule avec la première adresse, celle de l’auteur; la seconde est celle de Depeuille, 1750. — Vente anonyme du 14 mars 1903, les deux, adjugées 2200 — Lelong, La Main seule, 1600.
Almanach National, 1791 (26) — 4 états.
Au haut de la planche, au milieu de l’estampe, il existe un médaillon avec le portrait de Louis XVI, et l’inscription : Louis XVI, roi des Français; on s’est plu à raconter qu’il existait un état où le portrait du Roi avait été remplacé soit par des attributs révolutionnaires, soit par une simple marbrure du médaillon, c’est une pure invention; nous avons consulté toutes les sommités de la gravure à cet égard, amateurs et marchands, personne ne l’a jamais vu.
L’explication de ce que représente cette estampe est au bas de la planche. Cet almanach n’existe pas avec le calendrier imprimé sur l’estampe elle-même, mais il existe séparément. Paul Roblin l’a possédé il y a quelques années, on le colle alors sur la place marbrée qui lui était réservée; il est rare à rencontrer.
Ventes: Behague, 211 — Wasset, avant toutes lettres en noir, 158 — Muhlbacher, 350 — Aubin, 399 — Decloux, 555 — Destailleur, épreuve en
i Pour La Rose, il existe également des épreuves avec l'adresse de Depeuille.
ÉCOLE FRANÇAISE
noir, les inscriptions sont à la pointe, 80 — Kinnen, 260 — Baudet, 550 — Galichon, 1010 — Pavie, avant toutes lettres, 505 — Leroy, 1300, sur le cartouche destiné à recevoir le calendrier on remarquait des grifionnis et une étude de tête de vieux.
La Rose mal défendue, 1791 (27) — 4 états. — Près d’un lit, un jeune homme essaie de prendre la rose à une jeune femme qui semble résister ; par terre, le chapeau et le gant de l’amoureux ; à droite, un fauteuil qui a été renversé dans la lutte.
La Croisée (28) — 4 états.
N’ayant pu, à notre grand regret, revoir cette pièce en temps utile pour apporter certaines modifications à la description faite dans notre dernier volume Dessins... Nous renvoyons le lecteur au travail de M. Fenaille.
Disons qu’encore ici les points après les mots : Dessiné et gravé qui se trouvent à gauche sous le trait carré indiquent des tirages successifs. Ces deux pièces sont considérées comme se faisant pendants, elles marquent dans la technique du Maître un changement très notable, on sent à l’œil que le métier n’est plus le même et qu’il a été profondément modifié.
Ventes : Behague, La Rose mal défendue, avec le titre et le nom du Maître à la pointe, 245; la même, en noir, 140; la même, réduction en noir, par Bonnemain, publiée chez Depeuille, 51 — Muhlbacher, La Croisée, 1er état avant toutes lettres, en noir, g. m., dans cet état le jeune homme est sur l’échelle, la substitution des enfants n’a point encore été faite, très rare, 605 ; la même, en noir, avec la lettre, 61; en couleurs, 152; La Rose mal défendue, avant toutes lettres, la femme a les seins découverts, en noir, 330 ; la même, en noir, titre et nom à la pointe, 105 ; en couleurs, 220 ; en réduction, 140 — Decloux, La Rose mal défendue, en noir, le» état avant les retouches, 160 ; en réduction, t. m., 160 — Aubin, La Croisée, 205 — Kinnen, La Rose mal défendue, 95; en réduction, 60; La Croisée, 155 — Baudet, La Rose mal défendue, 305; La Croisée, 85 — Gentien, La Rose mal défendue, 1510 — Ligaud, la même, 290 — J. C. et G. K., La Rose mal défendue, s. m., encadrée, 660 — Patellier, cette dernière pièce 2« état mais remargée, 500 — Roux, La Rose mal défendue seule, 310; la même, en réduction, par Bonnemain, 90 — La Croisée, 2« état, avec l’adresse de l’auteur, 300; les états suivants sont avec celle de Depeuille.
Lise poursuivie (29) — 2 états. — A gauche, un jeune homme vu à mi-corps, sort d’un fossé pour s’élancer à la poursuite d’une paysanne qui se sauve, ayant une corbeille de fleurs sur la tête.
Le Songe réalisé (30) — 1 état. — Un jeune homme se soutenant à une branche d’arbre, s’approche d’une jeune fille endormie pour contempler son visage. A droite, une fontaine.
ÉCOLE FRANÇAISE
Ces pièces se font pendants et sont tirées généralement en noir, elles sont extrêmement rares ; elles valent suivant état et condition de 400 à 600 francs les deux. M. Fenaille ne mentionne qu’un état aux deux pièces ci-dessus, il a omis de mentionner à Lise poursuivie celui excessivement rare de avant toutes lettres, dont un exemplaire a passé à une vente anonyme faite par Danlos le 11 juin 1902, à Paris, où il fut adjugé 400 francs.
Frascati (196) — 3 états. — Le grand salon de cet établissement célèbre, le soir ; de nombreux promeneurs élégants y circulent, et de chaque côté, des consommateurs sont assis à de petites tables. On distingue à droite quatre musiciens.
Cette estampe, très recherchée comme document de l’époque, devient fort rare', ce n’est plus l’ancienne manière du Maître avec plusieurs planches, mais une simple eau-forte aquatintée et coloriée. C’est bien Debucourt qui l’a gravée, mais quoique tout porte à croire qu’il en est également le dessinateur rien ne permet de l’assurer formellement. Le dessin original, largeur 0.340, hauteur 0.245, aquarelle sur trait de crayon figurait au catalogue Morgand n° 40 en mars 1897, il était coté 2500 francs; il a été reproduit en couleurs dans Le Directoire, de Paul Lacroix.
Ventes : Behague, 680 — Muhlbacher, 2e état avant toutes lettres, m., 1000 — Michelot, 3e état avec la lettre en noir, 700 — Mailand, t. m., 910 — Destailleur, 500 — Kinnen, 555 — Baudet, g. m., encadrée, 810 — De G., avant toutes lettres, 600 — C. J. et G. K., encadrée, t. m., 1430.
Nous pouvons encore citer comme pièces intéressantes mais de second plan cependant : L’Oiseau privé (51), gravé au pinceau, vaut de 100 à 180 franes ; Il est pris 2 (34) ; Elle est prise (35), les deux 300 à 400 francs, et comme extrême rareté à trouver réunies les 52 pièces coloriées in-8° : Modes et manières du jour à Paris à la fui du X VIII- siècle et au commencement du XIX« (71 à 122), gravures à l’eau-forte imprimées en noir et coloriées à la main, publiées par La Mésangère, valant actuellement 2500 à 3000 francs la collection complète — La Réprimande1 2 3 (1591 — Son Altesse Royale Madame la duchesse d’Angoulême consolant l'aveugle de Sichon (333), estampe insignement rare, nous n’en connaissons que quatre exemplaires, un chez M. Fenaille, un chez M. Fould et les deux autres chez M. Maurice de la Rochemacé, château de la Roche, à Couffé (Loire-Inférieure) ; c’est une aquatinte coloriée. Il existe aussi quelques fort belles pièces d’après Carie Vernet , tels que : Calèche se rendant au rendez-vous de chasse (181) — La Course (156) — Fin de la Course (157), etc... qui, en bel état de conservation, et avant toutes leltres, sont d’un superbe effet décoratif et valent de 800 à 1200 francs.
1 Le 1" état au trait, est dans la collection du baron Edmond de Rothschild, il est rarissime.
2 Qu’il faut avoir avec le poisson dans la main droite de la femme, ce qui prête alors à une grossière équivoque.
3 Qui n'est qn'attrilniée suivant M. Fenaille.
ÉCOLE FRANÇAISE
Notons, du reste, que beaucoup de pièces en couleurs de la mauvaise époque du Maître — c’est-à-dire après 1792 — accusent un mouvement ascensionnel très marqué, nous ne pouvons que déplorer cette erreur que rien ne saurait justifier et qui ne peut être attribuée qu’à la pénurie de plus en plus marquée des estampes en couleurs.
C’est chez M. Gerbeau qu’il nous a été donné de voir les plus beaux Debucourt qui soit au monde, l’aimable collectionneur qui est un raffiné dans ce que le mot a de plus pur et de plus vrai, nous en a fait les honneurs avec une grâce charmante. Nous avons vu là, chez lui, une réunion d’estampes des xvme et xixe siècles absolument sans rivale. Ce n’est pas à la quantité que vise cet amateur au regard si fin et si exercé, c’est à la pureté de la pièce et à sa rareté; que ce soit en estampes, en japonisme ou en faïences, tout ce qu’il possède est d’une exceptionnelle beauté, qu’il nous permette de lui dire ici que nous n’oublierons jamais la matinée passée rue Poussin, et que notre œil ébloui et charmé en gardera toujours la radieuse et ineffaçable vision.
DESRAIS (Claude-Louis, d’après)
La Promenade du Boulevard des Italiens ou le Petit Coblentz, avril 1797 (par E. Voysard). — Quinze personnes occupent le bas de l’estampe; au milieu, une femme assise tient sur ses genoux un enfant, pendant qu’un autre enfant la caresse. Un petit chien est devant elle sur une chaise, aboyant contre une merveilleuse qui tient un éventail. A droite sur un magasin, on lit : Café Petite Glacière.
Les épreuves de 1er état, qui sont fort rares, sont avant les feuilles et le cinquième arbre à droite.
Ventes : Behague, 101 — Muhlbacher, g. m., 120 — Pavie, 1er état, 120.
Le Signal du Bonheur (par Mixelle).
Ventes: Decloux, 50 — C. J. et G. K., avant la lettre, 320, très rare. — Pièce en couleurs.
Les Nouveaux Epoux (par Mixelle).
Pièce en couleurs égrillarde, assez rare, vaut de 250 à 300 francs.
DROUAIS (François-Hubert, d’après)
Portrait de la Dubarry (par Beauvarlet). — Dans un médaillon ovale équarri, assise en costume de chasse, le corps un peu penché
ÉCOLE FRANÇAISE
en avant vers la droite, elle regarde de face ; elle a des mouches sur le visage et son jabot de dentelle légèrement entr’ouvert laisse deviner la gorge.
Une particularité très curieuse à signaler, c’est que, contrairement à ce qui se passe toujours, ce n’est pas Vavant-letlre qui est la moins commune, mais bien l’épreuve avec la lettre qui est de la dernière rareté * ; il faut l’avoir en 1er état avant toutes lettres .avec salissures de burin dans les marges, seul état apprécié.
Ventes : Behague, 2e état avant la lettre, t. m., 445 — Muhlbacher, 2e état, 275 — Decloux, 2e état, 195 — Ligaud, avec la lettre, 3e état, 137 — Goncourt, avant la lettre, g. m. 455 — Defer Dumesnil, 1er état, 900 — C. J. et G. K., 2e état, 520; 1er état, 600.
Le même personnage (par Gaucher s). — Dans un tout petit médaillon ovale équarri très orné, à mi-corps de face, elle porte un peignoir décolleté et regarde de face.
Les deux seules épreuves connues du 1er et du 2e état eau-forte pure et eauforte plus avancée sont chez M. Béraldi. Les avant toutes lettres seules désirables valent 500 à 600 francs.
DUGOURE (d’après)
Le Lever de la Mariée (par Trière). — Intérieur Louis XVI, une soubrette ouvre les rideaux d’un lit. Au milieu de la composition, la mariée assise près de son père et de son mari ; deux servantes mettent de l’ordre sur la table de toilette. Entre la jeune femme et la soubrette qui est à gauche, un chat ronronne.
Cette estampe sert quelquefois de pendant au Coucher de la Mariée, de Baudouin, dont elle est loin d’avoir le charme et la valeur. On la paye de 150 à 400 francs suivant état et conditions.
1 Quoique la meilleure marché.
- Les premiers étals seuls de ce graveur sont de beaux tirages, les cuivres mous dont il avait l’habitude de se servir baissant de suite, les derniers sont sans valeur. — Voir les Françaises du XVIII • siècle, Paris. Dcntu, 1887, écrit en collaboration de notre cher et regretté ami le marquis de Granges de Surgères.