‹ A travers cinq siécles de gravures, 1350-1903; les estampes célèbres rares ou curieuses (volume 3)Chapitre 23 sur 84 · XXXII PRÉFACE · texte numérisé non relu

XXXII PRÉFACE

très belle, admirable, superbe épreuve seront employés, qu'on sera en droit de croire que ces mots sont sincères et ont la valeur qui doit leur être réellement attribuée.

Nous avouons éprouver quelque Faible pour la façon dont sont rédigés les catalogues français et allemands, tous deux donnent au moins des détails extrêmement précieux pour le provincial ou l'étranger qui n'ayant pas le loisir d'examiner les portefeuilles ou d'assister à la vente, peut alors sur ces bases en écrire à son marchand et donner avec connaissance de cause une commission en rapport avec la valeur de l'objet décrit.

Nous nous plaisons à reconnaître la sincérité avec laquelle sont dressés ceux de MM. Danlos, Gutckunst & Gaiser, Amsler & Rutbardt, Artaria et Halle', Sagot, Duinont et Rapilly, pour ne citer que ceux les plus répandus et que nous connaissons le mieux.

Souvent les catalogues des grandes ventes d'Allemagne sont illustrés, en France, très rarement, et en Angleterre, jamais. Les Allemands ont la très bonne coutume de mettre en italique gras les remarques d'états ou de conditions exceptionnels faites sur la pièce annoncée, afin d'attirer l'attention île l'amateur sur ces particularités ; 1rs Anglais, au contraire, mettent en grandes capitales la rubrique des estampes les plus remarquables de la collection, puis généralement ils mentionnent l'état, mais la condition pour ainsi dire jamais; on le voit, c'est d'une sécheresse d'indication vraiment désespérante de laconisme. On ne se douterait guère quand on a dans les mains les catalogues d'apparence si modeste des ventes Holford et Blyth 5 par exemple, que celles-ci ont produit la première i 28119 ■', et la seconde î 21717'.

Ceux qui ne sont pas initiés aux ventes s'étonnent souvent de voir qu'on ne suit pas toujours l'ordre des numéros du catalogue, la raison est tout simplement qu'on cherche à vendre les gros morceaux quand l'adjudication bat son plein vers les ,'i ou 1 h. -, c'est-à-dire au moment où les gros amateurs se trouvent réunis et commencent à s'échauffer, on essaie aussi autant que possible de varier les ouvres vendues, pour tenir toujours le public en baleine et éviter de le fatiguer par une suite souvent monotone d'un Maître peu ou point intéressant.

i Ce dernier t'occupe plus spécialement du ivm' siècle qui devient 1res en faveur en Allemagne.

- Pour celle-ci unedea plusgrosses ventesde ces dernières années— on avait négligéVa mise en vedette des pièces les plus Importantes. en ne les inscrivant même pas en grandes . apitoies.

' C'est-à-dire 7H2'J75 francs.

' C'est-à-dire 542925 francs.

i i Ulemagne les ventes commenccnl le matin A ;> heures et demie pour reprendre à m ei de l'aprcs midi.

PREFACE

Les grandes ventes publiques ont lieu généralement à Paris, Londres, Berlin, Munich, Vienne et Stuttgart; chaque année M.Wilhem Gaiser, le très aimable et très érudit associé de H. -G. Gutekunst en fait une en mai dans cette dernière ville, mais avant l'adjudication il prend la peine de passer par Paris, Londres, Vienne, Berlin et Dresde pour communiquer aux amateurs et aux marchands les pins belles pièces de son portefeuille.

A l'heure présente, il ne reste plus rien des grandes collections ' formées depuis ces 50 ou 60 dernières années, l'énorme plus value pour les pièces belles et rares a été telle, que presque tous les amateurs ont voulu en profiter et se sont empressés de réaliser.

Nous croyons intéresser nos lecteurs en leur donnant ci-dessous une liste des ventes publiques de leur origine à nos jours. Nous l'avons établie à double entrée — ordre chronologique et alphabétique — afin de faciliter leurs recherches.

Aperçu des Ventes d'Estampes Françaises et Etrangères les plus remarquables '-'

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