‹ A travers cinq siécles de gravures, 1350-1903; les estampes célèbres rares ou curieuses (volume 3)Chapitre 41 sur 84 · MAITRE A L'ECREVISSE · texte numérisé non relu

MAITRE A L'ECREVISSE

Les renseignements manquent complètement sur cet artiste ; Zani le croit Hollandais et du premier tiers du xvie siècle, Brulliot le suppose d'origine italienne. Son monogramme était un crabe ou une écrevisse, ce qui l'a fait quelquefois nommer Krebs. Notons une curiosité de métier : Des tailles très serrées parsemées de petits points. — Son œuvre comporte une cinquantaine de pièces qu'il tirait avec une encre très pâle.

La Vierge assise (Passavant 34). — L'Enfant Dieu entoure de

ses bras le cou de sa mère qui l'embrasse ; la tète de celle-ci est

ornée de perles. En bas, l'écrevisse. Quelquefois dans les dernières

épreuves on trouve le monogramme de Diirer au-dessus de l'écrevisse.

Pièce très rare.

Le Calvaire (P 29). — Au premier plan, sur de très grandes croix occupant toute la hauteur de l'estampe, le Christ crucifié entre les deux larrons ; celui de gauche est monstrueusement obèse. Entre

les deux croix de gauche, la Vierge de profil à droite est tombée évanouie dans les bras de saint Jean. Deux cavaliers et des hommes armés sont à droite, commandés par un personnage vu de dos. Au fond de l'estampe de ce même côté, une porte de fortification en ruines, à gauche, Jérusalem. Un vent violent fait incliner un arbuste mort qui se trouve au troisième plan, et flotter la draperie qui voile la nudité du divin Crucifié. Sans signature.

Cette estampe extrêmement curieuse est lu plus rare de l'œuvre ; un fort bel exemplaire passa à la vente Angiolini où il fut adjugé 1300 francs.

La Nativité (Bartsch 3). — L'Enfant Jésus est couché dans une auge, adoré par la Vierge qui les mains élevées est de face et à mi-corps ; trois anges sont à gauche, et saint Joseph à droite également à mi-corps et en adoration. Au fond, l'élable dans une construction en ruines, près de laquelle on distingue à droite une bergère, et à gauche un paysan. Sans signature.

Ventes : Ilolford, 875 — Par H. -G. Gutekunst en 189-1, une épreuve admirable, 1961, morceau de la plus grande rareté.

La Purification de la Vierge (Bartsch 4). — Dans un temple à droite, la Vierge est à genoux ; elle tient l'Enfant Jésus dans ses bras. Sur le tout premier plan à gauche près d'un pilier, un personnage vu de dos, tient un cierge allumé. Dans le bas du coin droit, Yccrevisse.

Estampe rarissime et curieuse, un bel exemplaire fut adjugé 380 francs à la vente Arozarena, il provenait des collections W'ilson et F.sdaile.

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