‹ Á travers l'Empire britanniqueChapitre 74 sur 145 · DÉPART POUR CALCUTTA · texte numérisé non relu

DÉPART POUR CALCUTTA

courraient des risques sérieux, de toute façon celui de revenir sur leurs pas.

Nous avons quitté les magnifiques forêts de marronniers qui ombragent les hauteurs près de Darjeeling. A mesure que le tramway descend, la chaleur, de plus en plus étouffante , remplace l'atmosphère élastique des régions aériennes que j'ai eu la bonne fortune d'habiter pendant quelques jours.

Vers le soir, après avoir traversé rapidement une forêt de Sâl, le train entre dans la gare de Siligouri, située sur la limite du Bengale.

Le lendemain, de bonne heure, nous traversons le Gange. Ce fleuve est vraiment magnifique ! Et cependant il roule ses flots dans une plaine en apparence illimitée et complètement brûlée. Pourquoi alors cet accès d'enthousiasme dont peu de voyageurs se défendent? C'est qu'on regarde les choses non seulement avec les yeux, mais aussi avec l'esprit, et que les idées et les souvenirs que l'aspect d'un objet évoque en rehaussent ou en diminuent la valeur.

Les villages du pays que nous parcourons ce matin sont des groupes de huttes qui occupent de petits monticules au milieu de la plaine.

Les maisons sont couvertes d'un capuchon en chaume. J'y retrouve le motif de la fenêtre encapuchonnée qui est devenu un élément si essentiel et si étrange de l'architecture hindoue1. A midi, retour à Calcutta.

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