‹ À travers l'Europe coopérative [microform]; Congrès de Buda-Pesth du 31 août du 17 septembre)Chapitre 28 sur 56 · TT · texte numérisé non relu

TT

Margravi- Eduarde PALLAVICINI

Membre de la Khamhre des Matjnats^

Conseiller intime de Sa Majesté le Roi de llonqrie^ Président de la Soriété d' Economie de Hongrie^ Préside/if de ITnion des Sociétés Coopératives de Crédit dn Comitat Smogy,

Membre du Conseil d'administration de ta ïlanyija ( rnion des Sociétés de Consommation de Hongrie)^ de ta Société de Crédit Fonrier. de ta Société centrale de Crédit coopératif, de la Société d'assurances des Agricutfenrs hongrois.

wfci’ÉlWw

qu'il y ait. Je crois que l’on ne perdra pas trop à ce changement, car vous avez, parmi les documents de votre Congrès, un exposé de la main même de M. Caspers, sur la façon dont sa Caisse est organisée et administrée; cet exposé est accompagné d'autres rapports, tout aussi précieux et tout aussi intér'essants, qui passent, entre eux, en revue toutes les principales Caisses centrales qui existent à Theure actuelle, en expliquant leur organisation et leur mode de travail.

Il est, je crois, de mon devoir, — et c’est un devoir tout particulièrement approprié à une assemblée internationale du genre de celle-ci, — de ne pas entrer dans des détails techniques, ni de m’ériger en juge parmi les différents systèmes ou les différents établissements, mais de traiter mon sujet, de la façon la plus large possible, en me plaçant en dehors du cercle technique — et au milieu de celui des coopéraleurs en général, qui tiennent à savoir quels sont les avantages qu’une Caisse centrale peut leur assurer.

L’expression «Caisse ou Banque centrale» est aujourd’hui sur bien des lèvres. Ceux qui en ont une y attachent, évidemment, un très grand prix — seulement ils voudraient lui voir rendre des services plus grands encore et ils se préoccupent, par conséquent, de la voir s’améliorer dans ce sens. Je me suis aperçu que quelques-uns de ceux qui n’en ont pas reculent avec une certaine timidité, devant la suggestion qu’ils devraient fonder une de ces Caisses. La chose leur paraît tellement formidable ! Evidemment, ces gens-là pensent, non pas à cette petite première, née des Caisses centrales, que Raiffeisen, en 1872, pensait qu’il était de très bonne politique de fonder, et de laquelle faisaient partie seulement onze Caisses rurales, mais, à une Caisse centrale pareille à celle qui est entretenue par le Gouvernement prussien, avec un capital-actions de 62.500.000 francs. D’autres ne font rien voir de cette timidité. Ils sont même impatients d’avoir leur Caisse centrale. Mais il me semble qu'ils pensent moins à « l’autel » lui-même, qu'à « l’offrande qui est sur l’autel », c’est-à-dire à cette dotation de l’Etat qui paraît être devenu un trait saillant de toutes les Caisses centrales et que l’on considère comme étant une garniture aussi nécessaire que les cornichons le sont au bouilli ! Quod index aiiro id anrtm homini.

Il est assez curieux d’observer combien l'opinion a rapidement mûri en ce qui regarde celle question. Il y a à peine dix ans que nous, les Self helpers (ceux qui s’aident euxmêmes) de France, — car j’étais du nombre de ceux qui luttaient alors pour leurs principes bien aimés — nous nous faisions un grand mérite d'avoir réussi à vaincre, à la rue d’Athènes, à Paris, et après un combat opiniâtre, M. le Président Sénart et sa proposition, émanant du Gouvernement, de créer une Caisse centrale, dotée d’un pauvre petit million de francs, provenant des capitaux de l’Etat. Nous ne voulions pas entendre parler de « mettre la charrue avant les bœufs», — c’était le mot prononcé dans la discussion. Pas de dotation de l’État ! Pas de Caisse centrale comme institution préalable ; les Caisses locales d’abord; lorsqu’elles seront assez fortes, et si elles le désirent, qu’elles créent alors leur propre Caisse centrale ! Tels étaient nos cris de guerre.

A la même époque, Neuwied se vantait assez haut de pouvoir se passer de la Caisse

#vir^v

centrale prussienne d’Elat et de n’en vouloir à aucun prix. Aujourd’hui, mes ci-devanl alliés de France, ceux du ((Centre fédératif» aussi bien que ceux des «Syndicats agricoles » ont, non seulement avalé avec une certaine complaisance le bœuf de 9.000.0Û0 de francs environ (jui doit aller en s’augmenlanl jusr|u’à 135.000.000 de francs, après avoir renâclé devant l’œuf d’un seul million ; mais, comme les chiens du Psalmiste, ils grognent, non seulement si on ne leur donne pas satisfaction, mais même si l’argent marqué au coin pour leur usage, mais qu’ils ne réclament pas et qui sort des poches du public, est employé à un usage public, « Le chien du jardinier ne mange pas de foin, et pourtant il n’en veut laisser manger à personne. » Et Neuwied va, pour son argent, à la Caisse d’Etat, comme un agneau bien dressé va à sa mère brebis, et comme d’ailleurs le font même des sociétés qui font partie de TUnion Schulze Delitzsch.

Messieurs! nous autres, en Angleterre: nous ne croyons pas aux dotations de l’Etat. Nous ne voudrions pas en avoir, même pour nous tenir lieu de ces lisières, en faveur desquelles le comte de Rocqiiigny plaide sur un ton d’excuse. Nous savons que ces dotations renferment un poison. Nous savons qu’avec elles, nous n'aurions jamais eu ce grand mouvement coopératif si fructueux, si utile à nos classes laborieuses, si grand producteur de richesses ; nous n’aurions pas eu cet esprit coopératif, ni notre éducation coopérative si active — toutes les choses, enfin, que l’on ne peut trouver, ni sous la même forme, ni au même degré de développement dans aucun autre pays où la Coopération s’appuie sur l’assistance de TEtal. Vous pensez autrement. Soit! mais les faits sont pour nous.

Sur la question des avantages qu’une Caisse centrale est en situation de donner, il n’y a, heureusement, pas différence d’opinions. En premier lien, elle peut centraliser les affaires. Elle peut vous assurer, là où vous ne l’avez pas déjà, l’avantage inappréciable d’un comptoir de liquidation du genre de ceux que vous avez baptisé « Giroverband ». Elle prendra vos chèques et établira la balance des uns avec les autres, elle en fera autant pour vos lettres de change. Par conséquent, comme on le fait si souvent remarquer dans vos publications — ce n’est que l’autre jour que j'ai vu la question admirablement exposée par M. Feldmann dans le Landwirlkschaftlickes Gemssenschaftsblaté de Bonn, — lorsque vous faites des affaires, vous pouvez laisser votre gros argent dans votre caisse et envoyer un simple morceau de papier. Nous avons les mêmes avantages sans coopération ni Caisses centrales. Et nous savons que cela vaut amplement son prix. Mais assurément vous faites bien, partout où cela n’existe pas encore, en l’identifiant avec le Crédit coopératif de façon à en faire un appât et un attrait pour votre crédit.

Là où vos chèques et vos lettres de change se rencontrent, vos deniers peuventégalement bien se rencontrer en vous assurant un service encore plus précieux, c’est-à-dire celui d’égaliser vos bilans, en employant la surabondance d’une société à corriger le vide qui peut exister chez une autre. C’est là un point des plus importants. Dans mon discours d’ouverture au Congrès des Banques populaires belges, qui s’est tenu en 1897, je me suis aventuré, —je crois pouvoir dire que je l’ai fait avec l’approbation de M. Luzzaiti,

auquel mon idée avait tellement plu qu’il avait proposé de plaider en sa faveur à notre deuxième Congrès, à Paris, en 1896, — je me suis donc aventuré à demander si le même service ne pourrait pas être étendu d’une façon internationale, de façon à ce qu'une forte Union puisse en aider une autre que l’on supposait faible. Je pensais alors à « l’embarras de richesses », à celte pléthore d’argent que j’avais remarqué chez les Grédil-Vereine allemandes en 1895, tandis qu’autre part, là où les garanties coopératives n’étaient pas encore comprises, les choses allaient assez mal.

Certaines gens insistent, sur les avantages du strict contrôle qui résulte des relations avec l’Etat. Ces avantages sont, il est vrai, très réels. Un contrôle strict et minutieux est comme le souffle de la vie pour les institutions coopératives de Crédit. Seulement, il me paraît qu’un contrôle fait par une Caisse centrale, sachant que son crédit et sa solvabilité dépendent de son propre contrôle, des soins qu’elle y donne et de la découverte, en temps utile, de tous les défauts de l’administration des petites caisses, sera bien plus minutieux, bien plus digne de foi, que l’inspection routinière faite à vue de nez et suivant des règles prescrites, par un fonctionnaire public qui sait bien que l’on a l’Etal derrière soi pour combler les déficits.

Encore un autre point. Je ne puis pas comprendre pourquoi la loi précise, à l’abri de laquelle une Caisse centrale s’est fait enregistrer, ferait une différence à son utilité. Certaines personnes trouvent mauvais que la Caisse de Neuwied soit enregistrée comme Société anonyme. A mon avis, il valait bien mieux pour elle de prendre cette situation plutôt que celle sous laquelle sa devancière s’était fait enregistrer en 1872, c’est-à-dire' comme Société à responsabilité illimitée. Une Caisse centrale peut être tout aussi coopérative que n’importe quelle autre, dans ses relations d’affaires, tout en étant enregistrée comme société anonyme. Cependant, en supposant qu’elle soit la propriété des Caisses locales qui y sont attachées, je considère que les conséquences ont une grande importance suivant qu’elle a une base large ou bien une base étroite pour s’y reposer, et un groupement de Caisses uniformes à desservir qui soient basées sur les mêmes principes et qui agissent d’après les mêmes méthodes, ou bien l’inverse.

Plus il y a d’uniformité d’organisation et de méthode parmi ses membres, plus ses fondations auront de largeur, plus sera large la surface sur laquelle elle s'appuie, et d’autant plus forte et d’autant meilleure sera vraisemblablement la Caisse centrale. Voilà pourquoi je préfère le système de centralisation de Neuwied à l’organisation plus relâchée de Darmstadt et aussi à celles des Caisses régionales de France. 11 est impossible de soutenir sérieusement qu’un lonctioiinaire en chef ne peut pas, en de pareilles circonstances, diriger l’affaire tout entière, en voyant (piel volume d’affaires, bien plus important la Banque d’Angleterre, aussi bien que la Banque de France, trouvent le moyen d’alministrer, chacune par l’intermédiaire de son unique chef.

Pour me résumer, je ne puis avoir aucun doute que les Caisses centrales, à la place qui leur convient et avec une organisation et une administration convenables, ne

puissent devenir des instilulions excessivement utiles et que, plus leurs londalions seront larges, plus elles seront fortes et plus elles seront utiles ; mais que, cependant, là où la Caisse coopérative est encore dans son enfance, de petits groupements de Caisses comme nos groupements Irlandais, peuvent faire bien en s’associant, en formant leur Caisse centrale sur leur propre échelle, bien humble, lui permettant de se développer à mesure qu’elle grandira. Les Caisses centrales ne sont pas nécessaires partout. En Belgique on n’a pas l’air d’en avoir besoin pour les Banques populaires qui sont si bien administrées. Et même, dans les districts ruraux, elles ne sont pas toujours une nécessité. La Caisse centrale de Parme fait relativement peu d’affaires parce que les diverses caisses catholiques sout suffisamment bien soutenues parleurs protecteurs confessionnels. Mais, dans la généralité des cas, surtout dans les districts départementaux, il est vraisemblable que l’on en aura besoin Je voudrais seulement insister sur une conduite des affaires qui soit strictement commerciale, sur la création d’un capital qui leur appartienne en propre, et sur une surveillance sévère des caisses locales qui sont en relations d’affaires

avec elles.

Je conclurai donc avec cette motion : a Que parlout où un moyen d*altache paraît nécessaire entre les Caisses ou lîanques coopératives locales et le marché général de l’argent, les Caisses ou Banques centrales offrent un moyen utile de se procurer ladite attache ; — qu elles peuvent être rendues particulièrement précieuses comme moyens de surveillance et d'inspection des Banques ou Caisses locales; — et que, là où elles existent, il est désirable qu elles étudient la formation d’un capital leur appartenant en propre et que, dans toutes leurs transactions, elles procèdent sur des lignes strictement commerciales ».

M. de Fonigalland, délégué de la Société des Agriculteurs de France, a répondu au rapporteur et rétabli la vérité des faits. Son discours a mis en lumière Bœuvre accomplie par les Syndicats agricoles au point de vue de l’Associalion coopérative de crédit et il a fort justemeni fait remarquer que lorsque nos Sociétés trançaises de Crédit agricole ont grogné, suivant Félégante expression de M. Henry W. AVolff, c’a été pour d’autres motifs que ceux allégués par le rapporteur.

La discussion a été clôturée par le vole de l’ordre du jour présenté par M. Henry W. Wolfï.

Etat arriéré de la coopération dans quelques pays de l’Europe orientale : ses causes et ses remèdes

Cette question a fait l’objet d’une communication de M. Duca, sous-directeur du (L Crédit agricole » de Roumanie.

Quel merveilleux orateur que M. Duca, quelle science il possède sur la question traitée et avec quelle élégance de langage il nous l’a présentée en français.

Il a soulevé à plusieurs reprises les applaudissements unanimes du Congrès, dont tous les membres étaient littéralement empoignés par le langage imagé, saisissant et superbe du jeune et vibrant orateur, qui a été vivement félicité par un grand nombre de délégués.

Voici le résumé du discours (1) du brillant orateur.

M. Duca a entretenu le Congrès du puissant mouvement qui entraîne actuellement la population roumaine vers toutes les formes de la Coopération et notamment vers l’organisation du Crédit populaire. En 1890, la Roumanie ne possédait pas une seule banque populaire rurale; elle en comptait 700 en 1900 et 1580 en 1904, avec plus de 150,000 sociétaires.

La loi agraire de 1864 a donné des terres aux trois quarts de la population, tandis qu’auparavant les paysans n’étaient pas propriétaires. — Mis en possession de terres dont

(I) L) après lus nutus «icM. lu comte ilu Rocquigny.

la contenance variait de 1 hectare 1/2 à 6 hectares, le paysan avait besoin de crédit pour les exploiter, pour les livrer à la culture des céréales. L’usure était pratiquée d’une façon effrayante. On empruntait l’argent au taux de 100 0/0 et quelquefois davantage. La population avait rapidement doublé, s’élevant de 3 millions à près de 7 millions d’habitants. Désireux de donner satisfaction à ce besoin général decrédit, le gouvernement institua un Crédit agricole d’Etat destiné à prêter sur gage aux paysans. Cet établissement n’eut aucun succès et on reconnut détestable un système de crédit qui entraînait l'immobilisation des récoltes et du bétail. C’est alors que la population se tourna d’elle-même vers la coopération. — Des prêtres, des instituteurs de villages perdus au fond des Carpathes fondèrent, à l’envi, des banques populaires pour arracher les paysans aux étreintes de l’usure. Le capital de chaque banque est constitué par des cotisations mensuelles de 1 à 5 francs; il est généralement minime, variant de 3.000 à 10.000 francs. La responsabilité des sociétaires est limitée au montant de leur mise. Ces banques n’ont pas de personnel spécial; les maires, les petits propriétaires, les petits fermiers consacrent leurs loisirs à les administrer. Le taux de l’intérêt des prêts varie entre 9 et 12 pour lOO, ce qui n’est pas exagéré pour ce pays.

L’Etat n’a pas cru pouvoir se désintéresser d’un mouvement qui s’est rapidement affirmé si sérieux. Une loi spéciale du 1®'’ avril 1903 a été volée sur les banques populaires et leur Caisse centrale. Cette loi a simplifié les formalités constitutives des banques populaires et leur a accordé de nombreuses faveurs ; d’autre part, elle a créé une Caisse centrale, institution d’Elat, ayant pour but de contrôler radministration des banques populaires rurales et de leur avancer les fonds dont elles ont besoin. En outre, la Caisse centrale fait œuvre d’éducation coopérative ; elle organise des conférences, des congrès de délégués de banques populaires, fournit des modèles de comptabilité, publie un et Bulletin », etc. Elle respecte absolument l’autonomie des banques populaires qui s’administrent conformément à leurs statuts.

Cet exemple d’intervention de l’Etat était bon à signaler comme ayant lorlement aidé à l’heureux développement des banques populaires rurales de la Roumanie. De là est résulté dans tout le pays, un élan très vif vers les multiples formes de la coopération, pour la vente collective des produits agricoles, la fabrication du vin et de l'eau-de-vie, la culture des terres exploitées en commun pour la production des légumes, etc. Il se crée dans chaque village un réseau de diverses coopératives dont la banque populaire est le centre.

M. Duca a cité l’exemple (qui n’est pas isolé) des habitants d’un village tout entier s’organisant pour constituer un capital et prendre à bail une ferme louée 30.000 à 40.000 francs. Chaque habitant fournit une part du capital social et reçoit une étendue proportionnelle de terre du domaine à cultiver. Les machines, les semences, etc., sont achetées en commun.

Tous les produits sont vendus au compte de la Société et après l’acquittement des frais généraux, le bénéfice est réparti entre les sociétaires, proportionnellement au capital versé par chacun, c’est-à-dire à la surface qu’il a cultivée. Il va de soi que la banque

populaire consent à la Société les avances dont celle-ci a besoin ; elle lui a fait, tout d’abord, l’avance du cautionnement de 10.000 francs exigé à la signature du bail.

Après le brillant et substantiel discours de ]\I. Duca. M. le comte Joseph Maïlalh a pris la parole et a prononcé le discours de clôture d’abord en français, ensuite en anglais et enfin en allemand.

M. le comte de Maïlalh a dit d’excellentes choses dans un langage sobre et élevé, et c’est avec une grande émotion qu’il a dit adieu aux délégués.

Enfin M. le comte Alexandre Karolyi, président du Congrès, a ajouté quelques paroles de remerciement et a prononcé la clôture du VP Congrès.

11 était temps que nous sortions de cette vaste salle où l’air semblait chargé d’électricité, fatiguant et énervant les membres du Congrès^ et c’est avec un grand soupir de soulagement que nous nous sommes levés pour partir.

Il était deux heures du soir.

A trois heures de l’après-midi, les membres du Congrès se sont rendus à Monor par train spécial pour visiter YEntrepôt des céréedes de la Société coopérative.

Le soir, à sept heures et demie, M. le docteur Hans Muller, secrétaire général de l’Union suisse des Sociétés de consommation, a fait, au Théâtre scientifique t Urania » une conférence (avec projections) sur la coopération, qui a été extrêmement intéressante,

Celle séance instructive a été la dernière où les délégués ont pris contact, et demain aura lieu la dislocation du Congrès, dont les membres vont regagner leurs pays respectifs.

Jeudi 8 septembre.

Page 1