‹ A travers l'œuvre de M. Ch. MaurrasChapitre 2 sur 155 · VI PREFACE · texte numérisé non relu

VI PREFACE

ici en détail leurs principaux griefs et y oppose une défense énergiquement motivée...

U auteur conjure les lecteurs passionnés de larges synthèses et d'exposés sereins de laisser ces dernières pages dans V oubli : il s excuse auprès d^eux d'avoir recueilli cette vaine poussière de luttes qu'ils jugeront bientôt indignes de les avoir retenus. Mais on lui a persuadé que cette publication était nécessaire pour rassurer amis et ennemis de M. MaurrasI...

Enfin plusieurs appendices^ nouveaux eux aussi, s'efforcent d'élucider quelques points d'intérêt secondaire.

Mais ne va-t'On pas reprocher à cette étudeson titre et son ordonnance ? Toute la seconde partie^ qui traite de difficultés surtout pratiques^ ne fait-elle pas hors-d' œuvre? Pourquoi embrasser tant de problèmes et, à propos de M. Maurras, tant s^ occuper de l'Action française? Ce n est plus un livre que l'on présente au public, c'est une suite de réflexions sans dépendance réciproque. — L'objection est sérieuse; elle n'a cependant pas arrêté l'auteur. En une question de ce genre, dont l'importance saute aux yeux, un souci exagéré de l'art lui eût paru déplacé. Il espère, du reste, que le lecteur trouvera^ dans les divers chapitres de cet essai, une réelle unité. L'œuvre de M. Maurras ne se réduit pas à quelques volumes, à quelques articles; son œuvre, c'est encore l'état desprit qu'il a contribué si

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puissamment à faire naître en certains milieux; c'est surtout cette même Action française, dont il est, sinon le fondateur^ du moins le maître et vraiment rame. Une excursion « à travers l'œuvre de M. Maurras » exigeait donc Vexamen des idées qui animent une partie très vivante de la jeunesse française actuelle^ et la critique des moyens d^ action préconisés par l'un de ses chefs les plus écoutés.

Autre objection. — Pourquoi ne pas discuter les postulats philosophiques de M. Maurras avant d'étudier les relations de sa politique avec les principes catholiques ? N'était-il pas plus logique de scruter les fondements du système avant d'en juger les applications? — L auteur est tout le premier à reconnaître la justesse de cette critique. Aussi bien le plan primitif de cet essai répondait-il pleinement à des exigences qui ne sont que trop fondées : des circonstances toutes fortuites^ dont le détail n^ importe pas ici., en ont seules empêché la réalisation. Mais lorsqu'il s^est agi de réunir en volume les articles des ^Inàes, la question devait tout naturellement se poser à nouveau : ne convenait-il pas de revenir à Vidée première? A la réflexion cependant, la nature des problèmes traités na pas paru nécessiter une refonte aussi considérable. La politique de M. Maurras contredisant en fin de compte., comme on le verra., plus quelle ne

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