‹ A travers la Chaouïa avec le corps de débarquement de CasablancaChapitre 38 sur 51 · APPENDICES. — FLORE ET FAUNE · texte numérisé non relu

APPENDICES. — FLORE ET FAUNE

colzas, de moutardes, de lavandes; plus au sud, l& pays devient aride et presque désertique.

Toutes ces landes sont habitées par des chacals, des renards, des poules de Carthage, des lièvres, des perdrix rouges, des cailles et de nombreuses tortues ; dans l'arrière-pays Chaouïa, on trouve en outre la gazelle de montagne et la grande outarde.

Les maquis couvrent des zones plus ou moins étendues dans le Sahel et le long des cours d'eau. Les essences les plus communes sont : le lentisque, le rtem, grand genêt à fleurs blanches très odorantes, le jujubier, le gendoul, le kharroub, le gommier, le myrte, le tamarin, l'olivier sauvage, le palmier nain.

Les principaux maquis sont sur la côte ; dans le Sahel, l'un sur la piste de Rabat entre les kasbahs de Mansouriah et de Bou Znika, l'autre sur la piste d'Azemmour entre l'oued Djerar et Dar el-Hadj Kacem. D'autres existent dans l'intérieur sur les pentes des grands oueds (Oum er-Rbea, Neffifîk, el- Kantara) mais ils sont moins importants.

Il y a deux principaux massifs forestiers : le massif des M'dakra et des Achach et le massif des Ziaïda, dit forêt de Sidi-Slimane.

Dans le premier, on trouve principalement le thuya, le chêne vert, le pin d'Alep et dans le second le chêne-liège et l'arbousier. Dans l'un et l'autre, les beaux arbres sont rares et la forêt est peu touffue. Ces régions boisées renferment de nombreux sangliers, lièvres, chacals, renards, porcsépics, chats sauvages et antilopes; dans le massif des M'dakra existent quelques panthères.

Au bord des cours d'eau poussent le tamarin qui forme souvent des bois assez étendus (vallée del'Oum

er-Rbea), le laurier-rose, le ricin et des petits groupes de dattiers.

Quant aux oiseaux, ils existent en grande variété ; on remarque particulièrement les aigles, vautours, faucons, chouettes, corbeaux, geais bleus, etc., et de nombreux oiseaux aquatiques, cigognes, hérons, grues, bécassines, canards, etc..

Dans son ensemble, la région des Chaouïa est avant tout un pays d'élevage, l'agriculture ne domine que dans les tirs et dans les hamri des Chtouka et des Chiadma. Partout ailleurs l'élevage constitue la principale occupation de l'indigène ; les tribus du plateau moyen et du plateau supérieur, l' arrière-pays, s'y adonnent exclusivement.

Avant tout, pasteurs, ils possèdent d'énormes troupeaux de moutons et de bœufs et un grand nombre de chevaux, ânes, chameaux, mulets, chèvres. Les chevaux sont nombreux et de taille supérieure à celle de notre barbe algérien, mais ils paraissent un peu lourds.

Les ânes et les mulets servent de bêtes de somme et de montures. La volaille est excellente et les œufs donnent lieu à un gros commerce. Casablanca en exporte en Espagne et même en France. Le gibier est abondant; on trouve des sangliers, du lièvre, du lapin, des perdrix et du gibier d'eau, etc.. Depuis quelque temps, l'agriculture s'est cependant rapidement développée et, avec l'occupation française, elle prendra certainement un plus grand essor. Aux environs de Casablanca, les Espagnols font l'élevage du porc sur une assez grande échelle.

La base de l'exploitation agricole est l'orge et le blé, mais on cultive également le maïs, le henné, la fève, le chanvre, le lin destinés surtout à l'exporta-

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