‹ A travers le DanemarkChapitre 35 sur 59 · CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII

^instruction publique et les cultes

Enseignements primaire et secondaire. — Enseignement superieur : 1'universite de Copenhague. — Bibliolheques et societ.es savantes. — Liberte de la presse. — Journaux. — Confessions religieuses.

L'instruction est tres developpee en Danernark, Aux termes de l'article 85 de la constitution, l'enseignement est donne gratuitement aux enfants qui appartiennent a des families pauvres, et l'instruction primaire est obligatoire pour les jeunes Danois jusqu'aquatorzeans: despeinessontinfligees auxperes de famille negligents. Dans les villes importantes, il y a des ecoles speciales, des 6coles dites latines ou savantes, et des gymnases publics, qui sont a la

fois des etablissements universitaires et des ecoles professionnelles.

Tous les villages possedent leur ecole primaire, quelques-uns une ecole secondaire, etl'on peut dire qu'en Danemark tous les habitants savent lire, ecrire et compter ; ils ont en outre de leur histoire nationale une connaissance approfondie. Les salles d'asile, tres nombreuses, sont reservees aux petits enfants des ouvriers, auxquels on apprend a lire et. que Ton soigne gratuitement en cas de maladie.

L'enseignement superieur est donneal'Universite de Copenhague et dans diverses ecoles : Polytechnick Lsercanstaldt (pour les ingenieurs, les chimistes, lesnaturalistes et les mecaniciens) ; Landbo- Hoiskole (agriculture) ; Instituts des aveugles, des sourds-muets et des ali^nes (Idiotamtalten). Quant a rUniversite de Copenhague, elle comprend de inille a douze cents etudiants. Sur ce nombre, cinq cents travaillent en vue d'obtenir le diplome de docteur en ibeologie, afin de s'assurer, une fois pasteurs, une existence facile et de se marier honorablement. D'aures la quantite de cures a donner

L'lNSTWJCTIOS PUDLIQUE ET LES CULTES 113

et celle des aspirants a ces cures, M. Kierkegarrd a calcule que les derniers docteurs recus doivent attendre plus de vingt ans avant d'entrer en fonctions. Fondee par Christian I er et inaugureeenl479, cette universite jouit d'une reputation qu'dle merite.

Nous avonsparle plus haut des bibliotheques publiques *, maisil convient de mentionner icil'existence d'un certain nombre de societes savantes, parmi lesquelles on remarque surtout : la Societe royale des sciences, la Societe royale des antiquites du Nord , la Societe pour la propagation des sciences naturelles, la Societe de geographie, la Societe Islandaise, la Societe de la litterature danoise, la Societe de l'industrie.

Le 12 aout 1884, le huitieme Congres international de medecine s'est ouvert a Copenhague en presence du roi et de la reine de Danemark, du roi ct de la reine de Grece, du prince lieritier et des autres membres de la famille royale, Huit cents medecins etrangers remplissaient la grande salle du

i Voir la description de Copenhague p. 27.

EH DA.'.iiMAUli 8

n = 3 iE

wM

co — =

tn^^

palais de l'Ltdustrie, et l'assemblee foi'mait comme un grand conseil ee toutes les ecoles mecdcales du

CT-, —

monde.

. La liberte de la presse est complete, sauf le cas de delit contre la famille royale et les souverains

CO —

Grangers. Les feuilles publiques ne peuvent etre poursuivies par les autres citoyens, y compris les

Page 1