‹ A travers le Turkestan russe (volume 2)Chapitre 17 sur 104 · UN MARCHAND DE FRUITS A BOUKHARA · texte numérisé non relu

UN MARCHAND DE FRUITS A BOUKHARA

dans de vastes cours de karavan-saraï, encombrées de ballots et de marchandises. Ailleurs, des ruelles à air libre remplacent les galeries couvertes; un bassin et des arbres signalent le voisinage d'une de ces nombreuses mosquées qui remplissent la ville.

Plus loin, les espaces s'élargissent encore ; de grandes places s'étendent, encadrées par des façades de médressés (I0) ; l'animation n'y est pas moindre que dans les parties resserrées des bazars, car elles sont entièrement couvertes d'auvents et de boutiques volantes.

Ailleurs enfin, autour du bassin de quelque vieille mosquée, ce ne sont que tchaï-khané (débits de thé) légèrement construits à l'ombre de grands arbres, qui tordent leurs branches au-dessus de nappes d'eau saumâtre et de gradins disjoints. Ici on rencontre une quantité innombrable d'étalages

VIEILLES VILLES INDIGENES

temporaires, — tréteaux volants des marchands de melons , des confiseurs et des restaurateurs, — au milieu desquels s'établissent les chanteurs ambulants et les conteurs d'histoires.

Partout règne une exubérance de vie, une richesse et une variété de coloris qui défient toute description.

Dans les villes principales du Turkestan, les bazars ont dû présenter, en moins grand, un spectacle analogue à ceux de Boukhara.

Mais de nos jours les bazars de Samarkand, par exemple, ne ressemblent en rien à ce qu'ils étaient avant l'occupation russe. Ils furent éventrés de part en part par la nouvelle avenue qui, venant des quartiers européens, se dirige en droite ligne vers la place principale du vieux Samarkand , le Réghistan, dont elle contourne un des médressés, pour

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