LA GRANDE MOSQUEE DE BOUKHARA
ont continué à fonder jusqu'en ce siècle pour l'instruction supérieure de leurs coreligionnaires — ils sont également construits de manière très fruste. Les murailles extérieures et intérieures des cours, autour desquelles s'alignent les cellules des moullah (x5) et des étudiants, ne comportent que des briques grisâtres sans aucune ornementation de couleur.
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VIEILLES VILLES INDIGENES
Une telle simplicité paraît d'autant plus caractéristique, que les fondateurs des médressés, en consacrant à leur construction et à leur entretien les biens considérables, appelés biens vakouf (l6), qui servent à perpétuité au maintien de ces pieuses institutions, auraient pu les doter en même temps d'un décor architectural plus luxueux.
Il faut, encore une fois, se reporter à Boukhara pour se faire une idée des monuments religieux édifiés autrefois par des artistes appelés de l'Iran. C'est ici qu'on trouve des portails et des frontons ornés de belles faïences multicolores, des coupoles de briques émaillées, des péristyles de hautes et magnifiques colonnes à renflements élégants et couronnées de chapiteaux profondément sculptés.
Ce n'est cependant qu'à Samarkand qu'existent des mosquées et des médressés d'un intérêt primordial, monuments qui prennent la première place — on pourrait dire une place unique — parmi les monuments anciens d'art oriental en Asie Centrale. L'Islamisme de ce pays en est redevable à Tamerlan et aussi à quelques-uns des souverains qui lui succédèrent. Depuis leur règne, les Musulmans du « cœur de l'Asie » se sont contentés d'une architecture religieuse qui porte le reflet de la culture limitée et des goûts simples de ceux de leurs ancêtres qui étaient des Turks purs et, de là, des nomades par excellence.