‹ A travers le Turkestan russe (volume 2)Chapitre 46 sur 104 · TOMBEAU D UN SAINT SUR LE REGHISTAN · texte numérisé non relu

TOMBEAU D UN SAINT SUR LE REGHISTAN

cure et il ne faut pas négliger de l'entreprendre, si Ion veut avoir une idée exacte du site magnifique de Samarkand. Le panorama général que l'œil embrasse de là-haut est simplement admirable.

Au nord, par delà les contours grandioses de Biby-Khanim et la plaine irriguée, on devine le cours du Zerafchan, le grand dispensateur des eaux qui fertilisent toute la région.

Au nord-est apparaissent les coupoles de Châh-Zindé et les cimetières musulmans qui recouvrent en partie l'emplacement de l'antique Afrâsiâb ; au sud-est, les hauteurs de Tchoupan-Ata couronnées par le dôme d'un petit mausolée.

Dans la même direction, au delà de la ville de Pendjekent, commence la partie resserrée de la vallée du Zerafchan qui mène jusqu'au glacier d'où

GRANDS MONUMENTS DE SAMARKAND

sort le fleuve, et par laquelle on parvient aussi aux gorges du Fan Daria, mieux connues maintenant, depuis l'épidémie mystérieuse qui éclata dans le hameau d'Anzob à la fin de l'année 1898 (41).

Au sud et au sud-ouest, enfin, règne la chaîne imposante des monts du Hazret-Soultan et du Samarkand-Taou, dont le versant opposé descend vers la Boukharie orientale.

Et tandis que, de la base même du grand médressé, monte le bourdonnement des bazars indigènes, là-bas au loin, sur les montagnes et dans la plaine, se répand la paix profonde des vastes espaces, attirant le spectateur vers les hauteurs escarpées comme vers les campagnes verdoyantes qui s'étalent à ses pieds jusqu'aux limites de l'horizon.

CAMPAGNE ET PAYSAGES

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