‹ A travers le Turkestan russe (volume 2)Chapitre 48 sur 104 · SAMARKAND SOUS LA NEIGE · texte numérisé non relu

SAMARKAND SOUS LA NEIGE

des monts Alaï et du Thian-Chan , sont sans doute plus humides et mieux protégées que les steppes et les déserts, où soufflent avec violence les vents les plus opposés.

Mais, étant donné la hauteur de leur niveau au-dessus de la mer, une influence spéciale y crée des variations de température aussi extrêmes qu'ailleurs. Le cours du Zerafchan étant plus élevé que celui du Syr- Daria, le niveau de Samarkand — sept cents mètres environ — est plus élevé aussi que celui de Kokan, par exemple, et son climat se trouve, par suite, plus exposé encore aux contrastes des saisons, qui s'accentuent en raison de l'altitude de la région.

D'une manière générale, les étés sont extrêmement chauds et les hivers sont assez froids.

L'âpreté de ceux-ci semble augmenter d'année en année, et les indigènes restent très frappés du fait que, depuis l'arrivée des Russes, la neige tombe en abondance de plus en plus grande, même là où on la voyait à peine autrefois.

L'hiver de 1899 a 1900, surtout, a été plus rigou-

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