PAYSAGE A KHODJA-ABDI-DAROUN
thâq de la façade est encore assez bien conservé, de même que celui qui s'élève à l'autre bout de la cour oblongue, au delà d'un amoncellement de débris de toutes sortes. Les faïences des revêtements des deux frontons sont presque aussi belles que celles des médressés d'Ouloug-Beg et de Chir-Dar. Elles sont même plus anciennes, car le médressé de Khodja-Akhrar a été construit, à la fin du xve siècle, par un personnage qui a joui d'une grande
CAMPAGNE ET PAYSAGES
notoriété en Asie Centrale et dont la sépulture voisine compte parmi les plus vénérées de Samarkand.
Khodja-Akhrar (Akhrar signifie « consacré à Dieu ») habita tout d'abord Tachkent, mais il s'établit plus tard à Samarkand où la renommée, qu'il avait acquise par sa haute science théologique, devait croître et s'étendre encore. Il y bâtit ce médressé où il enseigna et où il attira de tous les points de l'Islam une foule de disciples.
Son tombeau, simple plate-forme carrée et faite de dalles de marbre verticales à inscriptions sculptées, s'élève non loin du médressé, au delà d'un petit parc rempli de vieux arbres et orné d'un bassin en forme de lac.
Le nom d'Akhrar se rattache aussi à l'histoire d'un manuscrit fameux, confié naguère à la garde des oulama (50) de la mosquée. C'était le Coran