UNE JEUNE FEMME TADJIK DE KOKAN EN KHALAT DE BROCART
ressource de s'adresser aux courtisanes, seules femmes que l'on puisse approcher et dont il soit permis d'examiner les traits.
A Boukhara (capitale religieuse de l'Asie Centrale, où toutes les anciennes prescriptions sont encore en vigueur), l'élément courtisane fait absolument défaut, ou du moins n'existe qu'à titre secret. Mais il y a dans les autres grandes villes du Turkestan des quartiers qui correspondent aux
TYPES ET COSTUMES
yoshiwara du Japon, et dont les maisons forment une succession de
tchaï-khané spéciaux, massés sur un même point.
C'est en visitant des maisons de ce genre, et grâce à des permissions
spéciales, que j'ai été à même de faire une série intéressante de portraits
féminins, et d'étudier de près l'accoutrement des femmes sartes.
Beaucoup moins caractéristique que celui des hommes, le type des femmes est encore plus mitigé, et d'autant plus difficile à classer que le lieu d'origine des courtisanes (vu l'existence nomade que les circonstances leur imposent) ne correspond pas toujours à la ville qu'elles habitent.
Leur costume est très varié. En dehors des dessous luxueux déjà mentionnés , il se compose de vestes, de tuniques, et de robes amples dont la forme ressemble aux khalat des hommes. Tous
ces vêtements sont en très belle soie et en velours, unis ou à dessins.
Leur chevelure noire, partagée par une raie centrale, est nattée en
longues tresses très minces tombant sur le dos, et terminées chacune par un
gland de soie noire, décoré d'ornements d'argent.
Tant qu'une femme est jeune, elle natte ses cheveux en un très grand