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LE PALAIS DE L EMIR, VU DE LA RUELLE DES BOUCHERS, A BOUKKARA

qucs places publiques. Autour de cette agglomération centrale s étendent les quartiers des habitations particulières, quartiers assez calmes le jour et plus calmes encore quand, le soir venu, les Musulmans ont réintégré leurs domiciles individuels. Dans les quartiers suburbains, les maisons se complètent par des jardins et de grands vergers qui se fondent insensible-

VIEILLES VILLES INDIGÈNES

ment avec les cultures de la campagne. La plupart des villes indigènes occupent donc de très vastes superficies <8).

Si la physionomie de leurs quartiers excentriques ne s'est guère modifiée, celle de certains bazars a subi de profondes transformations. Là, le dédale des artères irrégulières et couvertes a été entièrement bouleversé par les tracés récents de grandes voies droites et symétriques, de chaque côté desquelles ont été construits à nouveau des magasins et des boutiques. Il s'agissait d'assainir ainsi les centres indigènes, où la population se masse en grande quantité, et de satisfaire à des raisons stratégiques qui

ont prévalu à la suite de l'occupation militaire.

La facilité des communications et l'état sanitaire général ont tout gagné à cette métamorphose, mais l'aspect pittoresque des bazars y a beaucoup perdu. Aussi faut-il, si l'on veut se faire une idée exacte de ce qu'étaient tous les

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