UNE MAISON SARTE: FAÇADE DONNANT SUR LA PREMIÈRE COUR
sulmans, aux Russes et aux étrangers, dont le maître de céans reçoit les visites ou qu'il héberge.
De cette première cour, une porte discrète mène à une seconde cour, autour de laquelle sont construites les habitations des femmes. Domicile intime du mari et domaine exclusif de sa famille, cette partie de l'habitation est interdite même aux serviteurs. Les femmes y restent confinées, vaquant aux soins du ménage, et ne sortant guère que pour se rendre au bain (Jfl ou, en visite, dans d'autres intérieurs, aussi mystérieux et aussi impénétrables que le leur.
Gamins et fillettes, par contre, jouissent d'une existence des plus libres et circulent sans surveillance aucune, ni de la part de la mère recluse, ni de celle du père absent de la maison. A l'entrée des cours, sur le seuil des portes et
HABITATIONS ET MŒURS
dans les ruelles, ils se répandent en gentils groupes joueurs, mais bien moins bruyants que dans nos pays occidentaux. Le calme des Musulmans les caractérise dès leur jeune âge, et apparaît déjà dans l'expression réfléchie des marmots, confiés à la sollicitude de leurs aînés.