‹ A travers le Turkestan russeChapitre 64 sur 92 · niiJc do «on turban, m · texte numérisé non relu

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odorantes dans les plis de leurs turbans ou au-dessus de l'oreille, ce qui leur donne un air de fête.

Les chaussures sont des bottes courtes en cuir souple, à semelles très minces, sur lesquelles se porte une deuxième chaussure en forme de galoche et qu'on laisse toujours au seuil des appartements. Certains Sartes aiment

TYPES ET COSTUMES

à se parer de boites énormes à talons très aigus et qui se terminent presque en pointe. Comme elles rendent la marche fort difficile, elles servent surtout pour aller à cheval.

Le cheval constitue d'ailleurs le moyen de locomotion favori au Turkestan1"0'. et il faut qu'un indigène se trouve dans des conditions particulièrement modestes pour ne pouvoir subvenir à l'entretien d'une monture, fût-elle seulement un âne.

Les selles en usage sont en bois ornementé d'incrustations et de peintures brillantes. Mais cette décoration disparaît sur le dos du cheval, cachée sous un enroulement d'étoffes quelconques, destinées à rendre le siège

moins dur. Le seul luxe visible du harnachement ordinaire consiste donc en tapis brodés et ornés de franges, que l'on fixe sous la selle elle-même &>).

Il est assez facile de faire des photographies parmi la population masculine du Turkestan. Les Sartes des provinces russes n'ont pas tous à cet égard les préjugés de ceux de Boukhara et réclament même assez souvent à titre de curiosité un exemplaire de leur image .

Par contre, il serait impossible de réunir une collection de types fémi-

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ressource de s'adresser aux courtisanes, seules femmes que l'on puisse approcher et dont il soit permis d'examiner les traits.

A Boukhara (capitale religieuse de l'Asie Centrale, où toutes les anciennes prescriptions sont encore en vigueur), l'élément courtisane fait absolument défaut, ou du moins n'existe qu'à titre secret. Mais il y a dans les autres grandes villes du Turkestan des quartiers qui correspondent aux

TYPES ET COSTUMES

yoshiwara du Japon, et dont les maisons forment une succession de tchaï-khané spéciaux, masses sur un même point.

C'est en visitant des maisons de ce genre, et grâce à des permissions spéciales, que j'ai été à môme de faire une série intéressante de portraits

féminins, et d'étudier de près l'accoutrement des femmes sartes.

Beaucoup moins caractéristique que celui des hommes, le type des femmes est encore plus mitigé, et d'autant plus difficile à classer que le lieu d'origine des courtisanes (vu l'existence nomade que les circonstances leur imposent) ne correspond pas toujours à la ville qu'elles habitent.

Leur costume est très varié. En dehors des dessous luxueux déjà mentionnés, il se compose de vestes, de tuniques, et de robes amples dont la forme ressemble aux khalat des hommes. Tous ces vêtements sont en très belle soie et en velours, unis ou à dessins.

Leur chevelure noire, partagée par une raie centrale, est nattée en longues tresses très minces tombant sur le dos, et terminées chacune par un gland de soie noire, décoré d'ornements d'argent.

Tant qu'une femme est jeune, elle natte ses cheveux en un très grand

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