UNE JEUNE FEMME ODZBEG DE SAMARKAND COIFFEE DU DIADÈME
jours de grande fête. Alors, les fillettes sont môme quelquefois fardées et portent des anneaux dans les narines.
Les touffes de plumes en bouquet, dont les courtisanes piquent leur coiffure, se mettent également aux petits enfants dans les solennités festives et ornent leurs topi, leurs épaules ou le dos de leurs robes.
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TYPES ET COSTUMES
Chez les femmes juives l'amour de la parure est encore plus développé que chez les femmes sartes, mais il se manifeste avec moins de goût. Les étoffes de leurs khalat, couverts de ramages, de fleurs et d'arabesques, enchevêtrés en tons trop vifs, les fleurs artificielles plantées dans les cheveux sur des foulards de nuances trop éclatantes, font un effet théâtral, trop cru et trop voyant. Les bijoux qu'elles possèdent sont cependant d'une réelle beauté, en particulier leurs diadèmes, ornés de pendeloques de perles, de rubis et d'émeraudes en cabochons.
Je m'en suis rendu compte en faisant les portraits de plusieurs femmes juives, les seules femmes mariées dont j'ai pu, avec l'autorisation de leurs époux, de riches marchands de Samarkand, apercevoir le visage. Encore étais-je le seul à jouir de ce privilège, puisque les Musulmans de ma suite n'eurent pas la permission de pénétrer avec moi dans la maison. Je dus même promettre aux maris israélites de leur remettre directement, et sans les faire passer par les mains d'un porteur indiscret, les épreuves photographiques qu'ils désiraient recevoir.
Si les Sartcs professent au sujet de leurs femmes une jalousie légendaire,