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MURILLO

Sainte Elizabeth de Hongrie (Madrid)

ete. Mais parmi toutes les œuvres de Murillo, la sainte Elisabeth de Hongrie est celle que la voix presque unanime de ses admirateurs proclame la plus grande et la plus parfaite. Au musée du Louvre, à Paris, on conserve précieusement deux belles pages du maître espagnol : le Jeune Mendiant et une Trinité.

(1) Le chef-d'œuvre de Murillo, 6

ÉCOLE ALLEMANDE Lorsque l’art allemand naquit au quatorzième siècle, il s’inspira, comme l’art italien, des maîtres grecs du Bas-Empire. I. Les GRANDs-MAÎTRES : Holbein, Sunder (1), Albert Dürer (2), Dietrich, Mengs, Kaulbach, Lessing, Knaus, Piloty, Adam, Horschelt, Lier, Lembach.—IT. Les cHEFS-D'ŒUVRE : Albert Dürer: un Calvaire, deux A llégories, la fameuse Danse Macabre (à Madrid) ;

ALBERT D\iRER

Les quatre tempéraments (Munich)

Descente de Croix, Nativité, les Quatre tempéraments (3) Munich). C’est à Vienne que l’on retrouve les plus excellentes productions du grand artiste de Nuremberg : deux Madones, un Bambino, la légende des Dix mille martyrs. la Trinité, ete. Comme graveur, Dürer déploya un génie aussi profond que varié.

(1) Appelé communément Kranach,

(2) Dürer est le Raphaël de l’art allemand.

(3) Deux grands tableaux en pendants: sur l’un saint Pierre et saint Jean l'Evangéliste, sur l’autre saint Paul et saint Marc.

Écore FLAMANDE

L. Les GRANDS-MAîTRES : Van Eyck, Memling, Metzys, Maubeuge, Coxyen, Pierre-Paul Rubens, l'expression dernière et le suprême honneur de l’art flamand, Van Dyck, élève de Rubens, et qui monta jusqu’au rang de son émule. L'école flamande compte encore Téniers, Philippe de Champaigne, Van der Meulen. IL Les cHErs-D'ŒUVRE: Rubens: la Descente de Croix, qui passe unanimement pour la plus belle page de l’œuvre immense de Rubens (Cathédrale d'Anvers) ; Dernière communion de saint François, Assomption (à Anvers) ; le Jugement dernier, la Damnation des pécheurs, Suzanne surprise (à Munich); Zgnace de Loyola guérissant un possédé, FÆrançoir-Xavier, prèchant l'Evangile aux Indiens, l’Apparition de la sainte Vierge à saint Ildefonse (Vienne) ; au Louvre, il y a quarante-deux pages de Rubens. Nommons les principales: Histoire de Marie de Méilicis (une série de tableaux), la Kermesse, la Fuite de Loth; une Vierge glorieuse (Madrid) ; Souper chez Simon le Pharisien (à à Ermitage de Saint: Pétersbourg) ; l'Histoire d’ Lrion et de la Nue, Diane et ses nymphes (Angleterre).

Rubens disait souvent: “ Faites bien, vous aurez des jaloux; faites mieux, vous les confondrez ”,

Ecoze HOLLANDAISE

Tous les peintres hollandais semblent s'être bornés à voir la nature, à l'aimer, à la comprendre et à la traduire. Presque tous les chefs-d’œuvre de école hollandaise sont des paysages ou des marines. Pour se convaincre de cela, il suflit de lire la page suivante que nous empruntons à Viardot :

‘ Lorsque vous traversez, par divers temps et à diverses heures du jour, quelques sites de la Hollande, rencontrez-vous, par une journée sombre, un paysage austère, où la nature du Nord étale ses duretés et ses tristesses, avec un ravin, une cascade, un vieil arbre abattu, sans troupeaux, sans bergers. montrant à peine, au loin, quelque chétive cabane isolée, où l’on aurait regret à vivre : vous dites aussitôt: % Ah! voici l'amant de la mélancolie, Jacques Ruysdaël ”. Vous trouvez-vous, peu après l’aurore, sur les bords d’une rivière où glisse une voile blanche ; au-delà, s'élèvent l’église et les maisons d’une bourgade; en deçà, de grosses vaches paresseuses ruminent dans l’herbe grasse des prairies, tandis qu’à travers des lambeaux de nuages déchirés, les rayons du splendide soleil matinal inondent de leurs feux tous les objets : vous vous écriez : “ Voici le créateur de la lumière, Albert Cuyp ”. Un peu plus tard, pendant le repos du midi, vous apercevez un verger paisible et verdoyant, où, sous chaque ombre, repose un bœuf, un cheval, un âne, une

chèvre, un mouton, un pourceau, dans leurs attitudes les plus naïves et les plus naturelles ; et vous dites À cette vue: “ Voici La Fontaine devenu peintre, voici l’inimitable portraitiste des bêtes, Paul Potter ”. Plus tard encore, dans la soirée, vous traversez une contrée riante, où paît à l'abandon un gras bétail, dont les pasteurs, embouchant leurs pipeaux sub teygmine fagi, semblent chanter leurs rustiques Amaryllis; vous avez enfin sous les yeux une idylle, comme l’écrirait un Théocrite ou un Virgile néerlandais ; et vous

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