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WASHINGTON : LE CAPITOLE VU DES JARDINS BOTANIQUES

le voir le lendemain matin, à la Maison Blanche, Eh CA ius tee ayech beaucoup moins: de cèrémonie que je ne l'aurais été chez un particulier d'un certain rang en Angleterre.

Dans ce rapide voyage à travers les Etats- Unis, nous nous sommes abstenu d’aborder les graves problèmes politiques et sociaux qui agitent actuellement le pays. Il y aurait plus que de l'inconvenance, de notre part, à vouloir prédire | quelles seront les destinées futures de la grande République de l'Occident. Il y a chez elle, nous l'avons ‘dit, ét beat. coup de bien et beaucoup de mal: nous avons la confiance que le bien l'emportera. Washington, dans sa Proclamation d'adieu aux citoyens des Etats-Unis, a clairement indiqué les conditions dont dépendent la sécu-

rité et la prospérité des peuples.

PHILADELPHIE ET WASHINGTON

LA RELIGION ET LA MORALITÉ a-t-il dit, “sont les deux=points d'appui indispensables de la prospérité nationale. Celui-là se vanterait donc en vain de son patriotisme, qui travaillerait à saper ces deux grandes colonnes du bonheur,' ces soutiens principaux des devoirs de l'homme et du citoyen. L'homme politique, d'accord avec lhomme religieux, doit les respecter et les chéri. Un volume ne suffirait pas pour indiquer les” étroits rapports qui unissent la félicité publique et privée avec la religion et la morale. . . . Et prenons garde de ne pas accueillir trop aisément la supposition que la moralité peut exister indépendamment de la religion. Assurément nous ne contestons pas que l'influence de l'éducation ne soit aussi puissante que salutaire; mais la raison et l'expérience nous défendent d'admettre qu'en dehors des principes religieux la moralité naturelle puisse prévaloir contre le mal.”

Ces belles et sages paroles sont applicables à nos vieilles puissances européennes tout autant qu’à leur jeune sœur du Nouveau Monde. Oui, la prospérité, la moralité et la religion sont indissolublement unies. ‘“ La justice élève une nation; mais le péché ést la honte des peuples.” *

1 Proverbes, XIV, 34.

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