‹ A travers les grouinsChapitre 23 sur 33 · FETE NATIONALE · texte numérisé non relu

FETE NATIONALE

(Intimité).

A Le Pic

[E quatorze Juillet et ses chevaux de bois, Ses guinches, où les bons zigues, saouls de pivois, Etieignent, pour l'en-avant-deux, leurs maritornes, Tandis que les cocus vont aérant leurs cornes, Me charment. J'ai revu, place du Panthéon, Le doux vieillard qui jouait de l'accordéon Dans la rue Oudinot, presque sous mes fenêtres, A l'heure où la splendeur de Félisque, et ses guêtres Se dérobaient parmi les mégissicrs obscurs. Car j'ai toujours aimé les humbles aux cœurs purs.

102 A TUAVKUS LES f.RoLlNS

Aux pieds douteux corame un vers de Pour ta Couronne,

Car je suis le passant bénin, que n'environne

Aucun rayon, aucun éclair, aucun soleil.

Mes articles me font aux concierges pareil.

Aussi, dès que revient la date fatidique

Où la junte des mannezingues se syndique

Pour imbiber de furfurol le populo.

Je hisse à mon balcon, — ainsi qu'au bord de l'eau

Quelque Irciiible où le soir ému se décolore.

Un étendard fait de flanelle tricolore

B\LL VUt li .llILLET 103

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