‹ A travers les régistres [microforme]Chapitre 30 sur 121 · Ste-Famille, Ile Orléans do 1666 JANVIER · texte numérisé non relu

Ste-Famille, Ile Orléans do 1666 JANVIER

Le 14.—François Lemaistre-Lamorille, âgé de 35 ans, marié en 1654 à Judith Rigaud, est inhumé aux Trois- Rivières. L'acte de sa sépulture renferme les mots suivants : ‘“’miserabiliter trucidatus est sine vela voce 4 interiit.” (ÆReg. des Trois-Rivières.) |

MAI

Le 31.—Sur la route Saint-Michel ” on a trouvé le corps de François Dumontier, mort d'accident. Il a été de suite inhumé à Québec. (Xes. de Québec.)

La presque totalité des mariages célébrés à Montréal pendant les deux années 1666-1667 avaient pour témoins

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(1) La concession dite Saint-Michel était située au nord de la rivière Saint-Charles,

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MM. Paul DeMaisonneuve et Dapuy, major, et un grand

nombre de parents et amis. C'est une preuve de la rande fraternité qui existait entre les familles de cette poque.

Le 4.—Le premier bal donné en Canada s'est fait chez le sieur Chartier. (7. des 'ésuites, p. 353.)

Le 14.—Nicolas Grisard, sieur Desormeaux, gardemagasin, accuse un soldat d'avoir volé. Le coupable est condamné à être appliqué sur le cheval de bois et y demeurer pendant le temps d'une heure, avec un poids de six livres attaché à chacun de ses pieds.

(Reg, du Conseil Souv.)

Un autre voleur est aussi condamné pour vol de 13 minots de blé, à être battu et flétri de verges, par l'éxécuteur de la haute justice, dans la Haute et Basse-Ville de Québec, et à 23 livres d'amende. (Z4em.)

JUIN

Le 2.—Condamnation de deux criminels, Pierre Nicolas dit Lavallée et René Jouchon, soldats voleurs et déserteurs :

Pierre Nicolas dit Lavallée, pour vol nocturne aux Hospitalières, est condamné à recevoir l'impression de la fleur de lys avec le fer chaud, à quatre heures de carqan, et à trois ans de galères ; et pour avoir volé une paire de raquettes aux sauvages, condamné à avoir l'oreille droite coupée ; ayant ensuite été convaincu de désertion, il est condamné à être pendu et ses biens confisqués.

René Jouchon, déserteur et voleur, est condamné à être au pied de la potence et assister, la corde au cou, pendant l'exécution du dit Lavallée, et à être battu de verges et recevoir l'impression de la fleur de lys, et tenir prison les fers aux pieds jusquà ce qu'il en soit autrement ordonné. {Zdem.)

La

Le 6.—Un soldat du nom de Maugrain avait été convaincu d'assaut indécent sur une jeune fille, 11 fut condamné à recevoir douze coups de verge, en présence de la jeune fille, de sa mère et de deux autres femmes, et aux dépens. (/dem.)

Le même jour, le nommé Jean Caré, pour avoir volé 292 livres chez M. Pommier, missionnaire à l’île d'Orléans, fut condamné au fouet, sur la place de la Haute et Basse- Ville de Québec, puis obligé à faire amende honorable.

(Zdem.)

Un jugement rendu contre douze marchands pour avoir vendu de l'eau-de-vie aux sauvages, les condamnent à une amende variant de 50 à 200 livres, puis à un mois de prison, dont quinze jours, l’espace d’une heure, à cheval de bois, avec un écrit attaché : “ Pour avoir traité de l'eau-de-vie aux sauvages” (Idem.)

Le 27.—Les quatre fils de Pierre Legardeur de Repentigny exposent, dans une requête, que leur père est venu en Canada en 1636 avec sa famille et ses papiers de noblesse, et en demandent l'enregistrement. (/4e».)

Le 28.—Un faux monnayeur subit aujourd’hui la peine de l'échafaud à Québec. (7.des 'ésuiles, p. 354.)

Le 22.—Sépulture du sieur Bondy, noyé vers l'île d'Orléans le 19 courant, mort ivre ; il est enterré comme un chien près le moulin des PP. Jésuites.

(7. des Fésuites, p. 355.)

Noms des navires qui ont visité le port de Québec pendant l'été de 1667 :

Juillet 1.—1° L'Oranger, 2.—2° La Nouvelle-France, 29.—3° Le Saint-Philippe, Août 5.—4° Le Saint-Sébastien, Sept. 12.—5° La Sainte-Catherine, 13.—6° Le Prophète Elie, 25.—7° Le Saint-Louis.

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OCTOBRE (1668)

Le 1°,—Le nommé Pierre Pinel, accusé et convaincu de viol d'Ursule Trut, enfant de dix ans et demi, et de Geneviève Hayot, enfant de dix ans, est condamné à être razé et battu de verges jusqu'à effusion de sang par l'exécuteur de la haute justice, aux carrefours et autres lieux ordinaires de la Haute et Basse-Ville, et en outre, condamné aux galères pour neuf ans. Et pour cet effet, il est ordonné que les fers lui soient mis aux pieds, et qu'il soit conduit dans le premier vaisseau qui partira pour aller en France. (Xeg. du Conseil Souv.)

Le 29.—Martin, sieur de Saint-Aignant, juge prevost de Beaupré et de l'Ile d'Orléans, échange avec Pierre Roussert dit Beaucourt, une maison sise en la ville de la Roche- Beaucourt, diocèse de Périgord, contre une terre de deux arpents et trois perches, à l’île d'Orléans.

(Greffe d'Aubert, N. Royal.)

NOVEMRBRE.

Le 2.—Le viol était puni suivant toute la rigueur des lois. Un nommé Gaboury duement convaincu de ce crime reçoit la sentence suivante : Condamné à être razé et battu de verges par les carrefours ordinaires de la ville de Québec, et à neuf ans de galères; et en outre, à cinq cents livres d'amende, applicable, la moitié pc entretenir pendant deux ans la jeune fille violée, pensio: naire aux nes de Québec, et le reste à l'hôpital et aux dépens du procès.

En cette même année, dans le registre des actes de Foy et Hommages, vol. I, 2% partie, p. 493, on trouve une note au sujet d’un emplacement situé à la basse-ville de Québec, au lieu ncmmé la Pointe des Roches, concédé en 1660 au sieur Simon Denys, “pour y bastir une tour de pierre, à chaux et à sable, pour fortifier le dit lieu et sur icelle faire un moulin à vent, à la charge que la dite tour de moulin servira à la défense de la basse-ville quand besoin sera, et qu'il sera laissé, au-devant d'icelle, la place convenable pour bastir et construire une plate-forme pour mettre la batterie des canons qui sont en la cour du

magasin de la communauté,

Monsieur de Tracy traitait, en 1663, avec les Iroquois pour se faire remettre les Français qu'ils retenaient captifs. Parmi ces captifs se trouvait une jeune fille du nom de Jeanne Baillargeon.

Nore.—Les Iroquois, poursuivant les Hurons jusqu'à l'Ile d'Orléans, avaient massacré plusieurs familles françaises et fait plusieurs prisonniers. Ils enlevèrent entr'autres Jeanne Baïllargeon, jeune fille d'environ neuf ans.” ‘Elle fut emmenée dans leur pays, où elle demeura près de neuf ans! Elle se plût tellement aux coutumes de ces sauvages qu'elle était résolue de passer avec eux le reste de sa vie. M. de Tracy avant obligé cette nation de rendre tous les Français qu'ils ténaient captifs, elle se retira dans les bois de crainte de retourner en son pays. Lorsqu'elle se croyait en asssrance, une religieuse lui apparut et la menaça de la châtier si elle ne retournait pas avec les Français. La crainte ja fit sortir du bois et se joindre avec les autres capuifs que l’on mettait en liberté. A son retour, M. de Tracy lui donna cinquante écus pour se marier; mais il voulut qu’elle fut premièrement mise aux Ursulines pour reprendre l'esprit du christianisme, qui s'était fort affaibli parmi les Iroquois. Quand elle vit le tableau de la mère Marie de Saint- Joseph, elle s'écria : Ah! c'est celle-là qui m'a parlé, et elle avait le même habit.”

(Lettre de la Mère de l'Incarnation aux Ursulines de Tours.)

Un arrêt engage les parens à marier de bonne heure leurs enfans. (Arch. de Québec, Reg. À, p. 514.)

Le 4.-—Une française nommée Ren£e Chauvreux, arrivée l'automne précédent, native de la ville d'Orléans, a été trouvée morte dans les neiges. (Leg. de Québec.)

(x) Elle avait été enlevée en 1055, et était âgée de quatre ans seulement.

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1670-1671. 57 SEPTEMBRE

Le 2.—Sépulture à Québec de François Bedard, noyé à Québec. il était natif de Cogne, diocèse de LaRochelle.

(Zaem.)

Décès. | Excédant.

ose 206 1667 ses. soon os souoes 75 227 33 194 1668... esse seores 84 211 31 180 1669 ..... ss CPE ETS | 125 288 61 227 167O.veonre oosovo sovvee 122 | 311 85 226 Total. eos one 0 0 0000 690 | 2,026 475 1,552

De 1608 à 1670...,,.., 1,024 | 3048 | 907 2,141

JUIN (1671)

Le 22.—Julien Dufour, âgé de 18 ans, natif de Rouen, s'est noyé à la basse-ville de Québec. Il était au service de M. Michel Guyon-DuRouvray, charpentier de navires.

(Rep. de Québec.) JUILLET.

Le 16.—Charles Menard, âgé de 35 ans, natif de Saint- Malo, s'est noyé vis-à-vis Québec. Il était matelot au service de M. de Chambly. (Zdem.)

Le 23.—Etienne Tessier, âgé de 15 ans, s'est noyé devant les Ilets. (/4e».)

DÉCEMBRE

Le 10,—Henri Piot, âgé de 18 ans, natif de Rouen, s'est noyé accidentellement dans la fontaine de madame Daillebout. Il était au service du gouverneur, (/dem.)

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Le 10.—J.-Bte. Halay, époux de Mathurine Valet, à été trouvé mort dans le bois et son corps a été inhumé ce même jour, (Zdem.)

JUIN

Le 9.—Les nommés Jacques Bertault et Gilette Baune, sa femme, et leur fille Isabelle, veuve Julien Latouche, convaincu d’avoir voulu empoisonner le mari de la dite Isabelle, et de l'avoir assassiné, sont condamnés comme suit :

Jacques Bertault et Gilette Banne, d'être tirés des prisons de cette ville (Québec), par l'exécuteur de la haute justice, conduits au devant de la porte de l’église paroissiale de cette ville, la corde au col, une torche ardente au poing, savoir le dit Bertault nud en chemise, et la dite Baune, nue en chemise depuis les épaules jusqu'à la ceinture, et là, à genoux, demander pardon à Dieu et au Roy des crimes par eux commis; condamne en outre le dit Bertault d’être étranglé sur la croix Saint-André qui sera mise sur l'échafaud dressé pour cet effet à la grande place de la haute-ville, et ensuite à avoir les bras et les cuisses rompus de chacun un coup de barre; condamne aussi la dite Baune à être présente à l'exécution de son mari, et à être pendue et étranglée à une potence qui sera aussi pour cet effet dressée en la dite place ; ordonne qu'après l'exécution du dit Bertault son corps sera porté sur une roue sur le cap aux Diamants, au lieu ordinaire, pour y servir d'exemple: et ayant égard à l'âge de la dite Isabelle Bertault, par grâce et” sans conséquence, condamne la dite Bertault à faire la dite amende honorable en la forme et manière que dit est, et d'assister à l'exécution du présent arrêt des personnes ses père et mère ; condamne en outre les dits Bertault, Baune et Isabelle, solidairément, en soixante livres d'amende applicable une moitié aux PP. Récollets pour prier j our le repos de l'âme du dit Julien Latouche et aux dépens, le surplus de leurs biens acquis et confisqués au Ro’ : faisant le dit Conseil remise à Nicolas et Jeanne Bertauli,

(1) Elle n'avait que treize ans et demi,

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