‹ A travers les régistres [microforme]Chapitre 34 sur 121 · NA A · texte numérisé non relu

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1685-1687. 65 AOUT

Le 13.—Monsieur Richard Denys, sieur de Fronsac, concède, pour son père, Messire Nicolas Denys, gouverneur et lieutenant pour le Roy, en la grande baie Saint- Laurent, depuis Canseau jusqu'au Cap Desrosiers, Iles du Cap Breton, Saint-Jean, etc, aux ecclésiastiques directeurs du séminaire de Québec, savoir :

Trois lieues de front sur trois, à Ristigouche ; Trois lieues de front sur trois, sur la rivière Ste-Croix ; Trois lieues de front sur trois, dans l'île du Cap Breton.

(Greffe de Genaple, N. Royal.)

La maison seigneuriale de M. Cressé, dès avant 1686,

tient lieu d'église, et les baptêmes y sont administrés. (Reg. des Trois-Rivières.)

Le 22.—Gilles Boivinet, agent général de la compagnie des Intéressés en la ferme du Roy, s'est noyé devant Québec, à son retour de France. Il était âgé de 47 ans.

(Registre de Québec).

SEPTEMBRE

Le 6.—Thomas Bevin, âgé de 22 ans, natif de Londres, soldat de la compagnie de M. DesBergères, est trouvé mort à la Canardière, (/dem.)

Quelques victimes des Iroquois inhumées près des bords du lac Saint-Louis, en 1687, retrouvées en 1866 :

Des squelettes humains ayant été trouvés en 1866 par quelques cultivateurs propriétaires d’un terrain, situé sur les bords du lac Saint-Louis, au haut de l’île de Montréal, information en fut immédiatement donnée au curé du lieu, monsieur l'abbé Chevrefils, qui de suite voulut s’in-

téresser à faire toutes les recherches propres à découvrir H)

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les noms, les âges, et l'époque de la sépulture des per-

sonnes dont on venait de retrouver les restes. Sur l'un A, (à des squelettes se trouvait un crucifix, qui par le travail du temps portait le cachet d'une longue existence” Cet objet religieux prouvait que les restes déposés en ce lieu étaient évidemment ceux de quelques chrétiens.

M. le curé Chevrefils après avoir consulté les archives de la paroisse de Sainte-Anne du Bout-de-l'Ile de Montréal, ne put y découvrir aucun document qui retraçât l'existence soit d'une chapelle, soit d'un cimetière, en ce lieu appelé “la baie d'Urfé.” Les re gistres de l'état des personnes, ouverts en 1704; étaient aussi muets sur l'information des noms et âges de ces dix personnes dont les corps reposaient en ce lieu.

Cet estimable confrère m'écrivit alors, espérant que mes nombreuses recherches statistiques et mes études généalogiques à travers les registres pourraient peut-être me permettre de résoudre le problême intéressant qu'il me proposait. Ses espérances, en effet, ne furent point déçues, et j'eus la vive satisfaction de l'informer que j'avais en mains les documents complets qu'il désirait connaître. |

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Les dix personnes inhumées en ce lieu étaient des Français massacrés en 1687 par les Iroquois, et qu'un prêtre missionnaire M. l'abbé d'Urfé, sulpicien, ‘avaient inhumé proche le lieu destiné pour bâtir l'église Saint- | Louis du haut de l’île Montréal.” 1

Ayant reçu cette information, le curé de Sainte-Anne recommanda, le dimanche suivant, aux prières de ses paroissiens les défunts, donnant les noms, les âges, et même la date de sépulture de chacun d'eux, et leurs cendres réunies dans une même tombe, furent transportées dans l'église Sainte-Anne, où après un service ‘ solennel, elles reçurent de nouveau la sépulture ecclésias- ; tique en présence de tous les paroissiens qui comptaient des ancêtres parmi ces infortunées victimes.

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