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sette, NOVEMBRE,
a Le 6.—A lieu la sépulture de Jacques Julien, âgé de y dé 45 ans, tué par les Iroquois, qui brûlent aussi l'église.
(Reg. de Saint-François du Lac.) Le nommé Lebasseur subit le même sort. (74e)
Dans cette même année a lieu, dans la place destinée Guil- pour bâtir l'église de la baie Saint-Paul, la sépulture de | Barbe Dodier, âgée de 24 ans, fille de Jacques Dodier # et de Catherine Caron, Elle avait épousé, en 1680, Ignace Gasnier, (Xeg. de Sainte-Anne de Beaupré.)
l'étaassé JANVIER 1690.
Le 26.—A lieu la sé “pulture dans l'église de Montréal, de François Pougnet, âgé de 45 ans, assassiné dans sa maison. (Æeg. de Montréal.) .
| âgé | MP a MARS.
sieur | Le Le 2.—Mgr. de Saint-Valier baptise J.-Baptiste Ayegaboucq, micmac, âgé de 70 ans, qui a pour parrain l’Intendant Bochart, et pour marraine, Françoise LeGardeur, épouse de René D'Amours, sirur de Clignancour. (Leg. de Québec.) e de crée Le 12.—-Une Abénaquise, Jeanne Ontarimanoukge, est inhumée ce jour, à Saint-François du Lac, à l’âge de uil cent ans. (Xep. de Saint-François du Lac.) s de F Le 14.—Joseph Morache, époux de Marie-Anne Au- ; bert, brûlé dans l'incendie de sa maison, a été inhumé à ‘ Batiscan. Il était âgé de 36 ans. (Xe. de Batiscan.) ois, MAI. î ) 4 “ÈS Le 18.—On enterre les corps de Pierre Forcier, âgé de à Gpi- 42 ans, et de Jacques Vacher dit Laserte, tous deux tués 4
: par les Iroquois. (Xeg. de Saint-François du Lac.)
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JUIN
Le 8.—Paul Hus, cultivateur de Sorel, époux de Jeanne Baillargeon, fait inhumer son enfant Paul, âgé de six ans, que les Iroquois ont assassiné. (Res. de Sorel.)
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JUILLET
Le 2.— Une rencontre eut lieu près la coulée de Jean Grou, au haut de l'île de Montréal, entre Français et Iroquois. Ceux-ci massacrèrent le sieur Coulombe, lieutenant réformé, Jean Jalot dit Desgroseilliers, chirurgien, Larose, Cartier, Jean Beaudoin, fils, Pierre Masta, fils, Isaac, soldat, DeMontenon, sieur de la Rue, Guillaume Richard dit Lafleur, et plusieurs autres au nombre desquels se trouvait Antoine Chaudillon, le chirurgien de la paroisse. Comme on craignait les Iroquois, on enterra à la hâte, au même lieu, toutes ces victimes, et ce ne fut que le 2 novembre 1694, que leurs ossements furent transportés et déposés dans le cimetière de la Pointe-aux- Trembles de Montréal.
(Reg. de la Pointe-aux- Trembles, Montréal.)
Le 29.— ‘pulture de Louis Marié, âgé de 30 ans, aoyé dans un puits, où il écait tombé par accident. (Reg. de Québec.)
AOÛT
Le 11—Gédéon DeCatalogne épousait, à Montréal, Marie-Anne Lemire, (Xep. de Montréal.)
NotEe.—Gédéon DeCatalogne, premier de ce nom venu au Canada, naquit en 1662, à Bresse, dans le Béarn. Il était fils de Gédéon ec de Marie du Cap-de-Molle. Tout jeune encore, il était entré dans le génie, et avait obtenu un grade d'officier; mais ne voulan: pas abjurer le protestantisme, comme venait de le faire son frère aîné, alors membre du parlement de Navarre, il dût quitter la France, après la révocation de l'édit de Nantes. T1 partait, en effet, en 1685, pour la Nouvelle-France avec cent-vingt de ses coreligionnaires, qui, voulant suivre son sort, lac: compagna'ent dans son exil.
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Après une longue et orageuse traversée, le vaisseau qui les portait fut surpris, à l'entrée du golfe Saint.
AE | Laurent, par une des plus furieuses tempêtes, et vint se - | briser sur les récifs qui bordent l'île d'Anticosti. La cer- 1 titude d’une mort inévitable, si une puissance surhumaine ne venait à son secours, suggéra soudain à l'infortuné | l'idée que sa préservation pouvait dépendre de son abjufear ration. Il promit aussitôt de rentrer dans le giron de Fa l'Eglise catholique, s’il échappait à la mort. lieu- ! Sept de ses compagnons firent le même vœu que la vien, À Providence exauça, En effet, sur les cent-vingts passafils, À gers, ils furent les seuls qui échappèrent au triste sort de ume À leurs malheureux compagnons.
des- Ainsi miraculeusement sauvé, Gédéor se souvint de
le la à son vœu, et à son arrivée à Québec il abjura le protesra à 4 tantisme en présence de Mgr de Saint-Valier, alors e fut À évêque de Québec. Ses compagnons en firent autant.
rent ë À peine arrivé dans sa nouvelle patrie, Gédéon voulut aux- ! donner des preuves de son courage et de son dévoue:-
ment. Il s'associa à l'expédition qui se préparait à aller reprendre, dans la baie d'Hudson, sur la rivière Sainte- Thérèse, le fort que les Français y avaient bâti et dont les Anglais s'étaient rendus maitres. En compagnie de MM. de Troyes et Duchesnil, il devait commander un détachement de trente soldats, tandis que MM. d'Iberville, de Sainte-Hélène et de Maricourt, tous trois fils de Charies Lemoyne, se mettaient à la tête de soixante-dix Canadiens, véritables coureurs des bois, accontumés aux longues marches, aux jeûnes prolongés, et capables de résister à la rigueur des froids si piquants de ces loin-
taines régions. "Cette «€ expédition fut tout un succès pour
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Il la petite armée.
out Gédéon de Catalogne est l’auteur du mémoire ou enu “Recueil de ce qui s'est Dai en Canada au sujet de la guerre pro- tant des Anglais que des Troquots, depuis l'annee 1682." Lors La Société historigie de Québec a fait imprimer ce nce, recueil, il y a quelques années, omettant le nom de l'au- ; EN teur, probablement effacé ou détruit.
ngt La Collection de manuscrits récemment éditée (1884) l'ac sous les auspices de la législature de Québec attribue ce
recueil à M. de Léry, ingénieur.
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Quelques citations de ce recueil que je me permettrai de faire ici, démontreront à lé vidence, je l'espère, que l'écrivain qui, dans ce recueil, se met à la première personne en relatant cles faits accomplis de 1695 à 1712, est bien le même que les annalistes désignent sous le nom de De Catalogne. 2 ne peut être question de M. de Léry, dans ces années, puisqu'en 1605, il n'avait encore que treize ans d’À âge, et que les instructions de partir pour le Canada ne lui furent données que le 23 juin 1716.
On trouve encore à la page 54. de la 1 quatrième série du même recueil publié par la Société historique, année 1695 : “On envoya à M. de Louvigny, au lac Saint- François, deux détachements, l'un commandé par M. de
Repentigny, et 7e commandais de second.”
‘Le 24 février, l'hôpital de Montréal brûla. Le 28, M. de Callières fit assembler tous les principaux habitants dans la paroisse, où chacun ft des offres pour le réparer. On me chargen de la conduite des travaux.”
nouvel édifice, dirige les hüinmes pour . pré paration des bois né-essaires au rétablissement de l'liücel-Dieu, et, conjointe:-.eut avec M. Pothier, marchand de Montréal, est chargé de la direction des travaux, par une délibération prise dans une assemblée générale des citoyens pré sidée par M. de Callières.
Rapprochons maintenant cet article de celui que nous ] lisons dans la vie de Mile Mance, où il est dit : FI | | 5 %
“ Après l'incendie de l'Hôtel-Dieu de Montréal M. É Gédéon de Caralogne vint au secours de cette comm ité si éprouvée, Architecte habile, il prépare les pi : du
“Ces deux messieurs s'acquittèrent de cette commi sion honorable avec toute l'activité qu'on pouvait attendre de leur parfait dévouement.”
(Ve de Mile Mance, tome IT, p. 130.)
M. de Catalogne se distingua comme ingénieur civil. [l dirigeait en 1714, les travaux de ia redoute du Capau-Diamant et du Château Saint-Louis. Plus tasd, il présidait à l'exécution des travaux de fortification de Louisbourg. C'est dans cette ville qu'il décédait le 5 janvier 1720,
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